Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Le Rwandais Pascal Simbikangwa condamné à Paris à 25 ans de prison

Reuters15/03/2014 à 11:00

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - Pascal Simbikangwa, premier Rwandais jugé à Paris pour sa participation au génocide des Tutsi en 1994, a été condamné vendredi à 25 ans de prison, quelques semaines avant les commémorations du vingtième anniversaire du génocide.

Le ministère public avait requis la réclusion à perpétuité contre l'ancien militaire et agent des renseignements rwandais.

Au terme de six semaines de procès qui ont, selon l'accusation, montré que Pascal Simbikangwa était un "donneur d'ordres", l'avocat général avait demandé qu'il soit jugé pour génocide, et non pas complicité de ce crime.

La Cour a suivi cette demande et l'a condamné vendredi pour génocide et complicité de crimes contre l'humanité commis à Kigali. Des charges pesant contre lui dans la préfecture de Gisenyi, à l'ouest du pays, ont en revanche été abandonnées.

Pascal Simbikangwa, paraplégique depuis un accident de la route en 1986, a nié durant tout le procès les faits qui lui sont reprochés, et s'est dit victime d'une "chasse aux sorcières" orchestrée par l'ancienne rébellion Tutsi, désormais au pouvoir.

Ses avocats, qui envisagent de faire appel, ont fustigé une décision politique.

"C'est la parole qui a été donnée par le procureur, par l'avocat général, c'est un dogme qui a été suivi, c'est donc une décision qui nous semble naïve, presque religieuse", a dit à la presse l'un de ses avocats, Me Fabrice Epstein.

Dans la matinée, Pascal Simbikangwa avait appelé la Cour à ne pas se laisser "rouler", et a déclaré que la justice française n'avait "rien sur (lui)".

La Cour d'assises a estimé vendredi que l'homme de 54 ans avait eu la "volonté de tromper la justice" sur ses activités réelles durant le génocide.

"Il ressort clairement des débats que Pascal Simbikangwa a apporté un concours actif au fonctionnement des barrières meurtrières de Kigali en fournissant des armes et en donnant directement des instructions pour que les Tutsi soient systématiquement exécutés sur le champ", peut-on lire dans ses motivations.

VINGTAINE D'AUTRES PLAINTES

Les parties civiles ont salué ce verdict.

"Nous pensons très très fort à nos familles, à tous les innocents tués par ces barbares, cette Cour d'assises vient de les réhabiliter", a déclaré Dafroza Gauthier, du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Ce verdict pourrait faciliter de futures enquêtes sur de présumés génocidaires présents sur le sol français, selon un haut magistrat.

Une vingtaine de plaintes ont été déposées devant le pôle spécialisé du tribunal de grande instance de Paris.

La France, qui peut juger de tels suspects depuis 1996, a été condamnée en 2004 par la Cour européenne des droits de l'homme pour la lenteur de sa justice.

"Ce qui est important pour nous, c'est l'ouverture que ça présente pour notre combat pour toutes les autres plaintes que nous avons déposées et qui ne manqueront pas d'arriver un jour devant une cour d'assises", a dit Alain Gauthier, président du CPCR.

Deux instructions sur des génocidaires présumés touchent à leur fin, selon des sources judiciaires. Les associations de défense des droits de l'homme espèrent des procès en 2015.

Cette condamnation pourrait aussi accélérer le rapprochement entre les deux pays, car le Rwanda a souvent reproché à la France d'avoir soutenu le régime génocidaire, ce que Paris a toujours démenti.

Dans un communiqué transmis à Reuters, l'ambassadeur du Rwanda en France a dit accueillir ce verdict avec "satisfaction".

"Pour la première fois, une juridiction française a participé à l??uvre de reconstruction nationale entreprise par le Rwanda", écrit-il. "Par cette condamnation, la France rejoint le concert des autres nations ayant jugé et condamné des génocidaires qui avaient cru pouvoir échapper à la justice de leur pays en se réfugiant dans des pays étrangers."

En à peine 100 jours, entre avril et juillet 1994, quelque 800.000 personnes ont été tuées au Rwanda, Tutsi pour la plupart mais aussi Hutu modérés.

(Chine Labbé; édité par Julien Dury)


Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.