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La reprise de STX France bouclée d'ici avril-Sirugue
Reuters11/01/2017 à 14:58

    * Sirugue exclut la nationalisation des chantiers navals 
    * Il envisage l'arrivée d'autres actionnaires 
    * Le maintien de l'activité à Saint-Nazaire crucial 
 
    PARIS, 11 janvier (Reuters) - La reprise des chantiers 
navals STX France par le groupe italien Fincantieri  FCT.MI  
sera bouclée avant l'élection présidentielle d'avril-mai, a 
déclaré mercredi à Reuters le secrétaire d'Etat à l'Industrie. 
    Christophe Sirugue a confirmé que l'Etat entendait conserver 
sa minorité de blocage de 33% dans l'entreprise mais estimé que 
la nationalisation des chantiers navals de Saint-Nazaire, 
préconisée par exemple par l'ancien ministre socialiste Arnaud 
Montebourg, n'était pas la solution. 
    Une double négociation est en cours : d'une part entre 
Fincantieri et STX Offshore & Shipbuilding  011810.KS , 
maison-mère sud-coréenne actionnaire à 66% contrainte de vendre 
STX France en raison de ses difficultés financières; d'autre 
part entre le constructeur naval italien, accepté comme 
repreneur par un tribunal de commerce de Séoul, et l'Etat 
français. 
    "Signature probablement autour du 15 février et closing 
(finalisation) probablement en avril", a précisé Christophe 
Sirugue, qui veut mettre à profit ce court laps de temps pour 
conclure un double pacte d'actionnaires. 
    Le premier, global, entre l'Etat français et Fincantieri, 
doit permettre le maintien du site de Saint-Nazaire et de ses 
7.000 emplois, sous-traitants compris, de s'assurer que le 
carnet de commande de STX France ne sera pas ventilé ailleurs, 
de préserver le savoir-faire et la propriété industrielle des 
chantiers français, ainsi que l'accès aux infrastructures pour 
le constructeur naval militaire DCNS. 
    "DCNS (dont l'Etat français est actionnaire à hauteur de 
62%) entrera dans le capital (de la future entité). Nous le 
souhaitons", précise Christophe Sirugue.  
    A quelle hauteur ? Cela dépendra notamment des autres 
acteurs que Fincantieri pourrait amener, a-t-il souligné. 
     
    DES CROISIÉRISTES IMPLIQUES ? 
    "Fincantieri n'aura pas forcément plus de 50% (du capital).  
 Fincantieri discute avec d'autres", a-t-il ajouté. "Nous ne 
souhaitons pas qu'il y ait un morcellement à outrance du pacte 
d'actionnariat. Mais en même temps, si des clients ont envie de 
participer, je ne vois pas pourquoi on se l'interdirait." 
    Des croisiéristes, clients des chantiers de Saint-Nazaire, 
se sont notamment montrés intéressés par une participation à la 
reprise de STX France avec le néerlandais Damen, qui n'a 
finalement pas déposé d'offre. 
    "Ce qu'il faut c'est qu'on maintienne nos 33%, c'est 
impératif puisque c'est la minorité de blocage", dit le 
secrétaire d'Etat. "On verra ce que DCNS fait. Ce qui est clair, 
c'est que DCNS plus les 33% de l'Etat ça ne fera pas 50%." 
    Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche pour 
l'élection présidentielle, propose pour sa part que l'Etat 
prenne au total au moins 51% du capital de STX France. Une 
proposition que rejette Christophe Sirugue. 
    "Ce n'est pas parce que vous aurez 51% que vous serez plus 
déterminant. Mais si l'Etat a 51%, qu'est-ce qui assure que 
Fincantieri continue à être intéressé ?" fait-il valoir. 
    Selon le secrétaire d'Etat, un groupe chinois, qui s'était 
montré intéressé dans un premier temps par la reprise de 
l'ensemble du groupe STX, reste en embuscade pour le rachat 
éventuel de STX France, une branche au contraire florissante, si 
le groupe italien renonce. 
    "Un pacte d'actionnaires bien ficelé, c'est parfois mieux 
que d'avoir 50 virgule quelque chose", dit Christophe Sirugue. 
    Il souhaite d'autre part qu'il y ait, à l'intérieur de ce 
pacte d'actionnaire global, un pacte entre l'Etat et DCNS 
portant sur les enjeux stratégiques. 
    "Je ne voudrais pas qu'un jour le civil, qui concerne 
beaucoup Saint-Nazaire, fasse les frais d'un accord sur le 
militaire" entre DCNS et Fincantieri, explique-t-il. 
    Il admet, sans donner de chiffre, que le prix offert par 
Fincantieri pour STX France "est faible" mais estime que "ce 
n'est pas le sujet". 
    Le fait que le groupe italien n'ait jamais procédé à une 
réorganisation de ses propres sites en Italie est en revanche un 
élément de complexité dans ce dossier, ajoute-t-il.  
    "Cela justifie d'autant plus que notre pacte d'actionnariat 
soit correctement ficelé." 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 

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1 commentaire

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  • M1084720
    11 janvier15:24

    Quand la politique "FRANCE" s'en mêle, ce n'est jamais bon; mais avec les politiques "FRANCE + ITALIE", on court à la catastrophe !

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