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L'Onu se rend sur le lieu d'un massacre en Syrie

Reuters08/06/2012 à 20:47

L'Onu se rend sur le lieu d'un massacre en Syrie

par Erika Solomon

BEYROUTH (Reuters) - Des observateurs de l'Onu ont pu se rendre vendredi dans le village de Mazraat al Qoubir, théâtre deux jours plus tôt d'un massacre de 78 civils imputé aux forces du régime de Bachar al Assad par les opposants au président syrien.

Un journaliste de la BBC qui accompagnait les "bérets bleus" dans ce hameau du centre de la Syrie a jugé évident qu'un "crime terrible" y avait été commis.

"C'était un spectacle écoeurant", a dit Paul Danahar. "Nous n'avons pas trouvé de cadavres, mais nous avons trouvé des traces du passage de véhicules sur l'asphalte, (qui), d'après l'Onu, ressemblent à celles de véhicules blindés de transport de troupes ou de chars."

Moins de deux semaines après un précédent massacre d'au moins 108 personnes à Houla, la tuerie à Mazraat al Qoubir illustre l'incapacité de la communauté internationale, divisée, à mettre fin à quinze mois de violences en Syrie, où le régime tente de mater un soulèvement.

Le plan de paix proposé par le médiateur Kofi Annan n'a pas porté ses fruits jusqu'à présent, malgré l'instauration officielle d'un cessez-le-feu le 12 avril.

De plus en plus de civils syriens sont contraints de fuir de chez eux face à la propagation des combats entre l'armée syrienne et les insurgés, a dit vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

"Certains disent que le plan (de paix) est probablement mort", a déclaré Kofi Annan à Washington avant un entretien avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.

"Le problème est-il le plan ou le problème est-il sa mise en oeuvre ?", a-t-il interrogé. "Si c'est la mise en oeuvre, comment agir sur ce point ? Et si c'est le plan, quelles autres solutions avons-nous ?"

CERVELLE SUR LE SOL

Les observateurs de l'Onu sont arrivés à Mazraat al Qoubeir, où vivaient environ 150 personnes, après en avoir été empêchés la veille par les forces syriennes et des villageois.

"Dès qu'on pénètre dans la première demeure, on est saisi par l'odeur nauséabonde de la chaire brûlée", a décrit Paul Danahar. "On se rend compte qu'un crime terrible y a été commis, tout a été brûlé, les maisons ont été éventrées, une grenade RPG (a) creusé un trou sur un flanc de la maison."

"Les scènes les plus éprouvantes se trouvaient dans la maison suivante. J'ai pénétré à l'intérieur et j'ai vu des morceaux de cervelle sur le sol. Il y avait une nappe couverte de sang et de lambeaux de chair et quelqu'un avait essayé d'éponger le sang en le rassemblant dans un coin mais on dirait que cette personne a abandonné tellement il y en avait", a poursuivi le journaliste.

D'après les opposants au régime, au moins 78 personnes ont été tuées par balle, à l'arme blanche ou brûlées vives dans ce village sunnite par les forces fidèles au régime dominé par les alaouites. Ces mêmes opposants accusent les "chabihas", miliciens soutenant Bachar al Assad, d'avoir désormais la bride sur le cou et de s'en prendre sans le moindre discernement aux civils sunnites, qu'ils participent ou non à la contestation.

Les autorités syriennes ont condamné les massacres de Mazraat al Qoubeir et de Houla, imputés à des "terroristes".

A travers le pays, les malades et les blessés ont beaucoup de mal à recevoir des soins et l'approvisionnement, notamment en pain, se raréfie, selon le CICR, seule organisation internationale à avoir déployé des humanitaires en Syrie.

Le CICR, qui oeuvre sur le terrain aux côtés du Croissant-Rouge arabe syrien, fournit des rations alimentaires à 400.000 personnes, sur un total de 1,5 million qui sont directement ou indirectement touchées par le conflit, mais aussi par la sécheresse sévissant dans le Nord-Est.

"Actuellement, la situation est extrêmement tendue non seulement à Houla, non seulement à Hama, mais en de nombreux, nombreux endroits à travers le pays", a déclaré Hicham Hassan, porte-parole du CICR, lors d'un point de presse à Genève.

Le CICR a réaffirmé qu'à son avis une guerre civile - qu'il appelle "conflit armé non international" - faisait d'ores et déjà rage dans certains secteurs du pays, ce qui signifie que certaines règles du droit humanitaire international relatif au traitement des civils et des prisonniers doivent s'appliquer".

UN AMÉRICAIN À MOSCOU

Trois cents observateurs de l'Onu sont déployés à travers la Syrie pour surveiller une trêve en vigueur théoriquement depuis le 12 avril mais qui n'a, dans les faits, jamais été respectée.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré jeudi qu'une guerre civile était imminente en Syrie et que des "terroristes tiraient parti du chaos".

Même son de cloche chez l'émissaire international pour la Syrie, Kofi Annan, pour qui la situation risque de devenir incontrôlée sous peu. Il a appelé à exercer de "fortes pressions" sur Damas pour juguler les violences.

Des émeutes et autres violences ont éclaté vendredi en plusieurs points de Syrie, au lendemain de la mort de 31 personnes dans les violences.

Une voiture piégée a explosé au passage d'un autocar transportant des hommes de la sécurité, faisant au moins deux morts, dans la banlieue de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Une autre voiture piégée a explosé devant un poste de police à Idlib, tuant au moins cinq personnes, a ajouté l'OSDH.

Les forces syriennes ont d'autre part pilonné Khalidia, quartier tenu par les insurgés à Homs, qu'elles ont ensuite tenté de prendre, et le secteur de Luja à Deraa, près de la frontière jordanienne, selon des opposants.

Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis souhaitaient oeuvrer avec les autres membres du Conseil de sécurité de l'Onu à la convocation d'une conférence sur l'avenir politique de la Syrie. Elle voit d'un mauvais oeil l'idée, défendue par Kofi Annan et par Moscou, d'un "groupe de contact" qui réunirait les grandes puissances et les pays de la région, dont l'Iran, allié stratégique d'Assad.

Un responsable du département d'Etat américain, Fred Hof, s'est entretenu à Moscou avec les vice-ministres russes des Affaires étrangères Guennadi Gatilov et Mikhaïl Bogdanov, pour tenter d'infléchir la position des Russes sur un départ d'Assad du pouvoir.

Eric Faye et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser


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