Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

La France n'a plus droit à l'erreur après la note de Moody's

Reuters20/11/2012 à 17:39

MOODY'S CONTRAINT LA FRANCE À LANCER DES RÉFORMES STRUCTURELLES

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - La dégradation de la note de la France par Moody's prive le gouvernement de marge de manoeuvre dans sa politique de redressement des finances publiques et lui sert d'aiguillon pour lancer des réformes structurelles.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, s'est empressé dès lundi soir de réaffirmer l'objectif de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut en 2013, contre 4,5% attendu en 2012, un effort sans précédent.

"C'est aussi un encouragement à mettre en oeuvre rapidement et fortement les réformes que nous avons décidées", a-t-il dit de la décision de Moody's, en citant la stabilisation de la zone euro et le pacte de compétitivité récemment dévoilé.

Il a égratigné la droite en estimant que l'agence de notation, dix mois après Standard & Poor's, avait sanctionné "avant tout la situation dont nous avons héritée", même si sa décision a laissé de marbre des marchés qui l'anticipaient.

Le président UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, y a vu de son côté la sanction "d'un long historique" des gouvernements qui se succèdent depuis trente ans, les agences de notation pointant régulièrement, sans grand effet jusqu'ici, l'incapacité de la France à mener des réformes favorables à la croissance.

"Il y avait une sorte de bienveillance des observateurs étrangers et des investisseurs envers la France depuis cet été (...) on entre maintenant dans une autre période et la crédibilité de la gestion des dépenses publiques, avec le respect de l'objectif de 3% en 2013, est capitale", a-t-il dit à des journalistes.

"Le droit à l'erreur est complètement nul", a-t-il ajouté en soulignant que la France serait quasiment le premier émetteur de dette dans la zone euro l'an prochain.

La tâche est d'autant plus délicate que les économistes ne croient pas que la France parviendra à son objectif de réduction des déficits, faute d'une croissance économique suffisante, malgré le choc fiscal prévu dans le projet de budget 2013.

PURGE VIOLENTE

Ils anticipent en moyenne des déficits publics à 3,5% du PIB fin 2013, un seuil également envisagé par les économistes du Fonds monétaire international et de la Commission européenne.

Pour Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de l'institut Xerfi, la pression était déjà là et n'augmente pas vraiment avec l'annonce de Moody's.

"La rapidité avec laquelle on fait la purge est quand même assez violente. L'effort budgétaire en France est équivalent a ce qui se fait au Royaume-Uni, aller beaucoup plus vite et plus fort encore risquerait de casser l'activité, donc l'assiette fiscale", a-t-il déclaré à Reuters.

De même, il souligne que la tonalité du rapport de Moody's n'est pas vraiment nouvelle quand l'agence pointe les difficultés de la France à mener des réformes de fond.

Certains économistes s'étonnent toutefois qu'elle ait agi peu après la présentation par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault d'un pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros destiné aux entreprises, une première en France.

La conjonction de rapports attendus du FMI et de la Commission européenne sur l'économie française, en plus d'une décision de Moody's qui semblait inévitable, a peut-être poussé le gouvernement à agir sans attendre que les Français digèrent le rapport Gallois, qui pointait le manque criant de compétitivité de l'industrie.

"Il y a une convergence d'événements qui est un peu étrange", reconnaît Alexandre Mirlicourtois, "le gouvernement a peut-être voulu mettre en avant qu'il faisait des choses, qu'il prenait à bras-le-corps le problème".

UN OBJECTIF PLUS FACILE AVEC LA DROITE

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a réclamé de son côté des "réformes plus profondes encore, des réformes décisives", pour "invalider" la dégradation de la note AAA de la France.

Mais pour la députée socialiste Karine Berger, Moody's a surtout mis en avant, plus que des réformes structurelles, deux éléments qui sont au coeur des préoccupations du gouvernement : la crédibilité de la trajectoire budgétaire et l'exposition importante de la France aux pays en crise de la zone euro.

Sur le premier point, elle déclare que la réponse apportée par la loi sur les finances publiques à cinq ans est "parfaitement satisfaisante".

Pour le second, elle insiste sur les efforts menés par François Hollande pour assurer l'unité et la solidarité de la zone euro, "sauver l'ensemble du système" et trouver une solution aux problèmes de l'Espagne et de l'Italie.

Avocat de longue date de l'orthodoxie budgétaire, le président UMP de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, reconnaît qu'une dégradation de la note de la France aurait pu aussi intervenir si la droite avait été reconduite aux affaires au printemps dernier.

"Mais les 3% auraient été nettement plus simples à atteindre", dit-il en s'inquiétant que la gauche, de retour au pouvoir, se soit empressée d'annuler des mesures qui commençaient à faire leur effet" et de voter des dépenses qui ne se feront sentir que début 2013 dans les comptes publics.

Edité par Yves Clarisse


Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.