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La loi anti-"fake news" de Macron fait débat

Reuters05/01/2018 à 13:48

LA LOI ANTI-"FAKE NEWS" DE MACRON FAIT DÉBAT

par Ingrid Melander

PARIS (Reuters) - L'annonce par Emmanuel Macron d'un projet de loi pour endiguer la propagation de fausses informations, ou "fake news", provoque un tir de barrage d'une partie de la classe politique française et est accueillie avec perplexité par des experts.

Le chef de l'Etat a fait part de ses intentions mercredi, lors de ses voeux à la presse, estimant qu'il fallait "savoir être forts et avoir des règles claires" pour "protéger les démocraties libérales", surtout pendant les campagnes électorales et sur internet.

"En cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet", a-t-il dit.

En outre, les plates-formes se verraient imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés, afin de rendre publique l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus.

Il n'a donné aucun exemple mais, en mai dernier, il avait pris pour cible Russia Today et Sputnik, deux médias financés par la Russie, qu'il avait alors accusés d'agir en "organes d'influence" répandant des "contre-vérités infamantes".

Dans la classe politique, plusieurs réactions ont fusé.

"Avec l'annonce d'une loi contre les fake news, Emmanuel Macron commet un faux pas qui peut nous entraîner très loin, beaucoup trop loin", a déclaré dans un communiqué le chef du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau.

"En démocratie, mieux vaut une information erronée qu'une information étatisée", a-t-il ajouté en jugeant la législation actuelle suffisante. "Seuls les régimes autoritaires prétendent au contrôle de la vérité. On sait ce qu'il peut en coûter."

"TRÈS INQUIÉTANT" POUR MARINE LE PEN

Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, ce projet de loi est "très inquiétant".

"Contrôle de la parole libre sur internet, judiciarisation supplémentaire de la société : la France est-elle toujours une démocratie si elle musèle ses citoyens ?", a-t-elle demandé sur Twitter.

A l'autre extrémité de l'échiquier politique, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est insurgé sur son blog contre "le risque d'une législation liberticide".

"La punition de la diffusion des fausses nouvelles est déjà prévue par la loi. Que faudrait-il ajouter à ce sujet ? Et qui décidera de la vérité ?", a-t-il ajouté.

Les grandes plates-formes comme Facebook ou Google ont prudemment refusé de commenter les annonces d'Emmanuel Macron mais ont insisté sur leurs efforts d'auto-régulation ou de coopération avec les médias pour lutter contre les "fake news".

"Toute régulation doit être réfléchie en coopération avec le secteur", a déclaré à Reuters Christelle Coslin, avocate spécialisée dans la législation d'internet. "Donner le pouvoir aux juges si ce n'est pas techniquement faisable, ce n'est pas forcément garant d'une régulation efficace."

Elle souligne qu'une loi de 1881 sur la propagation de fausses nouvelles existe mais qu'elle n'est pas utilisée à ce stade pour réprimer les abus sur les réseaux sociaux.

"A mon avis, il est plus utile et efficace de réfléchir en coopération avec les acteurs internet, ce n'est pas sûr que la loi soit le meilleur outil", a-t-elle ajouté.

En Allemagne, la législation contre les discours haineux entrée en vigueur le 1er janvier suscite aussi des critiques.

Le journal allemand à grand tirage Bild a dénoncé jeudi cette législation qu'il juge liberticide.

En attendant, des internautes s'en donnent à coeur joie puisque le hashtag #InventeDesFakeNews était jeudi sur Twitter au sommet de la tendance du jour.

"La #sncf élue meilleur service clients de la décennie", écrit l'un d'eux tandis qu'un autre annonce ironiquement que "Hulot est un écologiste".

(Avec Mathieu Rosemain, édité par Yves Clarisse)

52 commentaires

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  • CHANOMAR
    06 janvier13:09

    normale qu il veut s arranger avec Erdogan

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  • UBOAT
    06 janvier13:07

    C'est l'exemple type d'un Président qui n'a rien à faire, aucun problème en France, tout va bien, braves gens dormez en paix !

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  • M7097610
    06 janvier10:29

    désormais, seule la pravda (la vérité en russe) micronniene sera autorisée dans les kiosques.

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  • M7097610
    06 janvier10:28

    quand fabius raconte qu'alnosra fait du bon boulot, est ce une fake ?

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  • m1234592
    06 janvier09:45

    encore une "fake news" : le chômage baisse depuis mai 2017 ...

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