Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

La guerre d'Algérie, un conflit dont les plaies sont encore vives

AFP13/09/2018 à 17:40

Une automitrailleuse positionnée à l'entrée de la casbah d'Alger, le 10 janvier 1957, au cours de la bataille d'Alger ( INTERCONTINENTALE/AFP/Archives / )

En reconnaissant jeudi que le communiste Maurice Audin, arrêté à Alger par l'armée française en 1957, était mort sous la torture, le président français Emmanuel Macron revient sur un conflit sanglant qui a laissé des plaies encore vives.

- Huit ans d'un sanglant conflit -

Dans une Algérie colonisée par la France depuis 1830 et dont les revendications ont été réprimées dans le sang en 1945, une soixantaine d'attaques et d'attentats simultanés, signés par un FLN (Front de libération nationale) jusqu'ici inconnu, créent la stupeur à la Toussaint 1954.

Les troupes françaises en opération pénètrent dans un village entre Tablat et Bir Rabalou, le 21 avril 1956 ( AFP/Archives / )

Commence alors un conflit qui fit près de 500.000 morts civils et militaires, dont quelque 400.000 Algériens, selon les estimations de la plupart des historiens.

Pendant huit ans, la répression implacable de l'armée française répond aux massacres et aux attentats du FLN, qui élimine aussi ses concurrents nationalistes du MNA (Mouvement national algérien) de Messali Hadj.

- La bataille d'Alger et la torture -

Début 1957, des bombes posées par le FLN explosent dans des cafés et des stades d'Alger, faisant 15 morts et des dizaines de blessés. Le général Jacques Massu, doté des pleins pouvoirs de police, se lance alors dans un combat sans merci contre le FLN et tous ceux qui sont soupçonnés de l'aider.

Jusqu'en octobre 1957, des milliers de suspects, à l'instar de Maurice Audin, un jeune mathématicien et militant communiste, sont arrêtés, emprisonnés et torturés, en particulier à l'électricité, et beaucoup ensuite éliminés.

Dès 1958, une des victimes de ces tortures, le communiste Henri Alleg, livre son témoignage dans un livre choc, aussitôt interdit, "La Question".

Des militaires français examinent les dégâts causés sur un pont qui a été barré avec des pierres entre Batna et Arris en Algérie, le 08 novembre 1954 ( AFP/Archives / )

Plus de quatre décennies plus tard, en 2001, le général Paul Aussaresses avouera dans un livre avoir pratiqué la torture et, la même année, dans "Algérienne", la militante du FLN Louisette Ighilahrizen raconte avoir été torturée et violée.

- Indépendance, rapatriés et harkis -

Le conflit provoque un changement de régime politique en France. En mai 1958, sous la pression des militaires et des colons français en Algérie, le général de Gaulle revient au pouvoir et remplace la IVe République par la Ve.

Mais Charles de Gaulle, après avoir maté en 1961 une tentative de coup d'Etat des généraux qui s'estiment trahis, négocie avec le FLN.

Le 19 mars 1962, les accords d'Evian proclament un cessez-le-feu immédiat et ouvrent la voie, pour le mois de juillet, à l'indépendance de l'Algérie, dont le dirigeant du FLN Ahmed Ben Bella deviendra le premier président.

S'ensuivent alors plusieurs mois de chaos, qui voient les partisans de l'Algérie française de l'OAS (Organisation de l'armée secrète) fomenter à leur tour des attentats et les colons s'enfuir. Au total, près d'un million de "rapatriés" arriveront en France, où, souvent, ils n'avaient jamais vécu.

Quelque 60.000 harkis, les auxiliaires algériens de l'armée française, les accompagnent avec leurs familles. Mais 55.000 à 75.000 sont abandonnés à leur sort par la France en Algérie et, pour la plupart, massacrés.

- Introspection douloureuse -

La France essaie aussitôt d'oublier cette page douloureuse de son histoire qu'elle ne qualifiera officiellement de guerre que dans une loi de 1999.

Pas plus que son prédécesseur Valéry Giscard d'Estaing, le premier chef d'Etat français à avoir effectué, en 1975, une visite officielle dans l'Algérie indépendante, François Mitterrand se garde de condamner la colonisation. Il en ira de même avec Jacques Chirac.

En 2007, en visite à Alger, Nicolas Sarkozy déclare que "le système colonial a été profondément injuste" mais souligne qu'"à l'intérieur de ce système, il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie, avant de devoir la quitter". Il évoque aussi les "crimes terribles" commis pendant cette guerre qui "a fait d'innombrables victimes des deux côtés".

En 2012, François Hollande, aussi à Alger, reconnaît "les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien", ajoutant que "pendant 132 ans, l'Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal". Il se recueille, dans la capitale algérienne, devant une plaque en l'honneur de Maurice Audin.

Le 19 mars 2016, il est le premier président de la République à commémorer la fin de la guerre d'Algérie, une initiative qui provoque une levée de boucliers.

vdr/alc/lv/bds

1 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • jamesw
    13 septembre17:45

    et depuis , la france open bar ......

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.