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L'unité de l'UMP en jeu dans le débat Fillon-Copé
Reuters25/10/2012 à 10:07

LE DUEL FILLON-COPÉ À L'ÉCRAN

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Les deux prétendants à la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, portent leur duel à l'écran en "prime time" ce soir avec la volonté d'éviter un pugilat qui rebuterait les militants.

A moins d'un mois du vote des militants, le 18 novembre, l'ex-Premier ministre et le secrétaire général de l'UMP livreront leur vision de l'avenir du parti néo-gaulliste, de ses batailles futures (municipales de 2014 et présidentielle de 2017), ainsi que leurs propositions économiques et sociétales.

Les escarmouches n'ont pas manqué entre les deux camps, mais "fillonistes" comme "copéistes" sont d'accord pour s'interdire toute attaque frontale car l'après-18 novembre se joue avant même le verdict des urnes.

"Les militants détestent des candidats qui s'antagonisent. Celui qui prendrait le risque d'y aller au lance-flammes se tromperait", relève un responsable de l'UMP.

François Fillon, favori des sondages auprès des sympathisants UMP, et Jean-François Copé, qui mène une campagne droitière d'"outsider" comme Nicolas Sarkozy dans l'entre-deux-tours de la présidentielle, s'exprimeront tour à tour dans l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 à partir de 20h35.

"FRACTURES"

Le député de Paris répondra durant 30 minutes aux questions des journalistes avant le député-maire de Meaux. Puis suivra un débat "à l'américaine" entre les duellistes, chacun derrière un pupitre, avec respectivement 15 minutes de temps de parole, à l'image des débats de la primaire socialiste de l'automne 2011.

"Je vais regarder, ça va être musclé, plus qu'entre Martine Aubry et François Hollande", prédit un ministre socialiste.

Pour Jean-Daniel Levy, directeur du pôle Opinion de Harris Interactive, si les trois débats de la primaire socialiste "ont aussi bien pris dans l'opinion, c'est qu'il n'y avait pas d'attaques frontales et pas de perception que les candidats ne pourraient pas être amenés à travailler ensemble par la suite".

"Le risque pour Fillon et Copé serait de laisser entendre qu'il y a des fractures telles entre l'un et l'autre qu'au final, à aucun moment le travail en commun ne pourrait s'effectuer", ajoute-t-il.

Au-delà des nuances idéologiques, ce sont ainsi les personnalités, le profil que les candidats s'attachent à conforter depuis le début de la campagne -le présidentiable rassembleur pour François Fillon, le héraut de la reconquête des territoires en 2014 pour Jean-François Copé-, qui devraient peser jeudi soir.

L'intérêt porté à la compétition pour la succession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP relativise toutefois l'incidence du "vrai-faux" face-à-face.

Selon Harris Interactive, 22% des Français (-4 par rapport à septembre) et 48% des sympathisants UMP (-18) déclarent s'intéresser à la campagne.

"LA MÊME FAMILLE"

"Si j'en crois le théorème des 'fillonistes' qui est que moins les gens me voient, mieux c'est pour eux, ce débat n'est pas inutile", juge néanmoins Jean-François Copé, qui, "formé à l'école chiraquienne" entend "se battre" jusqu'au soir du 17 novembre.

"Nous ne sommes pas dans une logique d'affrontement, les candidats appartiennent à la même famille, ce sont la sérénité et l'apaisement qui doivent primer", souligne-t-on dans l'entourage de François Fillon.

Le choc entre Jacques Chirac et Edouard Balladur lors de la campagne présidentielle de 1995, qui avait abouti à une guerre fratricide post-électorale, hante encore les esprits.

"Est-ce qu'on se retrouve dans la situation de l'après-mai 1995 où un camp dégage l'autre par rancoeur? C'est le scénario de la pièce qui se joue", commente un proche de Jean-François Copé.

Pour autant, il ne faut pas que l'exercice de jeudi soir soit "lénifiant", dit-on chez Jean-François Copé, il doit être "éclairant", ajoute-t-on chez François Fillon.

François Fillon, grince-t-on dans l'entourage de l'élu de Meaux, c'est de "la vieille politique". Avertissement d'un proche de Nicolas Sarkozy, dont Jean-François Copé se veut l'héritier putatif: "François Fillon est plus consensuel, mais quand il s'y met, il sait cogner".

Les deux hommes n'ont pas suivi de préparation particulière, affirme-t-on dans leurs équipes respectives où l'on invoque le rituel formateur des meetings, mais ont libéré leur agenda jeudi pour s'accorder une parenthèse avant l'émission.

"On n'est pas dans le coaching, dans une opération de communication", précise Laurent Wauquiez, membre du "ticket" Fillon.

Avec Elizabeth Pineau et Emile Picy, édité par Patrick Vignal

1 commentaire

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  • M3101717
    25 octobre09:28

    L'unité de l'UMP ou plutô ce qu'il en reste ;o) Sympathisants UMP, allumez votre Télé : sinon, l'audience risque d'être MI NA BLE ;o)

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