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L'ex-directeur du Trésor fustige l'arbitrage accepté par Lagarde

Reuters14/12/2016 à 13:50

L'EX-DIRECTEUR DU TRÉSOR CRITIQUE L'ARBITRAGE ACCEPTÉ PAR LAGARDE

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - L'ex-directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE), dont l'hostilité à l'arbitrage Tapie est au coeur des accusations qui pèsent contre Christine Lagarde, s'est dit "choqué" mercredi de la rapidité avec laquelle la décision de ne pas engager de recours contre la sentence a été prise.

L'ancien haut fonctionnaire, désormais associé dans un fonds d'investissement après avoir été directeur du Trésor, n'a pas mâché ses mots contre un arbitrage jugé "extrêmement dangereux", et pour lequel ses services ont "essayé de limiter les dégâts".

Il était cité comme témoin au procès pour négligences de la directrice générale du Fonds monétaire international.

Celle qui était ministre des Finances à l'époque des faits est accusée d'avoir pris une décision "malvenue" allant à l'encontre "de l'avis répété" de l'APE et d'avoir renoncé de manière "précipitée" à exercer un recours contre la sentence, une fois celle-ci prononcée.

A l'APE, "nous étions absolument convaincus (...) que cet arbitrage était fondamentalement contraire aux intérêts de l'Etat", a déclaré Bruno Bézard à la barre.

"Ne pas engager de recours était une erreur", a-t-il ajouté, se disant "plus choqué par la rapidité de renonciation au recours que par la rapidité de décision" d'entrer en arbitrage.

"Il y avait une part de doute considérable" quant au potentiel résultat d'un recours contre l'arbitrage, a reconnu Bruno Bézard. Mais "devant une décision aussi scandaleuse (elle a accordé 403 millions d'euros à l'homme d'affaires avec les intérêts, NDLR), même si nous avions une chance sur 1.000 de gagner, il n'y avait que des avantages, et aucun inconvénient" à tenter le recours, a-t-il estimé.

"HÉMORRAGIE" DES HONORAIRES

Christine Lagarde dit s'être reposée sur son directeur de cabinet, Stéphane Richard, pour la décision d'entrer en arbitrage, mais avoir personnellement étudié de près la question du recours.

Quand, le 28 juillet 2008, elle décide de ne pas s'opposer à une sentence "excessive à bien des égards", c'est pour faire "cesser l'hémorragie des honoraires" et "mettre un terme" à un contentieux vieux de 15 ans entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas, a-t-elle assuré mardi.

Les frais d'avocats s'élevaient, pour la seule année 2005, à 32 millions d'euros pour le Consortium de réalisation (CDR), organisme chargé de liquider les actifs de l'ancienne banque publique, a-t-elle précisé.

Mais cet argument a été mis à mal mercredi par Bruno Bézard. "L'APE, d'une façon générale, était vigilante sur les frais d'avocats du CDR", a-t-il dit.

Et de souligner que le dossier Tapie n'était pas le seul, ni le plus onéreux, à générer des frais d'avocats pour le CDR. Selon lui, le budget annuel des frais pour ce seul dossier était en fait de 1,2 à 2,3 millions d'euros.

Interrogé sur la raison pour laquelle il n'a pas, face à une décision lui semblant si contraire aux intérêts de l'Etat, essayé d'obtenir un rendez-vous auprès de la ministre des Finances, il a répondu : "je pense que ça n'aurait servi à rien puisque la décision d'aller à l'arbitrage était prise ou allait être prise."

"Une bonne partie de l'appareil d'Etat allait dans ce sens", a-t-il ajouté, citant les membres de gouvernement, Matignon et la présidence de la République.

TAPIE DANS LES COULOIRS DU MINISTÈRE

La directrice générale du FMI, qui dit avoir toujours "travaillé en confiance avec ses équipes" et n'avoir reçu "aucune instruction", n'a pas exclu d'avoir été "abusée" dans ce dossier.

Son ex-directeur de cabinet Stéphane Richard, désormais PDG d'Orange, a refusé de venir témoigner mercredi à son procès, mettant en avant la "contradiction" de son statut de témoin devant la Cour de justice de la République et de mis en examen dans l'enquête toujours en cours sur l'arbitrage Tapie.

Soupçonné d'avoir "dissimulé" à Christine Lagarde des éléments "essentiels" du dossier, désormais entaché de soupçons de fraude, il assure avoir agi avec pour unique volonté "de servir l'intérêt public".

Sans présager de l'ampleur de la fraude désormais présumée, Bruno Bézard a indiqué mercredi qu'il avait perçu, à l'époque, des "promiscuités curieuses" dans cette affaire.

"J'ai le souvenir que mes collaborateurs ont pu rencontrer Monsieur Tapie dans les couloirs du ministère, ce qui était un peu inattendu", a-t-il dit. "La façon dont le directeur de cabinet (Stéphane Richard, NDLR) présentait le dossier semblait indiquer une volonté d'aboutir quoi qu'il arrive à un arbitrage dans le cadre d'une compréhension assez poussée des intérêts de Monsieur Tapie", a-t-il ajouté.

Christine Lagarde a déclaré à plusieurs reprises ne pas avoir eu connaissance de toutes les notes de ses services (notamment de l'APE) au sujet de l'arbitrage, ni avoir été au courant de toutes les réunions organisées, y compris à l'Elysée.

"Ce n'est pas une faute de goût de ne pas suivre l'avis des services et encore moins un délit pénal", a noté Bruno Bézard. Et d'ajouter, sibyllin : "Un ministre ne peut pas lire une note si elle ne lui est pas donnée."

(édité par Yves Clarisse)

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