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Le concept de « violences gratuites », une construction politique
Le Monde18/06/2019 à 00:37

Au début des années 2000, en France, la notion a fait irruption dans le débat public. Mais pour les sociologues et experts de la sécurité, elle ne correspond à aucune réalité : elle émane d'une rhétorique anxiogène.

Chacun de ces faits divers parcourt l'échine de la nation. En mars, une malvoyante s'est fait frapper par trois jeunes alors qu'elle se promenait au bord du lac de Thyez (Haute-Savoie). Sans raison apparente. Une semaine plus tard, à Paris, un couple se faisait lyncher par quatre hommes. Sans raison apparente. Le même mois, à Clermont-Ferrand, un étudiant s'est fait rouer de coups à la sortie d'un bar. Sans raison apparente.

En langage politique, on appelle cela des « violences gratuites ». Mercredi 12 juin, à l'occasion de son discours de politique générale prononcé à l'Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en œuvre un « plan pour lutter contre les violences gratuites ». « Les Français n'en peuvent plus des coups de couteau donnés pour un mauvais regard ou des batailles rangées entre bandes rivales. Nous ne devons plus rien laisser passer », a-t-il lancé.

Les chiffres seraient chaque année plus alarmants. Plus de 700 agressions « gratuites » par jour sur les huit premiers mois de l'année 2018 (soit plus de 173 000 actes), en augmentation de près de 8 % par rapport à 2017, selon le ministère de l'intérieur.

Année après année, on parle de forte hausse ou d'escalade, les politiques s'affolent et annoncent de nouvelles mesures. Le tout entretenant l'idée, dans l'imaginaire collectif, d'un danger imminent permanent. A tort.

« La catégorie "violences gratuites" n'existe pas en droit et ne figure dans aucune...

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