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Le Bordeaux 2013 sera cher malgré un cru médiocre
Reuters29/04/2014 à 19:12

LE MILLÉSIME 2013 S?ANNONCE MÉDIOCRE MAIS CHER DANS LE BORDELAIS

BORDEAUX (Reuters) - Les prix du millésime 2013 de Bordeaux seront pratiquement inchangés par rapport à ceux de l'an dernier, malgré une qualité médiocre, ce qui fait craindre le pire pour les ventes des grands crus bordelais sur un marché déjà dégradé.

Après la semaine de dégustation en primeur des grands crus du bordelais début avril, qui a réuni des milliers de professionnels du monde entier à Bordeaux, les négociants attendaient des prix en baisse d'au moins 20% sur le 2013 par rapport à l'année précédente. Ils n'ont pas été entendus.

"On attendait un retour aux prix de 2008 mais sur les 250 crus concernés, 200 ont déjà fixé leurs prix et on est en moyenne à 30,4% au-dessus des 2008, soit 3,9% en dessous du 2012", a déclaré à Reuters François Lévêque, l'un des courtiers les plus prisés de la place. "Pour donner un ordre de grandeur, le 2013 est à un tarif supérieur de 59,8% par rapport au 2004."

Or, le 2013 est inégal et hétérogène au point qu'il est difficile de donner une image précise d'une année marquée par des conditions climatiques exceptionnelles, mais les professionnels le trouvent loin de la qualité exceptionnelle des 2009 et surtout 2010, mais aussi en dessous des 2011 et 2012.

Le 2013 est même au niveau de prix que le 2005, qui était un des meilleurs de la très bonne décennie 2000.

La dégustation en primeur est une tradition bordelaise unique au monde qui permet de fixer les prix des grands crus et de vendre un vin livrable que 18 mois à deux ans plus tard.

LES PERSPECTIVES NE SONT PAS BONNES

Dans un marché qui n'est pas demandeur, avec des négociants qui ont des stocks sur les bras des millésimes précédents et un euro élevé, les perspectives ne sont pas bonnes.

"Certains jouent avec le feu. Vouloir mettre sur le marché un 2013 quasiment au même prix que le 2012 qui est globalement meilleur, c'est prendre le risque d'une campagne atone. Ils vont s'en mordre les doigts", dit un négociant qui requiert l'anonymat.

Et si le millésime 2014 ne se révèle pas meilleur en qualité et en quantité, "il pourrait y avoir des dégâts et des ventes de propriétés", souligne-t-il un négociant.

Le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bernard Farges, avait fait part de son inquiétude pour l'avenir lors de sa récente assemblée générale.

"Nous mesurons avec précision, maintenant, l?impact de la récolte 2013 sur notre économie", a-t-il dit, alors qu'avec 27% de volume en moins par rapport à l'année précédente, 2013 aura été la plus petite récolte depuis 1991.

"Moins de 3,9 millions d?hectolitres à Bordeaux, cela à des conséquences très fortes, ce sont 200 millions de bouteilles et environ 1 milliard d'euros de chiffre d?affaire en moins par rapport à une année normale", a ajouté l'ancien président de l'appellation Bordeaux et Bordeaux-Supérieur.

C'est d'ailleurs dans cette appellation, loin des grands crus du Médoc, des Graves ou de Saint-Emilion que se trouvent de modestes propriétés qui ne participent pas aux primeurs et vendent tout ou partie de leur récolte en vrac, que les dégâts économiques et sociaux pourraient être les plus violents.

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

5 commentaires

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  • odnaz
    29 avril17:23

    Eh bien on boira de bons petits bourgognes élevés par des vignerons nés en Bourg.ogne et pas encore rachetés par des holdings étrangers, ou des Langue.docs qui ont fait de sérieux progrès, ou des St Jo.seph, Côte Rôtie, Gigon.das. Le Borde.lais avec sa préten tion aussi péda nte que ridi cule finit par m'in.disposer.

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