1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Le Brésil inquiet de la défaite de Macri aux primaires argentines
AFP14/08/2019 à 07:29

Le président brésilien (alors président-élu) Jair Bolsonaro, le 10 décembre 2018 à Brasilia, et le candidat à la présidence argentine Alberto Fernandez (D), le 11 août 2019 à Buenos Aires ( AFP / EVARISTO SAALEJANDRO PAGNI )

Le revers retentissant du président sortant Mauricio Macri aux primaires argentines a suscité des inquiétudes au Brésil, qui craint d'être atteint par l'onde de choc ayant fait s'effondrer la Bourse d'un de ses principaux partenaires commerciaux.

Des préoccupations assorties d'une joute verbale féroce entre le grand vainqueur de ces primaires argentines, le péroniste modéré Alberto Fernandez, et le président d'extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro. 

La tension est montée à un tel point que des analystes estiment qu'elle pourrait mettre en péril l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.

Lundi, M. Bolsonaro s'est ému d'un éventuel retour au pouvoir des "gauchistes" à Buenos Aires. Il a même brandi le spectre d'un exode massif d'Argentins au Brésil, à l'image de ce qui se passe depuis plusieurs années avec la Venezuela, du côté nord de la frontière.

Le président brésilien a reçu une réponse cinglante de la part d'Alberto Fernandez: "Je me félicite qu'il parle mal de moi, il est raciste, violent et misogyne", a-t-il lancé mardi lors d'une émission de télévision.

La victoire aux primaires de dimanche a fait de Fernandez le favori de la présidentielle d'octobre, avec l'ex-présidente de centre gauche Cristina Kirchner (2007-2015) comme colistière.

"Tout porte à croire que, si Fernandez gagne la présidentielle d'octobre, sa relation avec Bolsonaro sera dure, mais aucun des deux n'a intérêt à ce qu'une tension durable s'installe", tempère Vinicius Vieira, professeur de relations internationales à l'Université de Sao Paulo (USP).

Pour l'Argentine (44 millions d'habitants), le Brésil (209 millions) est le premier partenaire commercial. En revanche, pour le Brésil, l'Argentine n'est que le 3e partenaire, après la Chine et les Etats-Unis. 

- "Ingérence" -

Mais l'enjeu va au-delà des relations bilatérales, avec des incertitudes sur l'accord de libre-échange historique entre l'UE et le Mercosur.

Fernandez a affirmé récemment que cet accord, qui doit encore être ratifié par les Etats membres des deux blocs, avait été "annoncé de façon précipitée" fin juin, laissant entendre qu'il pourrait vouloir le renégocier.

Pour Patricia Frause, économiste spécialiste de l'Amérique Latine chez l'assureur français Coface, "si le nouveau Parlement argentin crée des obstacles pour la ratification de l'accord, le gouvernement brésilien pourrait repenser son engagement au sein du Mercosur", une communauté économique regroupant l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela (suspendu en 2016), à laquelle sont associés d'autres pays d'Amérique du Sud.

Patricia Frause considère toutefois que l'impact d'un éventuel retour des péronistes en Argentine se ferait sentir "seulement à court terme", étant donné que le Brésil "se trouve dans une situation économique bien plus favorable que l'Argentine".

Après avoir chuté de 2% à la clôture lundi, la Bourse de Sao Paulo reprenait plus de 1,5% mardi après-midi.

Vinicius Vieira souligne par ailleurs que "l'ingérence de Bolsonaro dans les élections argentines est sans précédent dans la politique extérieure brésilienne".

Une stratégie qui a fini par se retourner contre le président brésilien. 

En soutenant le libéral argentin Mauricio Macri de façon appuyée, il l'a aussi associé à sa très mauvaise image au niveau international, avec de nombreux dérapages récents sur des questions de droits humains et d'environnement.

"Il a fini par plomber Macri, tout comme son ambition de former un bloc de droite en Amérique Latine", conclut le professeur de l'USP.

js-jm/lg/mba

1 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • a.rosa
    14 août09:10

    Le populiste dans les grandes largeurs...Marine et Melanchon en France Salvini et les 5etoiles en Italie...etc etc...Sans oublier le colérique Trump aux USA

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer