Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Le budget 2013, test de crédibilité pour François Hollande

Reuters23/08/2012 à 21:33

LE BUDGET 2013, TEST DE CRÉDIBILITÉ POUR FRANÇOIS HOLLANDE

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français s'arc-boute sur des objectifs ambitieux de réduction du déficit pour conserver la faveur des marchés et consolider sa relation avec Berlin mais le maintien d'une prévision de croissance très optimiste fragilise sa crédibilité.

S'il conserve cette prévision à 1,2% en 2013, contre 0,6% pour le consensus Reuters et 0,5% pour un autre, il risque de devoir l'abaisser régulièrement et de décider en urgence des mesures de rattrapage, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy.

Si la croissance est inférieure à 1,2%, le gouvernement "s'adaptera", a dit mercredi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a quant à lui estimé qu'une croissance faible n'était "pas une fatalité".

L'objectif de réduire le déficit à 3% du PIB fin 2013, après 4,5% fin 2012, est confirmé, malgré le risque de récession dans la zone euro. D'abord par crainte du courroux des marchés.

Les 3%, "il faut les tenir", a dit Jean-Marc Ayrault. Oublier les 3% ? "Si je dis ça, en tant que chef du gouvernement français, si c'est pour demain que les marchés financiers décident à la place des Français, moi je dis non !"

Pierre Moscovici a opposé mercredi une fin de non-recevoir à un journaliste qui lui demandait s'il ne fallait pas différer le retour à 3%. "La France garde son cap", a-t-il confirmé.

"Nous empruntons à des taux d'intérêt bas, nos spreads sont dans une situation plutôt favorable", a-t-il dit. "Si nous avons cette signature (...), c'est parce qu'il y a une crédibilité de notre politique économique et cette crédibilité est sous-tendue par notre volonté de redresser les comptes publics."

Pas question donc d'écouter les appels, pas seulement issus de la gauche, à différer cet objectif pour protéger une croissance déjà moribonde ou à substituer à cet objectif nominal un objectif structurel évacuant l'impact de la conjoncture.

UN TEST DE SÉRIEUX POUR HOLLANDE

En conservant cet objectif, le nouvel exécutif ne veut pas seulement répondre à la menace des marchés et à celle d'une nouvelle dégradation de la note de la France - l'agence Moody's a dit qu'elle évaluerait son Aaa d'ici la fin du troisième trimestre. Il doit aussi démontrer son sérieux à ses partenaires, l'Allemagne en tête.

Des sources proches de la chancelière conservatrice Angela Merkel estiment que le président socialiste est encore "en train de se découvrir lui-même" et qu'il va devoir agir rapidement. Le vrai test, "ce sera le budget 2013", estime une source.

L'annonce mercredi d'une baisse de la fiscalité sur les carburants accroît encore les attentes, après plusieurs décisions coûteuses, dont le retour partiel de la retraite à 60 ans, les embauches additionnelles de fonctionnaires et les hausses du smic et de l'allocation de rentrée scolaire.

Pour le président de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini (UMP), "ce pilotage à vue n'est pas sérieux".

"Il n'inspire pas confiance, alors que la gestion de nos finances publiques est sous l'oeil de nos partenaires européens et des investisseurs qui souscrivent à notre dette."

Les stratégistes de CM-CIC estiment jeudi que "la probabilité de voir les finances publiques se dégrader augmente". "Si la France souhaite s'approcher de ses objectifs, une hausse des impôts, via la CSG, et un rééquilibrage de certaines dépenses devra être envisagé pour 2013", écrivent-ils.

AMER BUDGET 2013

Le budget 2013 devra au minimum trouver une grosse trentaine de milliards d'euros de recettes supplémentaires ou d'économies pour parvenir à 3%, alors même que les hausses de prélèvements décidées sur 2012 dépassent les 20 milliards d'euros.

Et si la croissance ne décolle pas - elle a été nulle les trois derniers trimestres et les derniers indicateurs macro-économiques annoncent une fin d'année 2012 très difficile - la facture grimpera encore.

"3%, c'est un objectif, naturellement cet objectif est plus facile à atteindre quand la croissance est élevée", a dit jeudi le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, sur RMC et BFM-TV.

"Mais ce n'est pas parce que la croissance sera plus faible, fût-ce de quelques dixièmes de points, que cet objectif doit être abandonné", a-t-il ajouté.

Si la croissance, au lieu d'être de 1,2%, est de 1%, il manquerait environ 2 milliards d'euros, a-t-il dit, "est-ce que vous croyez vraiment que ce manque de 2 milliards sur un budget de 370 modifiera fondamentalement les choses ? En vérité non."

Selon la Cour des comptes, le gouvernement devra trouver 33 milliards d'euros l'an prochain pour atteindre 3% de déficit si la croissance est de 1%, 38,5 milliards si elle est de 0,5%, et 44 milliards si l'économie stagne.

Le projet de budget pour 2013 sera présenté en conseil des ministres le 24 septembre, en même temps que le projet de loi de programmation des finances publiques qui fixera l'objectif du retour à l'équilibre des comptes fin 2017.

Avec Yann Le Guernigou à Paris, Noah Barkin et Andreas Rinke à Berlin, édité par Patrick Vignal

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.