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Le mariage gay pas du tout rose pour Hollande

Reuters19/04/2013 à 19:06

L'EXÉCUTIF FACE À LA RADICALISATION DU DÉBAT SUR LE MARIAGE GAY

par Patrick Vignal

PARIS (Reuters) - Mesure égalitaire inscrite dans la tradition de la gauche et initialement approuvée par une majorité de Français, le mariage pour les couples de même sexe a provoqué un tollé dont aurait pu se passer un François Hollande avant tout soucieux d'apaisement.

En proposant dans son programme d'ouvrir le mariage et l'adoption aux homosexuels, le futur président ne s'attendait sans doute pas à une telle levée de boucliers, comparable à la mobilisation massive en faveur de l'enseignement privé en 1984.

Le gouvernement tente maintenant d'en finir au plus vite en faisant adopter à marche forcée le texte, dont l'examen s'est achevé vendredi matin à l'Assemblée, au risque de radicaliser davantage des opposants de plus en plus enflammés.

Les réticences de la société française à accepter une évolution passée dans les m?urs dans de nombreux pays, dont certains de tradition catholique comme l'Espagne, le Portugal ou la Belgique, peuvent surprendre.

Dans une France qui adore débattre, il est certes plus aisé de s'étriper sur le droit des homosexuels à convoler que sur les moyens de parvenir à l'équilibre des comptes publics sans pénaliser la croissance, fait valoir Stéphane Rozès.

"Comme le débat ne se cristallise pas vraiment sur les questions économiques et sociales et que ce pays aime les disputes politiques, cela se focalise là-dessus", explique à Reuters le président de la société de conseils Cap.

Le c?ur du problème, poursuit l'analyste, réside dans l'accession des couples homosexuels à la parentalité.

"Ce pays s'est emparé de ce débat sociétal parce que derrière la question de l'égalité entre homosexuels et hétérosexuels, il y a la question de l'adoption et des droits des enfants, qui est d'ordre anthropologique", explique-t-il.

Un sondage BVA-CQFD diffusé vendredi sur i>télé confirme ses dires, indiquant que 58% des Français se disent favorables au mariage homosexuel mais qu'une courte majorité (52%) est opposée au projet de loi autorisant à la fois le mariage et l'adoption.

"Au final, c'est bien la question de la filiation qui structure le plus l'opinion des Français", relève Céline Bracq, directrice adjointe de BVA, dans ses commentaires de l'enquête.

VALEUR SYMBOLIQUE

Avide de symboles, le gouvernement socialiste pensait sans doute avec cette loi se montrer fidèle à l'héritage de la gauche en matière de progrès sociétaux et de libéralisme culturel.

"Avec cette mesure, la gauche est bien dans sa tradition mais je pense qu'elle a mal évalué le fait que, pour certains, le droit des enfants est remis en question par l'adoption, la gestation pour autrui et la procréation médicalement assistée", avance Stéphane Rozès.

En réponse à ces arguments, brandis également par la droite, on rappelle à l'Elysée qu'il n'a jamais été question d'inclure la gestation pour autrui dans la loi et que la procréation médicalement assistée fait actuellement l'objet d'une réflexion du comité d'éthique, qui rendra ses conclusions fin 2013.

Pour la communauté homosexuelle, la possibilité de se marier a surtout une valeur symbolique et l'essentiel réside bien dans l'égalité entre couples homosexuels et hétérosexuels en matière d'adoption et de droit à la filiation.

Les opposants au projet l'ont compris, qui se focalisent sur les thèmes de la famille et des droits des enfants, comme pour mieux se protéger des accusations d'homophobie.

Cela n'empêche en rien leur radicalisation, illustrée récemment par les déclaration de leur improbable figure de proue, Frigide Barjot, promettant "du sang" à François Hollande avant d'édulcorer ses déclarations.

Le patron des députés UMP, Christian Jacob, n'a pas été en reste, estimant que le chef de l'Etat prenait, par sa résolution à faire adopter rapidement le texte, le risque d'une "confrontation violente avec les Français".

ACHARNEMENT

Ces opposants, parmi lesquels une minorité active de militants d'extrême droite et de catholiques intégristes ouvertement homophobes, "jouent avec les peurs et les fantasmes", juge Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), qui dénonce "un climat lourd et délétère".

"Certains propos, certaines attitudes sont de nature à libérer une parole homophobe décomplexée", dit-il à Reuters.

"Certains pourraient se sentir autorisés à passer à l'acte en toute impunité et quelques parlementaires de l'opposition porteraient une part de responsabilité dans de telles dérives."

Nicolas Gougain dit ne pas comprendre l'acharnement des adversaires d'un texte dont le vote n'a jamais fait aucun doute et qui, selon lui, sera bien accepté par la société française et jamais remis en cause, quoi qu'en dise l'opposition.

En attendant, les opposants au mariage pour tous ne désarment pas. Une nouvelle manifestation est prévue dimanche à Paris, après celle du 24 mars qui a jeté, selon les sources, de 300.000 à 1,4 millions de personnes dans les rues de la capitale, où elle a donné lieu à quelques débordements.

L'énervement général a gagné dans la nuit les bancs de l'Assemblée nationale avant que les députés ne terminent vendredi l'examen en seconde lecture d'un texte qui sera voté définitivement mardi.

Pour un exécutif toujours secoué par les remous de l'affaire Cahuzac, au plus bas dans les sondages et confronté à une série d'indicateurs économiques toujours au rouge, il est grand temps de tourner la page.

A l'Elysée, où l'on entend parfois, portés par le vent, les slogans des opposants au mariage pour tous, rassemblés pas très loin de là, près de l'Assemblée nationale, on précise n'avoir jamais considéré que ce sujet "serait facile à faire passer, parce que ce sont des questions de fond, avec des sensibilités".

Et on attend mardi avec impatience : "Cela fait cinq mois que ça dure, il faut savoir terminer un débat".

avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse


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