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L'IGPN saisie de 78 cas présumés de violences policières
Reuters11/01/2019 à 13:14

L'IGPN SAISIE DE 78 CAS PRÉSUMÉS DE VIOLENCES POLICIÈRES

PARIS (Reuters) - L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a reçu depuis le début du mouvement des "Gilets jaunes", à la mi-novembre, 200 signalements pour violences policières présumés et a été saisi de 78 dossiers par l'autorité judiciaire, a déclaré vendredi le directeur général de la police nationale (DGPN).

Eric Morvan a précisé à France Inter qu'aucun policier n'avait été suspendu pour l'instant dans le cadre de ces dossiers mais a assuré qu'il n'y aurait aucune complaisance à l'égard de tels actes s'ils étaient avérés.

"Il n'y a pas de mois où je ne sois amené à signer des sanctions extrêmement fortes contre des policiers. Donc l'idée selon laquelle il y aurait une permissivité vis-à-vis des forces de police est totalement fausse", a-t-il déclaré.

Il a également rejeté l'idée qu'on puisse mettre sur le même plan des manifestants violents et des policiers chargés du maintien ou du rétablissement de l'ordre.

"Il n'est pas normal (...) qu'on puisse mettre sur le même pied d'égalité des manifestants, qui sont en fait des émeutiers quand on arrive à ce degré de violence, et puis de l'autre côté des agents de la force publique, qui ont pour mission, encadrée par la loi, le maintien de l'ordre public", a-t-il déclaré.

"Le maintien de l'ordre public, voire son rétablissement, ça ne se fait pas sans moyens", a-t-il poursuivi. "Rétablir l'ordre public c'est utiliser (...) des armes intermédiaires qui peuvent provoquer des blessures."

Eric Morvan a toutefois souligné que les "flash balls" dénoncés par des manifestants n'étaient plus utilisés.

"On utilise ce qu'on appelle des lanceurs de balles de défense, qui ont une visée, et donc il y a moins d'accidents qu'avec les flash balls, qui n'en disposaient pas", a expliqué le patron de la police nationale. Il est convenu que cela pouvait tout de même occasionner des blessures involontaires.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

10 commentaires

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  • g.joly1
    11 janvier16:54

    M7163258 : lorsque qu'un manifestant pacifique ramasse une grenade, lancéé parfois de façon illégale à tir tendu, alors qu'il n'y a aucune violence comme on a pu le constater sur de nombreuses vidéos, de quel côté est l'outrance ? Vous êtes décidemment très endoctriné et systématiquement du côté du manche et vous ne voulez pas voir la réalité.

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  • M7163258
    11 janvier16:31

    g.joly1 "5 000 blessés par des policiers qui ne respectent pas la loi. " outrances non étayées lorsqu'un casseur ou un gilet jaune par ex ramasse une grenade pour la renvoyer sur les forces de l'ordre par exemple les policiers ne sont pas responsables s'il se blesse! Et puis nous avons bien vu où se trouvait la très grande majorité de l'extrême violence! Vos outrances ne changeront pas la réalité!!

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  • M7163258
    11 janvier16:28

    M9214798 et le complotisme ordinaire apparenté à ce que Hannah Arendt décrivait:" la banalité du mal" !!!

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  • padamalg
    11 janvier15:25

    Que les Gilets jaunes aillent faire un tour en Turquie, en Chine, en Arabie Saoudite, au Venezuela et j'en passe: ils verraient ce que c'est que les vraies violences policières

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  • M9214798
    11 janvier14:33

    La police agit sous le contrôle du gouvernement qui a intêret à provoquer des violences pour discréditer le mouvement des GJ. C'est une évidence. La question est combien de temps les policiers accepteront de faire ce salle boulot. Castagneur ne ménage pas son temps pour les caresser dans le sens du poil.

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