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La charge d'un élu de gauche contre Guéant provoque un incident

Reuters07/02/2012 à 22:55

LE GOUVERNEMENT QUITTE L'ASSEMBLÉE APRES UNE QUESTION D'UN ÉLU PS À CLAUDE GUÉANT

PARIS (Reuters) - Les membres du gouvernement ont quitté mardi l'hémicycle de l'Assemblée après qu'un député apparenté PS eut comparé les propos de Claude Guéant sur les civilisations aux idéologies qui ont mené aux camps de concentration du XXe siècle.

Dans un communiqué diffusé après l'incident, survenu lors de la séance des questions d'actualité, le Premier ministre François Fillon a demandé à l'opposition de condamner "une provocation indécente" à l'encontre du ministre de l'Intérieur.

"Il est des comparaisons qui font honte à ceux qui les professent. La France est une démocratie, un Etat de droit dans lequel la parole libre ne saurait servir à salir même un adversaire politique", souligne le Premier ministre. "Le martyre des victimes de la Seconde Guerre mondiale ne doit pas être galvaudé pour des raisons partisanes."

C'est le député apparenté socialiste de Martinique, Serge Letchimy, qui a provoqué la colère de François Fillon en lui posant une question sur les propos du ministre de l'Intérieur, qui a jugé que toutes les civilisations "ne se valent pas".

"Vous, M. Guéant, vous privilégiez l'ombre, vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et colonial", a-t-il déclaré sous les huées des députés de la majorité.

"M. Guéant, le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ?", a lancé l'élu, qui dirige le Parti populaire martiniquais (PPM), créé par Aimé Césaire.

Il a ensuite accusé le ministre de l'Intérieur de chercher à "récupérer" une part de l'électorat du Front national en flattant "une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque". "C'est un jeu dangereux", a-t-il dit.

"SI M. GUÉANT S'EXCUSE..."

"C'est insupportable", a alors lâché François Fillon, qui, d'un signe de la main, a prié les membres du gouvernement de se lever. Les députés UMP ont suivi dans la cohue, tandis que des huissiers de l'Assemblée établissaient un cordon entre les bancs de l'opposition et ceux de la majorité. La séance a été levée.

Lors des débats qui ont suivi, le président du groupe UMP, Christian Jacob, a demandé à deux reprises des excuses à son homologue socialiste, Jean-Marc Ayrault, qui a éludé en dénonçant les "provocations" de Claude Guéant.

Appelant au calme et au sang-froid, Bernard Accoyer a précisé que le bureau de l'Assemblée se saisirait de cet incident "très grave" au plus tard le 22 février, sans doute avant le 14 février.

"Il s'agit d'un amalgame historique inapproprié", a déclaré le président de l'Assemblée, qui a convoqué le député.

Ce dernier court le risque d'être sanctionné par le bureau soit d'une censure simple, qui entraînerait la privation pendant un mois de la moitié de son indemnité parlementaire, soit d'une censure avec exclusion temporaire, a-t-on appris.

Serge Letchimy, qui préside le conseil régional de Martinique, a refusé par la suite de s'excuser.

"Si M. Guéant s'excuse vis-à-vis des blessures infligées aux peuples opprimés, aux peuples qui sont en difficulté, aux peuples qui sont actuellement en pleine émancipation, en plein développement, si M. Guéant s'excuse, à ce moment-là on parlera d'excuses, mais il ne s'excuse pas", a-t-il dit à Reuters.

GUÉANT ASSURE NE VISER AUCUNE CULTURE

Sa charge a été saluée par Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche à la présidentielle.

"Je le remercie pour ce qu'il a fait, c'est salutaire", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Lyon, estimant que Claude Guéant avait voulu envoyer "des signes à l'électorat xénophobe".

Le candidat socialiste François Hollande a pris acte des paroles d'"un homme qui se sent blessé" et "humilié", précisant au journal de 20 heures de France 2 que ce qu'il réprouvait, "c'est cette polémique inutile, ce sont ces divisions blessantes, ce sont ces discordes" attisées selon lui par Claude Guéant.

Sur TF1, le candidat centriste François Bayrou a condamné "les uns et les autres" qu'il accuse d'alimenter "une escalade indécente". Pour le président du MoDem, "évoquer nazis, régime nazi et camp de concentration" après les "propos extrêmement insultants" du ministre de l'Intérieur, "c'est purement et simplement inacceptable".

"Je pense que le PS est ravi qu'il y ait une provocation et l'UMP aussi, parce que leur espoir c'est qu'on puisse ainsi s'enfermer dans le débat des deux camps", a-t-il commenté.

Lors d'une réunion à huis clos du syndicat UNI, proche de la droite, samedi dernier à l'Assemblée, le ministre de l'Intérieur a déclaré lors d'un discours sur le "relativisme de gauche" que "toutes les civilisations ne se valent pas".

Accusé d'être "un rabatteur de voix FN" par l'opposition socialiste, Claude Guéant, qui a été au coeur de plusieurs polémiques dans un passé récent, a maintenu ses propos, qualifiés lundi "de bon sens" par le président Nicolas Sarkozy.

Dans une lettre adressée au Conseil français du Culte musulman (CFCM), le ministre assure qu'il ne visait ni la communauté musulmane, ni "aucune culture en particulier", alors qu'il avait évoqué, dimanche sur France Inter, deux exemples relatifs à l'islam - le port du voile intégral et les prières de rue - à l'appui de son raisonnement.

Sophie Louet avec Emile Picy

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