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L'heure est au rassemblement de l'UMP, dit Jean-François Copé

Reuters06/07/2013 à 17:01

EN SOLOGNE, L'UMP APPELLE AU RASSEMBLEMENT

par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Vingt quatre heures après l'amorce de retour de Nicolas Sarkozy sur l'avant-scène politique, la Droite forte a placé sa première Fête de la violette, samedi en Sologne, sous le signe du soutien à l'ancien président et du rassemblement.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a appelé les militants réunis à La Ferté Imbault (Loir-et-Cher) à mettre fin aux divisions pour mettre le parti en "ordre de bataille pour offrir à la France un chemin d'espérance".

"L'heure maintenant est au rassemblement, il n'y a plus de place ni pour les petites phrases, ni pour les divisions, ni pour la politique politicienne. Une famille rassemblée", a-t-il lancé aux militants.

Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, les deux animateurs de la Droite forte, mouvement arrivé en tête au congrès de 2012, ont l'ambition de créer un élan en faveur de Nicolas Sarkozy, dont ils souhaitent ardemment la candidature à la présidentielle de 2017.

Sa présence n'était pas annoncée en Sologne, mais Nicolas Sarkozy était dans toutes les têtes et au coeur des discussions des 1.500 sympathisants réunis dans un cadre champêtre.

"Notre dénominateur commun, c'est le sarkozysme. Face aux attaques, de plus en plus de militants et de Français veulent le soutenir", a expliqué Geoffroy Didier.

Après le rejet de ses comptes de campagne de 2012, Nicolas Sarkozy a claqué la porte du Conseil constitutionnel et lancé sur Facebook un appel à la mobilisation pour sauver une UMP "en péril", privée de près de 11 millions d'euros de subventions publiques.

PLUS D'UN MILLION D'EUROS RECOLTES PAR L'UMP

Même si son entourage s'efforce de dire que cela ne marque pas son retour officiel en politique, l'ancien président a affirmé qu'il retrouvait ainsi sa liberté de parole et ses proches ne cachent plus qu'il est impatient d'en découdre.

Ce nouveau positionnement se concrétisera dès lundi lors de la réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP, à laquelle l'ancien chef de l'Etat assistera.

Roger Karoutchi, vice-président de l'UMP, a estimé sur i>Télé qu'il était "trop tôt" pour que Nicolas Sarkozy fasse un vrai retour, mais qu'il allait intervenir "de temps en temps".

François Hollande et les poids lourds de la majorité socialiste se sont élevés contre les attaques de Nicolas Sarkozy et des dirigeants de l'UMP contre le Conseil constitutionnel.

"Le Conseil constitutionnel doit être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté et personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institution, sans alors mettre en cause l'ensemble des institutions", a déclaré le chef de l'Etat vendredi lors d'une conférence de presse en Tunisie.

Mais pour les fidèles de Nicolas Sarkozy, l'ancien président, dont le nom est cité dans plusieurs dossiers judiciaires et qui a été mis en examen dans l'affaire Bettencourt, est l'objet d'un véritable "acharnement".

L'UMP joue également la victimisation sur sa situation financière, la décision du Conseil constitutionnel aggravant brutalement des comptes déjà mis à mal par les résultats du parti aux dernières législatives.

Jean-François Copé a annoncé jeudi le lancement d'"une grande souscription nationale" et appelé "les militants", "sympathisants" et tous les Français à répondre à cette campagne de dons "afin de barrer la route" à ceux qui rêvent de "voir l'espace politique français monopolisé par la gauche et par les partis extrémistes".

Depuis cet appel, relayé par Nicolas Sarkozy sur Facebook, plus d'un million d'euros ont été récoltés par le parti, a déclaré Jean-François Copé à son arrivée à la Fête de la violette. "J'ai été extrêmement touché et ému de voir la réaction des Français", a-t-il dit.

L'UMP joue toutefois une course de vitesse, car il doit réunir encore 10 millions d'euros pour solder fin juillet un emprunt bancaire.

Edité par Pascal Liétout

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