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La Commission propose de répartir 20.000 migrants dans l'UE
Reuters13/05/2015 à 14:28


* "Aucun pays ne doit rester seul face aux pressions migratoires", dit Juncker * L'Allemagne, la France et l'Italie recevraient le plus de réfugiés * Dérogations pour la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark * Londres dénonce une approche erronée par Robin Emmott et Francesco Guarascio BRUXELLES, 13 mai (Reuters) - La Commission européenne a proposé mercredi que 20.000 migrants soient accueillis et répartis à travers l'Union au cours des deux prochaines années, mais en accordant à la Grande-Bretagne, à l'Irlande et au Danemark le droit de ne pas participer à ce dispositif. Selon le projet de Bruxelles, les migrants seraient accueillis dans les pays européens selon une clé de répartition fondée sur la taille du pays, la croissance économique et d'autres critères, si bien que l'Allemagne, la France et l'Italie seraient les principaux foyers d'accueil. La Commission a décidé d'autoriser Londres, Dublin et Copenhague à ne pas contribuer à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Sous l'émotion suscitée par la mort depuis le début de l'année de centaines de migrants en Méditerranée, dont jusqu'à 900 dans le seul naufrage d'un chalutier le 18 avril au large des côtes libyennes, l'Union européenne tente de définir une approche commune et de mieux répartir le fardeau qui pèse actuellement pour l'essentiel sur l'Italie et la Grèce, du fait de leur situation géographique. Quelque 1.800 migrants ont péri en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l'année. Environ 51.000 sont arrivés en Europe par la mer, dont 30.500 via l'Italie. "Aucun pays ne devrait être laissé seul face aux immenses pressions migratoires", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur son fil Twitter après la publication du Programme européen en matière de migration. "UNE TELLE APPROCHE NE FERA QU'ACCENTUER L'ATTRAIT..." Quelques heures avant sa présentation, le gouvernement britannique s'est élevé contre la politique définie par la Commission, estimant qu'elle revient à encourager les clandestins à tenter le voyage. "Une telle approche ne fera qu'accentuer l'attrait suscité de l'autre côté de la Méditerranée et encouragera davantage de personnes à mettre leur vie en danger", écrit la ministre de l'Intérieur, Theresa May, dans une tribune publiée mercredi matin dans le Times. La Grande-Bretagne avait prévenu dès mardi qu'elle exercerait son droit de retrait de tout projet européen qui viserait à mettre en place d'ici la fin de l'année une politique de quotas en terme d'accueil des migrants pour soulager la charge de pays comme l'Italie ou la Grèce. Pour le gouvernement britannique, l'accent doit plutôt être mis sur la lutte contre les réseaux de trafiquants. Mais Juncker a souligné que l'Europe, à la population vieillissante, aura besoin d'une main d'oeuvre immigrée à mesure que la population active européenne diminuera et qu'elle devait en outre faire preuve de solidarité. "Aucun réfugié, aucun migrant intercepté en mer ne sera renvoyé contre sa volonté", avait affirmé lundi aux Nations unies la Haute Représentante de l'UE pour la politique extérieure et de sécurité commune, Federica Mogherini. (voir ID:nL5N0Y24U0 ) Lors d'une conférence de presse mercredi à Bruxelles, Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, a indiqué que le renvoi de migrants était toujours partie intégrante de la politique européenne et que Theresa May "pouvait être assurée" que l'asile ne sera pas accordé à la totalité des réfugiés. En vertu de protocoles liés au traité européen de Lisbonne, la Grande-Bretagne, le Danemark et l'Irlande disposent d'une capacité d'exemptions sur les questions liées à l'asile, à l'immigration, à la politique des visas et au contrôle des frontières extérieures. En appliquant la clef de répartition aux 25 pays restants, l'Allemagne assumerait la part la plus importante en accueillant 18,42% des réfugiés, devant la France (14,17%) et l'Italie (11,84%). L'Espagne en prendrait en charge un peu moins de 10%. La proposition de la Commission va à présent être soumise aux gouvernements des Vingt-Huit. Réunis le 23 avril dernier en sommet extraordinaire, les dirigeants européens avaient alors décidé de tripler les moyens alloués à la recherche et au sauvetage en Méditerranée, pour tenter de faire face à l'afflux attendu de migrants fuyant les conflits et la pauvreté en Afrique. (voir ID:nL5N0XK3HZ ) RENVOI L'UE devrait accueillir les migrants, estiment des experts du marché du travail et des migrations: ID:nL5N0Y365U (avec Philip Blenkinsop; Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service français)

3 commentaires

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  • M9244933
    13 mai16:40

    Avec des déclarations pareilles, l'afflux ne baissera certainement pas, ni tous les problèmes à venir. Que ferons-nous de masses d'analphabètes en l'absence d'emplois adaptés? Avec de l'argent qu'on n'a pas? A quand l'immigration choisie comme dans les autres pays d'immigration pragmatiques, tels que l'Australie, la N. Zélande, le Canada,...?

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