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L'ETA remet à la France une liste de caches d'armes
Reuters08/04/2017 à 11:22

 (Actualisé avec précisions) 
    par Claude Canellas 
    BAYONNE, Pyrénées-Atlantiques, 8 avril (Reuters) - Les 
séparatistes basques de l'ETA ont fait parvenir samedi aux 
autorités françaises une liste de caches d'armes situées dans le 
Sud-Ouest de la France, une opération qu'ils présentent comme le 
symbole de leur volonté de renoncer à la lutte armée. 
    Le porte-parole de la Commission internationale de 
vérification mise en place pour s'assurer du respect du 
cessez-le-feu décrété depuis 2011 par l'organisation, le 
Sri-Lankais Ram Manikkaligam, a annoncé qu'il avait reçu une 
liste des caches de l'ETA des mains d'un représentant de la 
société civile basque, Jean-Noël Etcheverry. 
    "Cette information a été immédiatement transmise aux 
autorités françaises compétentes", a-t-il déclaré lors d'une 
conférence de presse au théâtre municipal de Bayonne. 
    Elles vont maintenant "sécuriser et collecter l'arsenal de 
l'ETA", a-t-il ajouté. 
    Selon des experts de la lutte anti-terroriste, l'arsenal 
d'ETA comprendrait environ 130 armes de poing et deux tonnes 
d'explosifs disséminés dans plusieurs caches. 
    L'organisation a voulu faire de ce samedi 8 avril un "jour 
du désarmement", une initiative accueillie avec prudence en 
France et scepticisme, voire hostilité, en Espagne, où le 
gouvernement doute de la possibilité d'un désarmement complet 
d'une organisation dont la lutte contre Madrid a fait plus de 
800 morts en quarante ans.  
    Lors d'une opération présentée comme une amorce du 
désarmement de l'ETA, cinq personnes avaient été interpellées le 
16 décembre à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques), où un stock 
d'armes représentant 15% de l'arsenal de l'organisation avait 
été saisi. 
    Les cinq, parmi lesquels figuraient des "artisans de la 
paix", intermédiaires dans le processus, avaient été mis en 
examen par un juge antiterroriste du parquet de Paris pour port, 
transport et détention d'armes, de munitions et de produits 
explosifs", puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. 
    Jean-Noël Etcheverry, leader du mouvement écologiste Bizi, 
appartient à ce groupe de personnalités. 
    En visite dans le Sud-Ouest fin mars, le Premier ministre 
français Bernard Cazeneuve avait indiqué que le gouvernement ne 
pouvait s'opposer à la restitution d'armes à l'origine d'actes 
de violences mais que l'opération devait se faire "dans le cadre 
du respect des procédures judiciaires qui ont été engagées après 
que les crimes ont été commis". 
    En Espagne, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a 
déclaré de son côté que "l'ETA a fait une énième annonce de 
désarmement (...) cela se fera en échange de rien". 
    "Nous entrons dans une situation irréversible, la violence 
ne sera plus utilisée pour obtenir l'autodétermination et 
l'indépendance", a assuré vendredi Arnaldo Otegi, dirigeant du 
parti indépendantiste basque espagnol EH Bildu. 
 
 (édité par Yann Le Guernigou) 
 

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