Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

La gauche fait ses premiers pas sur le chemin de la rigueur

Reuters02/07/2012 à 11:40

La gauche fait ses premiers pas sur le chemin de la rigueur

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français dévoilera mercredi le premier budget d'un quinquennat marqué du sceau de la rigueur, un texte qui vise à trouver des milliards d'euros pour tenir les objectifs de réduction du déficit malgré le ralentissement de l'économie.

Cette loi de finances rectificative pour 2012 n'est que la première étape d'une longue série de textes qui rogneront les dépenses et augmenteront les impôts tout au long du quinquennat jusqu'à atteindre l'équilibre des comptes publics en 2017, ce qu'aucun gouvernement français n'a réussi à faire depuis 1974.

"Si vous voulez me faire dire que ce sera dur, ce sera très dur", résumait Jérôme Cahuzac, aujourd'hui ministre délégué au Budget, lors d'un entretien à Reuters avant la présidentielle.

La Cour des comptes tirera ce lundi la première salve. En présentant son audit, elle dira l'ampleur des efforts à accomplir pour réduire comme prévu le déficit public à 4,5% du PIB fin 2012, 3% fin 2013 et 0% fin 2017, contre 5,2% fin 2011.

Cet ajustement représente une centaine de milliards d'euros sur la durée du quinquennat, soit un dixième de la dépense publique annuelle totale de la France.

Le budget rectificatif pour 2012 devra trouver 7 à 8 milliards d'euros de recettes nouvelles d'ici la fin de l'année et préparer le passage à 3% en 2013, en annulant des baisses d'impôts décidées par Nicolas Sarkozy et en créant de nouvelles taxes, une solution dénoncée par le patronat et par la droite.

"Les impôts, c'est comme l'alcool : un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts!", explique Gilles Carrez (UMP), le nouveau président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, dans un entretien à Reuters.

Le gouvernement devrait annoncer mercredi la création d'une nouvelle taxe sur les stocks pétroliers, relever la taxe systémique sur les banques et la taxe sur les transactions financières, porter le forfait social sur la participation et l'intéressement de 8% à 20% et revenir sur des baisses d'impôts.

Le barème de l'impôt sur la fortune (ISF) serait relevé, le régime des successions durci, l'exonération de charges des heures supplémentaires supprimée dans les entreprises de plus de 20 salariés et une taxe sur les dividendes devrait être créée.

"SPIRALE NÉGATIVE"

L'opposition aimerait comprendre comment l'exécutif tiendra les dépenses, après avoir arrêté la politique de réduction du nombre de fonctionnaires, augmenté l'allocation de rentrée scolaire et donné un léger "coup de pouce" au smic.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déjà donné quelques grandes orientations, même si les réponses précises viendront après les vacances d'été, avec le budget 2013.

Selon Jean-Marc Ayrault, la dépense de l'Etat sera gelée en valeur de 2013 à 2015, hors charge de la dette et retraites des fonctionnaires, ce qui supposera une baisse de 7% des dépenses de fonctionnement l'an prochain, puis 4% en 2014 et 4% en 2015, et un "effort de même ampleur" sur les dépenses d'intervention, des coupes supérieures à celles réalisées sous Nicolas Sarkozy.

"En termes de réduction des dépenses, il va falloir regarder très précisément l'écart entre les annonces et les résultats", déclare le dirigeant d'une banque d'affaires parisienne.

"Il y a des annonces relativement sérieuses mais, sur un fond de conjoncture économique qui se dégrade sérieusement depuis la mi-avril, c'est très, très difficile", ajoute-t-il, en soulignant le risque d'"une spirale négative, vicieuse, récessive: moins de revenus, moins de fiscalité, plus d'impôts, moins de revenus, et ainsi de suite".

Si la croissance pourrait cette année être proche de la prévision gouvernementale -l'Insee prévoit 0,4% et le gouvernement 0,5%- le gouvernement a prévu d'abaisser bientôt sa prévision pour 2013, actuellement de 1,7%.

"L'Insee vient de publier son diagnostic : il prévoit 0,4% en 2012. Mercredi, le chiffre que nous retiendrons dans le projet de loi de finances rectificative sera de cet ordre", déclare le ministre des Finances, Pierre Moscovici, dans un entretien dans l'édition de lundi du Figaro.

"Quant à 2013, tout le monde sait que nous n'atteindrons pas 1,7%. Tabler sur une progression du PIB comprise dans une fourchette de 1% à 1,3% -retenue par toutes les grandes institutions- paraît plus crédible", ajoute-t-il.

Chaque point de croissance en moins représente environ un demi-point de déficit en plus, soit autant d'effort supplémentaire à fournir pour tenir ses engagements européens.

L'Etat, qui dépense environ 350 milliards d'euros par an, sur une dépense publique totale d'un millier de milliards, est responsable de la quasi-totalité du déficit public, avec un besoin de financement de 90 milliards d'euros l'an dernier.

Il est endetté de presque 1.400 milliards d'euros, sur une dette publique totale de près de 1.800 milliards fin mars, le reste de la dette étant contracté par la Sécurité sociale et les collectivités locales.

Avec un endettement public supérieur à 89% du PIB, la France a atteint le niveau à partir duquel des études statistiques montrent que l'activité économique d'un pays est freinée.

Avec Elizabeth Pineau et Julien Ponthus, édité par Sophie Louet


Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.