Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

La campagne de François Hollande grippe, Eva Joly en difficulté

Reuters18/11/2011 à 18:35

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - L'imbroglio nucléaire qui a déchiré socialistes et écologistes ébranle la candidature de François Hollande et affaiblit grandement celle d'Eva Joly, au point que la majorité se prend de nouveau à croire en une victoire en 2012.

Au mieux cet épisode ternit temporairement l'image du candidat socialiste, au pire il jette durablement le doute sur sa stratégie jusqu'au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril prochain, estiment des analystes.

L'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a résumé le second scénario d'un mot, la "ségolénisation", en référence à la campagne ratée de la socialiste Ségolène Royal en 2007.

"L'épisode laisse une très mauvaise impression, un sentiment d'impréparation, ce n'est pas très bon pour l'image de François Hollande, ça fait craindre aux électeurs de gauche le symptôme d'une campagne qui va mal partir", estime Gaël Sliman, directeur du pôle Opinion de BVA.

"Ça aurait presque pu être un atout pour Hollande s'il l'avait géré différemment, parce qu'on pouvait avoir le sentiment que, finalement, il avait gagné son bras de fer avec (la candidate écologiste) Eva Joly sur l'EPR", ajoute-t-il.

Mais le candidat socialiste a prêté le flanc à toutes les critiques, dans son camp et à droite, en semblant s'abstraire de la cacophonie sur l'avenir de la filière Mox, ce combustible nucléaire au coeur de la querelle sur le contrat de mandature difficilement conclu mardi soir.

"L'ERREUR DE SÉGOLÈNE ROYAL"

Retiré in extremis du texte de l'accord à la demande de François Hollande, à l'insu des écologistes, un paragraphe ambigu sur l'avenir du Mox en France a finalement été réintégré jeudi avec des précisions après 48 heures de psychodrame et un silence embarrassé du candidat socialiste, dont la parole et la crédibilité sont désormais mises en doute.

La droite, qui fait son miel des premiers faux pas du favori des sondages, trouve là une arme de choix contre lui.

Pour Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, François Hollande "ne tient pas la barre de son camp".

S'il "n'est pas capable de négocier avec EELV, qu'est-ce que ce sera avec (Angela) Merkel ou (Barack) Obama?", a lancé sur LCI le député UMP de Paris, Claude Goasguen.

Le Premier ministre, François Fillon, a estimé vendredi, lors d'un déplacement à Moscou, que l'accord PS-EELV (Europe-Ecologie-Les Verts) était "une grande défaite" pour le Parti socialiste et son candidat.

"Hollande a laissé le PS négocier avec les écologistes - heureusement pour lui, on est en amont du dur de la campagne - mais il va devoir dorénavant donner des signes que pour tout ce qui concerne la séquence politique jusqu'au 2e tour de la présidentielle, c'est lui qui donne le 'la'", souligne Stéphane Rozès, président de Cap (Conseil, analyses et perspectives).

De fait, le candidat socialiste, qui avait prévu d'entrer dans le vif de sa campagne en présentant mercredi son équipe, se retrouve fragilisé.

Son entourage s'est relayé vendredi dans les médias pour défendre son autorité, son indépendance - des écologistes accusent François Hollande d'être aux ordres du groupe nucléaire Areva - et sa longueur de vue, mais sa réputation de candidat "sérieux" est écornée.

"Très curieusement, il a l'air de répéter l'erreur de Ségolène Royal. Elle avait deux mois d'avance de campagne sur Nicolas Sarkozy (après sa victoire à la primaire socialiste en 2007-NDLR), mais elle n'a rien fait", relève un haut responsable de la majorité, qui ne boude pas son plaisir.

Patrick Ollier, ministre des Relations avec le parlement, assure que "les députés UMP sont en train de reprendre confiance".

"TROU NOIR" ET "COULEUVRE"

Un ancien candidat à l'élection présidentielle analyse cette mauvaise passe : "Après la primaire, il y a un trou noir psychologique. Le vainqueur a l'impression que c'est fini, or la campagne n'a pas commencé".

Stéphane Le Foll, chargé de l'organisation de la campagne du candidat socialiste, réfute ce raisonnement.

"Il y a eu la campagne primaire, maintenant il va y avoir la présidentielle. On marque clairement la différence entre les deux. François Hollande n'est pas un premier secrétaire-bis".

En négociant avec les écologistes le maintien du programme de réacteur nucléaire de troisième génération (EPR), dont Eva Joly réclamait l'abandon, contre 60 circonscriptions pour la plupart aisément gagnables, en vue des législatives, François Hollande se serait lié les mains, contrairement à François Mitterrand qui avait orchestré l'union de la gauche en 1981.

"A une présidentielle, le candidat ne peut pas donner le sentiment qu'il est tenu par quelconque autre pacte que sa relation directe avec les Français", juge Stéphane Rozès.

A cette aune, la grande perdante du cafouillage de cette semaine est Eva Joly, désormais liée par un contrat qu'elle n'a pas négocié et que ses convictions réprouvent.

"Eva Joly avale une énorme couleuvre, c'est un cruel désaveu pour elle. De là à renoncer, c'est une autre question", résume Gaël Sliman, alors que la candidate écologiste s'est retirée de la scène médiatique.

Pour Stéphane Rozès, "il n'y a plus de raison de voter Eva Joly, parce que quand elle va s'exprimer dorénavant, soit elle donne une justification à voter pour elle en disant que ce contrat ne va pas - auquel cas elle contredit la direction d'EELV -, soit elle dit que ça va, et il n'y a aucune raison de voter pour elle".

Avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.