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La France veut résorber ses déficits économiques avec la Chine

Reuters25/03/2014 à 10:09

LA FRANCE ESPÈRE RÉÉQUILIBRER SES ÉCHANGES ÉCONOMIQUES AVEC LA CHINE

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - La France espère d'importants contrats lors de la visite du président Xi Jinping cette semaine et amorcer la résorption de son double déséquilibre avec la Chine, sur les échanges commerciaux et l'investissement.

Au coeur des attentes, une commande géante d'Airbus, qui pourrait dépasser 20 milliards de dollars (14 milliards d'euros) pour au moins 150 avions, selon des sources proches du dossier, voire 200, suivant l'évolution des négociations qui sont toujours en cours.

Le gouvernement français n'a pas voulu s'exprimer sur ce sujet, précisant seulement que les contrats avec l'avionneur européen seraient signés en France et en Allemagne, où Xi Jinping se rendra en fin de semaine après sa visite en France.

Dans le nucléaire civil, un autre grand domaine de coopération franco-chinoise, des avancées sont espérées, avec en ligne de mire l'objectif de construire de nouveaux réacteurs pour lesquels EDF et Areva sont candidats.

Des délégués de 145 entreprises chinoises accompagneront Xi Jinping pour sa première visite en France, de mardi soir à vendredi matin, ainsi que le ministre du Commerce, Gao Hucheng.

"Il faut être à l'offensive, se battre pour conquérir plus de parts de marché", dit-on au ministère français de l'Economie.

La Chine est le deuxième fournisseur de la France après l'Allemagne, alors que la France n'est que le 19e fournisseur de la Chine. Avec 1,2% de part de marché en Chine en 2013, la France se place devant le Royaume-Uni (1,0%) et l'Italie (0,9%) mais très loin derrière l'Allemagne (4,8%).

Les exportations françaises en Chine se sont élevées à 14,7 milliards d'euros l'an dernier et les importations depuis la Chine à 40,5 milliards, soit un déficit commercial de 25,8 milliards, après 26,1 milliards en 2012 et 27 milliards en 2011.

MOINS D'UN POUR CENT DES INVESTISSEMENTS

Quant aux investissements, "on a un grand déséquilibre", souligne-t-on à Bercy. "Ces investissements sont très bienvenus en France et doivent créer des emplois sur le territoire."

Le stock d'investissements chinois en France n'atteignait fin 2012 que le quart des investissements français en Chine. Il s'élevait à 3,5 milliards d'euros, plus 0,7 depuis Hong-Kong, contre 16,7 milliards d'investissements français en Chine.

Ces investissements chinois représentaient seulement 0,9% des investissements directs étrangers en France. Et le déséquilibre en termes d'emplois est massif.

Alors que 500.000 emplois auraient été créés en Chine grâce aux investissements français, seulement 15.000 emplois l'auraient été en France grâce aux investissements chinois.

"La Chine est le huitième investisseur étranger en France, il faut que ce rang augmente et qu'on accroisse les flux d'investissements", insiste-t-on à Bercy.

Le partenariat industriel entre PSA, Dongfeng Motor et l'Etat français, qui sera signé mercredi, procède de ce mouvement. Le groupe chinois injectera 800 millions d'euros dans le constructeur automobile français en difficulté, dans le cadre d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros.

Une cinquantaine d'accords sont attendus lors d'un forum économique organisé jeudi à Bercy, et d'autres à l'Elysée.

"L'objectif est d'avoir un rééquilibrage par le haut", explique-t-on, en favorisant les échanges plutôt qu'en les contraignant.

Une crainte sur un point a été levée avec l'annonce la semaine dernière d'un accord entre les organisations viticoles européennes et chinoises. La Chine renonce ainsi à son enquête sur les importations de vin européen, au grand soulagement de la France qui en fournit la moitié.

En plus du vin, la France fonde beaucoup d'espoir sur ses exportations de lait et, bientôt, de charcuterie. La construction d'une laiterie par Synutra en Bretagne est la première unité de production créée par un groupe chinois en France.

D'autres accords porteront par exemple sur le développement "durable" des villes, un besoin croissant en Chine et un secteur prioritaire pour le ministère du Commerce extérieur français.

CHANGEMENT DE MODÈLE

Selon un intermédiaire entre les entreprises chinoises et françaises, la nature des échanges a nettement changé en quelques années.

"On n'est plus du tout dans le modèle fournisseur-acheteur, c'est une relation de recherche de valeur ajoutée", dit-il, en soulignant que, désormais, "l'innovation est au coeur de chaque partenariat".

Si la question des changes n'est pas à l'agenda de la visite, sur fond de craintes liées aux possibles conséquences de la baisse du niveau du yuan, la place de la devise et de la finance chinoise en France le sera.

Face à Londres, la place financière de Paris défend un modèle fondé sur le financement de l'économie plutôt que sur la spéculation, ce qui intéresse de plus en plus les Chinois, explique un de ses responsables.

"Notre objectif, c'est d'accompagner les transactions commerciales des entreprises", explique-t-il, en soulignant que près de 20% des échanges commerciaux entre la France et la Chine sont libellés en monnaie chinoise contre 10% il y a deux ans.

Les dépôts bancaires à Paris atteignent 20 milliards de yuans, un niveau proche de Londres et nettement supérieur à Francfort, contribuant à faire de Paris la première place de la zone euro pour le traitement de la devise chinoise, dit-il.

Les experts travaillent sur le développement des émissions des entreprises françaises en yuans, ce qu'ont déjà fait une quinzaine de grandes entreprises françaises, plaçant la France au premier rang européen sur ce point, avec l'Allemagne, et loin devant Londres, poursuit ce responsable.

La France aide la Chine à développer son marché d'obligations d'entreprises, elle travaille pour obtenir l'agrément de banques françaises sur le marché chinois et elle espère attirer d'autres banques chinoises en France -après Bank of China, ICBC et Eximbank- et la cotation d'entreprises chinoises à Paris, a-t-il ajouté.

(Edité par Yves Clarisse)

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