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L'électorat "bobo" au centre des convoitises à Paris

Reuters19/03/2014 à 13:50

L'ÉLECTORAT "BOBO" AU CENTRE DES CONVOITISES À PARIS

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Anne Hidalgo craint leur désamour, Nathalie Kosciusko-Morizet tente de les séduire: les "bourgeois bohêmes", qui ont ancré à gauche la capitale des paradoxes sociologiques, sont l'un des électorats les plus convoités de la municipale parisienne.

Les chances de succès de la candidate UMP-UDI-MoDem, censée incarner la "boboïtude" d'une droite nouvelle affranchie des années Chirac-Tiberi, se mesurent à cette aune, inaccessible à en croire l'équipe d'Anne Hidalgo.

"Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas pris sur l'électorat 'bobo'", estime-t-on dans le camp de la candidate socialiste.

Selon Délits d'opinion, site d'analyse des tendances de l'opinion, "la ligne de crête est étroite pour la droite", qui a les plus grandes difficultés à déplacer son centre de gravité historique -l'Ouest- vers l'Est, berceau des "bobos".

La singularité du scrutin, où il convient d'emporter les "gros" arrondissements afin d'être majoritaire au Conseil de Paris, impose à Nathalie Kosciusko-Morizet d'obtenir au moins 53% des suffrages pour espérer l'emporter, selon son calcul.

Le maire est élu par 163 conseillers de Paris, désignés dans chacun des vingt arrondissements proportionnellement à la population. Ainsi, le 1er arrondissement, le moins peuplé, compte dix conseillers; le XVe, le plus peuplé, en détient 18.

La droite contrôle actuellement sept arrondissements : les 1er, 5e, 6e, 7e, 15e, 16e et 17e.

La victoire, dans une ville qui a voté à plus de 55% pour François Hollande, passerait par la conquête des arrondissements de l'Est, bastions traditionnels de la gauche remodelés par l'implantation d'une population plus aisée, un phénomène de "gentrification" (de l'anglais "gentry", "petite noblesse") qui s'est accentué depuis l'élection de Bertrand Delanoë en 2001.

"PARIS N'ACCUEILLE PLUS QUE LES RICHES..."

Dans "Sociologie de Paris" (2004), Monique et Michel Pinçon alertaient déjà contre les limites de la "déprolétarisation" et de la "mixité sociale" vantée par la municipalité socialiste: "le rapprochement spatial (...) exacerbe souvent les distances et les tensions, les moins favorisés supportant mal un rapport de domination déjà subi dans le travail".

"Paris n'accueille plus que les riches ou une classe populaire très aidée et favorable à la gauche plus qu'à la droite", juge Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris.

Ce que dément Bertrand Delanoë, malgré la flambée des prix de l'immobilier depuis trente ans dans la capitale, où le coût des logements a triplé.

"Il n?y a plus l?Ouest favorisé et l?Est délaissé. Ménilmontant, Château Rouge, la Villette, Belleville, la porte de Montreuil, la porte d'Orléans, Tolbiac, et tant d'autres quartiers de l'Est, se sont métamorphosés en dix ans, ils ont rejoint le mouvement de Paris, il y a une seule ville".

Le prix moyen du mètre carré à Paris s'établit à environ 8.200 euros aujourd'hui contre 3.650 euros en 2000.

Sûr de l'appoint des électeurs de droite de l'Ouest parisien, Nathalie Kosciusko-Morizet tente de capter une partie de cet électorat "bobo" en mettant l'accent sur l'environnement, le logement, la vie scolaire et la culture.

Mais elle entend aussi rallier les "trahis de la gauche", l'électorat populaire irrité par une ville qui exclut, en se présentant notamment comme la candidate du "zéro impôt".

"Cela correspond sûrement à une partie de l'électorat bobo mais cela ne correspond pas du tout à l'électorat populaire qui existe encore à Paris et qui est très éloigné de l'image que donne d'elle-même Mme Kosciusko-Morizet", déclarait en février la présidente du Front national Marine Le Pen.

"L'EXODE DES FAMILLES"

Selon une enquête OpinionWay réalisé les 27 et 28 février pour Le Figaro, 42% des électeurs de François Hollande au premier tour de la présidentielle de 2012 ont le sentiment que l'on vit moins bien à Paris aujourd'hui qu'il y a dix ans, à l'instar de 70% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

Dans son programme, la chef de file de la droite promet de relancer la construction de logements intermédiaires, "ainsi qu'une politique active en faveur de l'accession à la propriété" pour freiner "l'exode des familles".

Elle cite une statistique de l'Insee selon laquelle seuls 42% des appartements parisiens comptent au moins 3 pièces et les loyers sont 50% plus chers à Paris qu'en petite couronne.

Dans le XVIIIe arrondissement, qui a voté à plus de 70% pour François Hollande, l'UMP Pierre-Yves Bournazel fait campagne pour "redonner leur chance aux classes moyennes" dans "la ville des plus aidés et des plus aisés" tout en égrenant des propositions "bobos" telles que le développement du "bio" dans les cantines scolaires ou une flotte de bus "verts".

La lutte contre la pollution, délaissée par ses prédécesseurs, figure en bonne place dans le programme de Nathalie Kosciusko-Morizet. "Du gadget", dit un élu socialiste, qui met en avant le bilan environnemental de Bertrand Delanoë.

Selon la mairie, le nombre de voitures en circulation à Paris a baissé de plus d?un quart depuis 2001 et les émissions de dioxyde de carbone et de benzène ont diminué de 80%. Au premier trimestre 2014, le seuil des 200 millions de déplacements à Vélib', le service de vélos en location lancé en 2007, devrait être franchi.

"Bertrand Delanoë ne trouve rien d?autre à dire ou à faire que d?oser affirmer, sans peur du ridicule, que Paris a été efficace dans la lutte contre la pollution. Si l'équipe sortante s'était vraiment investie dans la lutte contre la pollution, comment expliquer que les bus soient encore diesel?", a demandé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui fut ministre de l'Environnement.

(Edité par Yves Clarisse)

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