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La force africaine sera dans une semaine au Mali, selon Hollande

Reuters15/01/2013 à 10:26

NOUVELLES FRAPPES FRANÇAISES CONTRE LES ISLAMISTES AU MALI

par Elizabeth Pineau

ABOU DHABI (Reuters) - La France a procédé au cours de la nuit de lundi à mardi à de nouvelles frappes aériennes contre les rebelles islamistes au Mali et elle va poursuivre le renforcement de son dispositif sur place jusqu'au déploiement de la force africaine, qui va prendre "une bonne semaine", a déclaré mardi François Hollande.

En visite pour une journée aux Emirats arabes unis (EAU), le président français s'est dit confiant dans la capacité des forces françaises et africaines à "arrêter" la progression des islamistes au Mali.

"Cette nuit, il y a encore eu des frappes qui ont atteint leurs objectifs", a-t-il déclaré sur une base militaire française à Abou Dhabi.

"Nous sommes confiants sur la rapidité avec laquelle nous pourrons arrêter les agresseurs, les ennemis, les terroristes', a-t-il ajouté.

François Hollande a précisé que la France disposait d'environ 750 soldats engagés "au sol et dans les airs" au Mali.

"Ça va encore augmenter pour qu'ensuite, le plus rapidement possible, nous puissions céder la place aux Africains", a-t-il dit.

Le déploiement des forces de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) va prendre "une bonne semaine", a-t-il jugé.

Exprimant la volonté d'épargner la population civile, il a assuré que les frappes françaises étaient "parfaitement ciblées, au mètre près".

Le président a souligné le rôle "éminent" de la France, intervenue vendredi à l'appel des autorités maliennes pour arrêter la progression des rebelles islamistes vers Bamako, la capitale.

PARTICIPATION DE LA MAURITANIE ET DU TCHAD ?

"S'il n'y avait pas eu la France dans ces premiers jours (...) je ne sais pas ce que le Mali serait devenu", a-t-il dit.

Interrogé sur la situation dans l'ouest du Mali, où les rebelles ont pris lundi la ville de Diabali, François Hollande a évoqué "un problème", ajoutant : "Les terroristes n'ont pas conquis cette ville mais se sont réfugiés dedans pour se protéger."

Dès son arrivée à Abou Dhabi, le président français s'est entretenu avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, présent aux Emirats. Ce dernier a évoqué la possibilité de participer à l'opération Serval si le Mali en fait la demande, a-t-on rapporté dans l'entourage du président français.

François Hollande a également évoqué une participation du Tchad et des EAU "soit sur le plan logistique, soit sur le plan financier".

Dans ce contexte particulier, le chef de l'Etat a visité la base française établie à Abou Dhabi depuis 2009.

Cette base de 700 hommes où sont notamment stationnés six avions de chasse Rafale, sur un total d'une centaine dans l'armée française, est "mobilisable" pour le conflit malien.

"Les militaires ici ont la capacité si besoin de venir en renfort avec des forces spéciales au Mali", dit-on dans l'entourage de François Hollande.

"Le Mali n'est pas dans notre champ d'action. Pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour", a pour sa part déclaré à la presse Stéphane Groën, chef de l'état-major interarmées de l'amiral commandant la zone maritime de l'océan Indien.

"Cette décision est du ressort du chef des armées. Si un jour nous recevons des ordres, nous les mettrons en oeuvre", a-t-il ajouté.

La base d'Abou Dhabi a notamment participé à des missions en Afghanistan, à des opérations d'aide aux réfugiés syriens en Jordanie ainsi qu'à la mission Atalante de lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

Edité par Bertrand Boucey

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