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Le roi Juan Carlos d'Espagne abdique

Reuters02/06/2014 à 16:56

LE ROI D'ESPAGNE ABDIQUE

par Elisabeth O'Leary et Rodrigo De Miguel

MADRID (Reuters) - Le roi Juan Carlos a annoncé lundi qu'il abdiquait en faveur de son fils, le populaire prince-héritier Felipe, après avoir passé près de quarante ans sur le trône d'Espagne.

"Une nouvelle génération réclame à juste titre de jouer un rôle de premier plan", a déclaré le monarque âgé de 76 ans, couronné en novembre 1975, dans une allocution à la télévision.

Sa décision avait été annoncée par avance dans la matinée par le président du gouvernent, Mariano Rajoy.

Agé de 76 ans, Juan Carlos a longtemps bénéficié d'une très forte popularité mais son aura a pâli ces dernières années du fait des affaires frappant la famille royale de même que de son mode de vie peu en phase avec les difficultés économiques subies par la population espagnole.

Le roi a subi ces dernières années de multiples opérations à la hanche qui le contraignent de se déplacer avec une canne.

Il a également eu des difficultés à s'exprimer lors d'un important discours cette année mais son abdication répond à des motifs politiques et n'est pas liée à sa santé déclinante, dit-on dans son entourage.

"LE MEILLEUR MOMENT POUR UN CHANGEMENT"

Mariana Rajoy lui-même s'est dit "convaincu que c'est le meilleur moment pour un changement", alors que le sentiment anti-monarchique progresse dans le pays et que les partis de gauche et opposés aux élites ont obtenu des scores prometteurs aux élections européennes du 25 mai.

Podemos, la Gauche unie et le parti vert Equo, qui ont totalisé 20% des voix lors du scrutin, ont tous appelé lundi à un référendum sur la monarchie.

"Ce modèle (de monarchie constitutionnelle) avait du sens après Franco mais ce n'est plus nécessaire aujourd'hui. Avec tant de personnes sans emploi, pourquoi avoir une poignée de privilégiés?", s'interroge Miguel, moniteur d'auto-école à Madrid.

La Constitution espagnole ne prévoit pas spécifiquement les règles entourant abdication et succession. Mariano Rajoy a indiqué qu'il réunirait son gouvernement dès mardi pour fixer le processus qui mènera au couronnement de Felipe VI.

Une loi sur la transition devra sans doute être votée par le Parlement, où le Parti populaire de Rajoy dispose de la majorité absolue.

Au Palais royal, une source a précisé que le roi avait pris sa décision dès janvier. Le président du gouvernement et le chef de l'opposition socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, en ont été informés en avril mais l'annonce en a été différée pour ne pas perturber le déroulement des élections européennes du 25 mai dernier.

CONTRE LES PUTSCHISTES

Désigné dès juillet 1969 par Francisco Franco, qui veillait sur lui depuis son retour d'exil italien à l'âge de dix ans, Juan Carlos Alfonso Victor Maria de Borbon y Borbon a été couronné le 22 novembre 1975, deux jours après la mort de Franco.

La droite dure espagnole, qui espérait qu'il poursuivrait dans l'autoritarisme de Franco, s'est sentie trahie par sa décision de nommer le réformateur Adolfo Suarez, mort en mars dernier, au poste de président du gouvernement pour tenter de réconcilier "les deux Espagnes". [ID:nL5N0MK0QI]

Le rôle joué par Juan Carlos lors de la tentative de coup d'Etat menée par des officiers de l'armée le 23 février 1981 a fini de dissiper les interrogations.

"La couronne, symbole de la permanence et de l'unité de la patrie, ne peut tolérer aucun acte, aucune attitude de la part de personnes qui entendent interrompre par la force le processus démocratique", avait-il déclaré dans un discours à la nation retransmis en pleine nuit à la télévision alors que le lieutenant colonel Antonio Tejero, de la Garde civile, et ses hommes retenaient les députés en otage dans l'enceinte des Cortes, le Parlement.

"Si le roi n'avait pas été là ce 23 février, le coup d'Etat militaire aurait triomphé, cela ne fait aucun doute à mes yeux", avait confié en 2001 à Reuters Santiago Carrillo, grande figure du Parti communiste espagnol contraint sous Franco à une quarantaine d'années en exil.

DEUX ESPAGNOLS SUR TROIS FAVORABLES À SON ABDICATION

Mais la popularité de Juan Carlos a fortement souffert ces dernières années des scandales et affaires de corruption qui ont impliqué des membres de la famille royale.

Sa fille, l'infante Cristina, a été inculpée au début de l'année de fraude fiscale et blanchiment d'argent; son gendre, Inaki Urdangarin, est poursuivi pour des faits présumés de détournement de fonds publics. La justice lui reproche d'avoir détourné six millions d'euros par le biais de sa fondation.

L'image personnelle du roi a aussi été sérieusement écornée par sa participation à un safari au Botswana en avril 2012. Ce voyage onéreux en pleine période de crise économique en Espagne n'avait été rendu public qu'en raison d'une chute du monarque, qui s'est alors fracturé une hanche.

D'après un sondage publié en début d'année par le quotidien El Mundo, près de deux Espagnols sur trois (62%) se déclaraient favorables à son abdication, contre 45% un an plus tôt.

Selon le même sondage, une majorité d'Espagnols estiment cependant que la monarchie pourrait retrouver son prestige si Felipe, âgé de 46 ans, succédait à son père.

(Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


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