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Le PS fixe les modalités de la primaire, Montebourg candidat

Reuters02/10/2016 à 21:18
    * La primaire aura lieu les 22 et 29 janvier 
    * Début de la campagne le 17 décembre 
    * Valls appelle au rassemblement autour d'une candidature 
Hollande 
 
 (Actualisé avec participation d'Arnaud Montebourg) 
    PARIS, 2 octobre (Reuters) - L'ancien ministre socialiste 
Arnaud Montebourg a annoncé dimanche sa participation à la 
primaire de la gauche prévue en janvier prochain quelques heures 
après la publication des modalités de cette consultation par le 
Parti socialiste. 
    Ancien allié de François Hollande devenu depuis deux ans 
l'un de ses principaux détracteurs, il avait jusqu'ici laissé 
planer le doute sur son intention de participer à la primaire de 
la gauche, craignant que ses modalités ne reviennent à limiter 
la consultation aux seuls soutiens du gouvernement. 
    "J'ai décidé d'inscrire ma candidature à l'élection 
présidentielle de 2017 dans le cadre des primaires de la 
gauche", a déclaré l'avocat de 54 ans, qui était l'invité du 
journal de 20h de TF1. 
    Toujours adhérent au PS mais sans aucune responsabilité, 
Arnaud Montebourg a estimé que cette consultation "outil du 
rassemblement", permettrait d'éviter les divisions. 
    "Je crois, et j'en suis convaincu, que si nous nous 
rassemblons, nous pouvons l'emporter en 2017 et éviter ce 
scénario noir qui est annoncé de l'élimination programmée comme 
ce fut le cas le 21 avril 2002", a-t-il dit en référence à 
l'élimination du socialiste Lionel Jospin au premier tour de la 
présidentielle cette année-là. 
    Le Conseil national du parti socialiste avait auparavant 
approuvé à l'unanimité les modalités des primaires citoyennes 
"loyales, impartiales et transparentes". Elles se tiendront les 
22 et 29 janvier 2017, a annoncé le Premier secrétaire du PS, 
Jean-Christophe Cambadélis.  
     
    "PAS POUR PUNIR, MAIS POUR UNIR" 
    Le "parlement" du PS s'était réuni à huis clos à la Maison 
de la Mutualité, à Paris pour arrêter les modalités de ce 
scrutin organisé par la "gauche de gouvernement" - qui réunit le 
PS et ses partenaires de la Belle Alliance populaire - afin de 
désigner le candidat de la gauche pour l'élection présidentielle 
du printemps.   
    "Ces primaires ne sont pas faites pour punir mais pour unir" 
et "elles doivent être loyales, impartiales et transparentes", a 
déclaré Jean-Christophe Cambadélis devant la presse après cette 
réunion. 
    Les candidatures pourront être déposées entre le 1er et le 
15 décembre 2016. La campagne débutera officiellement le 17 
décembre et le PS allouera un budget de campagne de 50.000 euros 
à chaque candidat, a-t-il expliqué.  
    Concernant les bureaux de vote, le premier secrétaire du PS 
a évoqué 8.000 sites, en précisant qu'il espérait se rapprocher 
du seuil des 9.000. 
    Ces dispositions permettront d'organiser "des primaires 
apaisées pour une présidentielle rassemblée", a indiqué 
Jean-Christophe Cambadélis.     
    La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant 
socialiste Gérard Filoche et l'ex-ministre de l'Education 
nationale Benoît Hamon, désormais l'une des figures des 
frondeurs socialistes, ont déjà annoncé leur souhait de 
participer à cette primaire.     
    Le député écologiste François de Rugy, transfuge 
d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) compte également se 
présenter.      
    Favori des sondages d'opinion, Emmanuel Macron, qui a quitté 
le gouvernement fin août pour se consacrer à son mouvement 
politique "En marche", ne passera pas par la case primaire s'il 
décide d'être effectivement candidat.      
     
    VALLS FUSTIGE LA "GAUCHE HONTEUSE" 
    Le président François Hollande doit quant à lui annoncer 
début décembre s'il brigue un second mandat, ce qui se 
traduirait normalement par une participation à la primaire de la 
gauche.  
    Invité par certains membres du PS à se mettre en retrait en 
raison de son soutien à une candidature du chef de l'Etat, 
Jean-Christophe Cambadélis a écarté cette éventualité. 
    "Je serai aussi neutre que Christian Paul vis-à-vis de ses 
propres candidats", a-t-il dit en faisant référence au chef de 
file des frondeurs. 
    Des doutes persistent quant à la candidature du chef de 
l'Etat, toujours très bas dans les sondages de popularité et 
dont le bilan est critiqué jusque dans son propre camp.  
    Invité dimanche du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, le 
Premier ministre Manuel Valls a défendu avec force l'action de 
François Hollande, jugeant que "la gauche peut gagner la 
présidentielle si elle défend son bilan". 
    "Moi je ne mise pas sur l'empêchement du président de la 
République ni sur la défaite de la gauche", a-t-il dit en 
précisant en avoir "assez (...) de cette gauche honteuse 
d'assumer les responsabilités du gouvernement dans un moment 
particulièrement difficile".      
    En 2011, 2,7 millions de personnes, selon le PS, avaient 
participé à la primaire de la gauche, dont François Hollande 
était sorti victorieux après un second tour face à la maire de 
Lille, Martine Aubry.     
    Arnaud Montebourg, qui avait réuni 17% des voix lors de 
cette primaire, avait été nommé ministre du Redressement 
productif après l'accession de ce dernier à l'Elysée en mai 
2012. 
    Il a quitté le gouvernement deux ans plus tard après avoir 
multiplié les critiques à l'encontre contre la politique menée 
sous la houlette de Manuel Valls. 
 
 (Elizabeth Pineau et Myriam Rivet; édité par Danielle Rouquié) 
 

1 commentaire

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  • pbenard6
    02 octobre21:44

    quel faux-cul ce valls

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