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La France autorise le mariage homosexuel

Reuters23/04/2013 à 22:20

LE TEXTE SUR LE MARIAGE POUR LES COUPLES HOMOSEXUELS ADOPTÉ

par Sophie Louet et Emile Picy

PARIS (Reuters) - La France est devenue mardi le 14e Etat au monde à autoriser le mariage homosexuel, une réforme voulue par le pouvoir socialiste qui a révélé une profonde fracture dans le pays où les opposants ne désarment pas face à "un changement majeur de civilisation".

Lors d'une séance qualifiée d'"historique" par la majorité, le Parlement a adopté définitivement le projet de loi pour "le mariage pour tous", qui ouvre en outre l'adoption plénière aux couples homosexuels mariés, après le vote solennel de l'Assemblée nationale par 331 voix contre 225.

"C'est un texte généreux, c'est un texte d'égalité",s'est réjouie la ministre de la Justice Christiane Taubira, "submergée d'émotion".

Quatre députés PS ont voté contre, quatre se sont abstenus. Deux élus UMP - Benoist Apparu et Franck Riester - ont dit "oui", cinq se sont abstenus, dont Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire. Quatre députés UMP, dont Henri Guaino, ont émis un vote positif par erreur.

Le climat était tendu autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hémicycle près duquel "anti" et "pro" mariage gay avaient prévu de manifester sous haute surveillance policière.

Quatre opposants qui avaient pris place dans les tribunes du public à l'Assemblée ont tenté de déployer une banderole sur laquelle était écrit "Référendum" et ont été rapidement ceinturés. "Sortez-moi ces excités, les ennemis de la démocratie n'ont rien à faire ici!", a lancé le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, qui a annoncé sur i>télé avoir déposé plainte, un agent de l'Assemblée ayant été blessé.

Après des débordements lors de rassemblements de "La Manif pour tous", qui s'est dissociée des opposants les plus radicaux, ainsi que plusieurs agressions homophobes, le gouvernement et le Parti socialiste se sont inquiétés d'un "climat délétère" alimenté selon eux par l'ambiguïté de la droite républicaine face à la contestation intégriste ou d'extrême droite.

Claude Bartolone a reçu lundi une lettre de menaces, "prise très au sérieux" par les autorités, contenant de la poudre de munition.

L'UMP, principal parti d'opposition, accuse a contrario François Hollande d'avoir divisé les Français en persévérant dans une réforme selon lui secondaire - son 31e engagement électoral - au regard de la gravité de la crise économique.

"Vous ajoutez de la crise à la crise, vous provoquez des tensions, vous allumez la mèche indigne de l'homophobie", a lancé le député UMP Hervé Mariton avant le vote.

RECOURS DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

La contestation de la rue, comparée parfois à gauche au phénomène américain du "Tea Party", a paru échapper à l'opposition de droite, où les porte-parole les plus engagés, tels Henri Guaino et Hervé Mariton, ont été détrônés par la figure de proue des "anti", Frigide Barjot, qui se décrit comme "une catho branchée".

Dans "Le Mystère français", paru récemment, le démographe Hervé Le Bras et l'anthropologue Emmanuel Todd estiment que l'évolution des trente dernières années et la crise actuelle ont "réactivé" des systèmes anthropologiques et religieux anciens en France et affaibli "le coeur libéral et égalitaire" du pays, "qui fit la Révolution française".

L'avènement du "mariage pour tous", majoritairement approuvé par les Français avant un revirement dans les dernières enquêtes d'opinion, se veut dans l'esprit de la gauche française aussi emblématique que l'abolition de la peine de mort en 1981.

Le mouvement des "anti", qui cristallise des griefs plus larges à l'encontre de l'exécutif socialiste, pourrait se politiser à la faveur des élections municipales de 2014, premier test électoral d'ampleur pour François Hollande.

Pour l'heure, les députés de l'opposition entendent poursuivre le combat devant le Conseil constitutionnel. Des parlementaires UMP et UDI ont déposé un recours, qui est suspensif. Les "Sages" ont un mois pour se prononcer, délai à partir duquel le chef de l'Etat aura dix jours pour promulguer la loi.

Les élus UMP jugent que le projet met en cause deux principes fondamentaux : l'altérité sexuelle des époux et la filiation, inscrite dans une double lignée paternelle et maternelle.

"UN SOUFFLE D'ALLÉGRESSE"

Pour Hervé Mariton, le gouvernement brise par cette loi "le bonheur de la filiation, la force de la transmission".

Les dirigeants de l'UMP se sont prononcés pour une "réécriture" ou une "modification" de la loi en cas d'alternance, sans aller jusqu'à l'hypothèse d'une abrogation, juridiquement très complexe.

Sauf coup de théâtre, les premières unions homosexuelles devraient pouvoir être célébrées en France à la mi-juin.

"Il soufflera dans ce pays un souffle d'allégresse", a déclaré Christiane Taubira, dont le lyrisme a marqué des débats souvent houleux.

Frigide Barjot, qui appelle à manifester de nouveau le 26 mai à Paris, réclame à François Hollande un référendum par lequel les Français choisiraient entre la loi Taubira et une "alliance civile", inspirée d'une proposition de loi UMP qui irait plus loin que le Pacte civil de solidarité (Pacs), sans l'adoption. Présente mardi dans les tribunes du Palais-Bourbon, elle a été huée à sa sortie par des partisans de la réforme.

Des unions civiles sont ainsi possibles en Allemagne et en Suisse. Le mariage homosexuel est autorisé dans huit autres pays européens (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal, Islande et Danemark), mais l'adoption est exclue au Portugal. Au Royaume-Uni, le processus parlementaire en vue du mariage gay est en cours.

Edité par Yves Clarisse et Patrick Vignal


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