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La France piégée par le conflit israélo-palestinien

Reuters21/07/2014 à 17:25

LA FRANCE PIÉGÉE PAR LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

par Chine Labbé et Yves Clarisse

PARIS (Reuters) - La France est confrontée à une exacerbation des tensions liées au conflit israélo-palestinien en raison notamment d'un changement présumé de la politique du gouvernement, accusé de partialité par une partie de sa communauté musulmane.

L'intervention israélienne dans la bande de Gaza a entraîné samedi et dimanche des violences en marge de manifestations pro-palestiniennes interdites à Paris et à Sarcelles (Val-d'Oise), marquées selon le gouvernement par des actes antisémites.

"Rien ne peut justifier l'antisémitisme, rien ne peut justifier cette forme de violence, et cela sera combattu et puni car le droit doit passer en raison de la gravité des actes qui ont été commis", a dit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. (voir [ID:nL6N0PV0ZB] et [ID:nL6N0PW1DN])

Il a justifié l'interdiction des deux manifestations qui, selon lui, avaient été précédées par de signaux de haine vis-à-vis des Juifs et qui, si elles avaient été autorisées, auraient enregistré encore plus de violences.

Mais plusieurs hommes politiques de droite comme de gauche, comme le député UDI Yves Jégo, ont estimé que cette mesure avait été une erreur, une quinzaine de manifestations autorisées, notamment à Marseille, Strasbourg, Lille, Lyon, Nîmes, Nantes et Montpellier, s'étant déroulées pacifiquement.

Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), constate que "partout où les manifestations ont été autorisées, il n'y a pas eu d'incident, et là où elles sont interdites, il y en a".

UNE RÉSONANCE TRÈS FORTE EN FRANCE

Pour l'auteur de "La France, malade du conflit israélo-palestinien", le conflit est déjà importé depuis très longtemps.

"Ce conflit a beaucoup plus de résonance en France qu'ailleurs", a-t-il déclaré à Reuters, soulignant le contexte particulier d'un pays marqué par l'héritage de la collaboration d'une part et par l'histoire coloniale d'autre part.

L'importance de ses communautés musulmane (environ 5 millions de personnes) et juive (550.000 selon les chiffres du Conseil représentatif des institutions juives de France), les plus nombreuses d'Europe, explique en partie le phénomène.

Mais la France a connu avant l'intervention israélienne à Gaza une série d'attaques antisémites inédites en Europe.

L'affaire Mohamed Merah, un Toulousain qui a abattu trois enfants juifs et un rabbin dans une école en 2012 au nom d'Al Qaïda, la bombe lancée contre une supérette cascher de Sarcelles la même année - incendiée dimanche dernier -, l'interdiction des spectacles jugés antisémites du polémiste Dieudonné et la tuerie du Musée juif de Bruxelles, dont le principal suspect est un ressortissant français, ont défrayé la chronique.

Le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) a recensé l'an dernier 423 "incidents" - des profanations de synagogues aux attaques physiques -, moins qu'en 2012 (614 incidents) mais plus que la moyenne des années 1990.

Un sondage de l'agence des droits fondamentaux de l'Union européenne publié en novembre 2013 et effectué auprès de 5.847 Juifs de huit pays européens où vivent 90% de la population juive estimée dans l'UE montre que la Hongrie, la Belgique et la France sont les pays où elle se sent la plus menacée.

Des tensions qui incitent de plus en plus de Juifs français à faire leur "Alya" vers Israël. (voir [ID:nL6N0O73P6])

La représentation de l'Agence juive en France affirme que 2014 devrait enregistrer un nombre record de départs des juifs français vers Israël depuis sa création en 1948. En 2013, ils ont été 3.300, en hausse de 73% par rapport à 2012.

"ANTISIONISME DE FAÇADE"

Pour le Premier ministre Manuel Valls, qui a appelé dimanche les Juifs à avoir confiance en leur pays, un antisémitisme nouveau se cache "derrière la haine de l'Etat d'Israël".

Ce phénomène "se répand aussi dans nos quartiers populaires auprès d'une jeunesse souvent sans repère, sans conscience de l'Histoire et qui cache sa haine du Juif derrière un antisionisme de façade et (...) la haine de l'Etat d'Israël", a-t-il dit à l'occasion d'une cérémonie commémorant le 72e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, durant laquelle 76.000 Juifs dont 11.000 enfants ont été déportés.

Il rejoint en cela le Crif, qui a dénoncé dans un communiqué l'action de "groupes fanatiques" qui "cible les Juifs de France aujourd'hui comme demain l'ensemble de la République".

Pour les associations pro-palestiniennes, en revanche, le biais pro-israélien du gouvernement alimente les tensions.

"La France est sans doute le seul pays d'Europe où le gouvernement a une telle attitude pro-israélienne", a dit à Reuters Youssef Boussomah, membre du parti des Indigènes de la République, qui appelait aux manifestations. "Je crois que le gouvernement joue la carte de la tension de façon à discréditer la cause palestinienne."

Pascal Boniface pointe également du doigt le communiqué publié par François Hollande le 9 juillet, dans lequel il avait, sans faire référence aux Palestiniens, "exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza".

Même si l'expression a été plus diplomatique dans les jours suivants, lorsqu'il a appelé les deux camps à la "retenue", le texte du 9 juillet est considéré comme symptomatique du changement dans la politique française au Proche-Orient.

"Ce tournant s'est accentué avec le communiqué", souligne Pascal Boniface.

Le directeur de l'Iris estime que François Hollande a parachevé un mouvement entamé par Jacques Chirac et approfondi par Nicolas Sarkozy pour rompre avec la politique pro-arabe du général de Gaulle alors même que la population française se montre de plus en plus solidaire vis-à-vis des Palestiniens.

Une critique réfutée par le gouvernement.

"Il est un mensonge que d'affirmer que la France a choisi un camp, qui serait celui d'Israël. La France n'a choisi qu'un camp qui est celui de la paix", a dit lundi Bernard Cazeneuve à sa sortie d'une rencontre avec François Hollande.

(Edité par Yves Clarisse)

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