Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Le monde de la nuit fait du bruit pour sa survie
AFP12/07/2020 à 23:15

Manifestation des représentants du monde de la nuit le 12 juillet 2020 à Paris ( AFP / Raphael Lafargue )

"Si on ne peut pas rouvrir, on va mourir". Fermées depuis le début de la crise sanitaire et au bord de la ruine au moment où elles devraient faire le plein de vacanciers, les discothèques appellent à rallumer sans plus attendre la flamme de la vie nocturne.

"La moitié des clubs vont disparaître", soit environ 800 discothèques, si une réouverture n'est décrétée qu'en septembre et "30 à 40%, maintenant", prévient Matthieu Lebrun, porte-parole des gérants de discothèques de Normandie, venu protester dimanche avec quelque 200 autres professionnels à proximité du ministère de la Santé, au centre de Paris.

"Il nous ont laissé espérer une réouverture hypothétique début juillet. Là, il faut une date précise", réclame-t-il, assurant que les établissements sont prêts à rouvrir en respectant un "protocole sanitaire strict" comprenant notamment l'usage obligatoire du masque et le respect de la distanciation.

Les professionnels tablaient sur une réouverture le 10 juillet. Ils avaient été soutenus en ce sens par une centaine de députés. Mais mercredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que les discothèques resteraient fermées, évoquant la Suisse où un cas dans une discothèque avait "conduit au confinement de 300 personnes, avec des risques de diffusion communautaire".

Dans ce cas, "refermons les restaurants, refermons les bars, refermons les supermarchés ou les clubs de sport!", s'insurge M. Lebrun, lui-même propriétaire d'une discothèque à Beaudre, dans la Manche.

"Beaucoup d'établissements ne peuvent plus tenir. Normalement la trésorerie pour une discothèque c'est deux mois", fait valoir à l'AFP Alexandre Habibi de Groupe Paris Nuit, magazine du secteur.

"Si on peut pas ouvrir pour l'été ça va pénaliser tous les établissements de la côte qui ne sont ouverts que l'été", poursuit-il alors que les discothèques saisonnières "jouent, selon les organisateurs, "60 à 70% de leur chiffre d'affaires" pendant la saison estivale.

- "Garantie de sécurité" -

Un cracheur de feu lors d'une manifestation des représentants du monde de la nuit, le 12 juillet 2020 à Paris ( AFP / Raphael Lafargue )

Tous les professionnels interrogés sur place par l'AFP se sont dits "choqués" par une Fête de la Musique "les uns sur les autres", la multiplication des soirées privées sans respect des gestes barrières et des concerts rassemblant des milliers de personnes non masquées, comme samedi à Nice.

"Cela ne se passerait jamais chez nous!", assure Thierry Fontaine, du syndicat Umih Nuit. A l'image des carrés VIP, avec "des box sécurisés, on ne pourrait pas avoir d'infections croisées".

"On ne comprend pas, il y a deux poids, deux mesures ", s'émeut Aziz Sebhaoui, le représentant Umih des patrons de discothèques des Pyrénées-Orientales, où une banderole a été accrochée sur les grilles de la mairie de Prades, la ville du Premier ministre Jean Castex.

"On offre une garantie de sécurité ce qui n'est actuellement pas le cas des soirées privées où on ne maîtrise rien du tout", comme dans les bars et restaurants devenus "des discothèques déguisées", insiste Matthieu Lebrun à Paris.

"On nous interdit d'ouvrir alors qu'on est capable de respecter un protocole sanitaire strict comme n'importe quelle entreprise", la moyenne des établissements accueillant 200 à 300 personnes, soutient le DJ et directeur artistique de l'Eclipse (Lot-et-Garonne), Matt Perso. "Si on ne peut pas ouvrir on va mourir", car "l'aide de l'Etat ne couvre pas du tout les charges".

La star française David Guetta a apporté dimanche "tout (s)on soutien aux DJs, discothèques et au monde de la nuit", dans un message sur Twitter. "Des clubs sont en danger, des emplois menacés, c'est une catastrophe économique qui s'annonce", a ajouté le disc-jockey aux tubes planétaires "Titanium" ou "Lovers on the sun". "Les clubs sont capables d'accueillir du public en toute sécurité", a-t-il plaidé.

En attendant une date de réouverture, les assurances, le loyer (jusqu'à 15.000 euros par mois), les alarmes incendie, la maintenance des caisses enregistreuses, la climatisation, la location des navettes, courent toujours, font valoir les professionnels qui demandent le droit au chômage partiel pour les directeurs de clubs.

"Les seuls qui se réjouissent ce sont les dealers qui louent des villas sur Airbnb pour écouler de la drogue", lâche avec amertume Thierry Fontaine. 

pan-ap-jfg/tq/ach

14 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • M3366730
    13 juillet16:03

    "les professionnels qui demandent le droit au chômage partiel pour les directeurs de clubs" Il sont déjà aidés pour tout le reste, décidément. Avec les bénéfices qu'ils ont fait, n'ont-ils pas mis d l'argent de côté avant la pandémie ?

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer