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La banque centrale grecque veut des objectifs fiscaux allégés

Reuters04/03/2017 à 15:43
    ATHENES, 4 mars (Reuters) - Les bailleurs de fonds de la 
Grèce devraient revoir à la baisse leurs exigences en matière 
fiscale, permettant ainsi au pays d'exploiter au mieux son 
potentiel de croissance, a déclaré samedi le gouverneur de la 
banque centrale.  
    L'objectif fixé d'un excédent primaire - hors service de la 
dette - de 3,5% du produit intérieur brut devrait être abaissé à 
2%, a estimé Yannis Stournaras lors d'un forum économique qui se 
tenait à Delphes. 
    "Un allègement de cet objectif d'excédent primaire, associé 
à la mise en place des réformes structurelles convenues, 
fournirait les conditions requises à un abaissement progressif 
des taux d'imposition, avec à la clé des effets multiplicateurs 
sur la croissance économique", a-t-il fait valoir. 
    La hausse des impôts a été un des points essentiels du 
programme d'ajustement imposé à la Grèce depuis 2010, un élément 
qui, selon Yannis Stournaras, a étouffé la croissance, sans 
parler d'alimenter l'évasion fiscale. 
    La Grèce espère parvenir à un accord provisoire avec ses 
créanciers internationaux avant la prochaine réunion des 
ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) le 20 mars, 
a déclaré mardi le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos. 
    Athènes et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des 
discussions pour examiner les réformes mises en place par le 
gouvernement d'Alexis Tsipras dans le cadre du plan d'aide 
international. 
    Les discussions avec les experts de la Commission 
européenne, du Mécanisme européen de stabilité (MES), du Fonds 
monétaire international (FMI) et de la Banque centrale 
européenne (BCE) piétinent depuis des mois. 
    Ceci est notamment dû aux retards pris par certaines 
réformes et à des désaccords entre les bailleurs de fonds 
eux-mêmes sur la participation du FMI au troisième plan de 
sauvetage, d'un montant de 86 milliards d'euros. 
    L'incertitude entourant ces discussions a ravivé les 
craintes d'une nouvelle crise financière dans la zone euro. 
    La Grèce n'a pas besoin d'emprunter avant le début du 
troisième trimestre mais si les tranches d'aide ne lui sont pas 
allouées en temps voulu, elle risque de faire défaut sur ses 
remboursements en juillet, à hauteur de 7,5 milliards d'euros. 
 
 (Angeliki Koutantou, Gilles Trequesser pour le service 
français) 
 

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