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L'effroi des habitants du Teil en Ardèche, après le séisme
AFP11/11/2019 à 18:56

Des pompiers et un gendarme près d'une église à Le Teil, le 11 novembre 2019, après le tremblement de terre ( AFP / JEFF PACHOUD )

"J'ai eu la peur de ma vie!": comme d'autres habitants, le maire du Teil Olivier Pévérelli demeurait sous le choc lundi après le fort séisme qui a endommagé plus de 200 habitations de cette cité ardéchoise limitrophe de Montélimar.

L'élu PS de cette ville de plus de 8.500 habitants située aux confins de l'Ardèche et de la Drôme se trouvait en compagnie de son frère quand il a ressenti la secousse, d'une magnitude de 5,4 et sans précédent en France continentale depuis 2003. 

"C'était juste après la cérémonie du 11 novembre, nous étions assis à table et nous avons eu l'impression que la maison se soulevait du sol comme un vaisseau", raconte-t-il. Comme tous les habitants du Teil, M. Pévérelli est encore éberlué d'avoir été ainsi secoué, dans cette zone peu habituée aux séismes.

"J'ai eu la peur de ma vie, c'est très impressionnant, tous les meubles sont tombés, la vaisselle a été cassée et nous avons été projetés à terre tous les deux", poursuit-il.

Un homme passe devant un clocher effondré après un tremblement de terre à Le Teil, le 11 novembre 2019 ( AFP / JEFF PACHOUD )

La maison de Sammy George, dans le quartier des Sablons, a été fissurée de part en part: une large entaille traverse les plafonds de la cuisine et du salon. Au sol, des débris témoignent de la violence de la secousse.

"J'étais en train de faire une salade quand la maison s'est déplacée sur un mètre de chaque côté, j'ai cru que le gaz avait explosé. Des tuyaux ont dû se débrancher car l'eau coule au sous-sol. Quand la maison s'est déplacée j'ai crié à ma femme +sors vite! sors vite!+", raconte-t-il les larmes aux yeux.

- La nuit au gymnase -

Selon M. Pévérelli, entre 20 et 30 maisons se sont effondrées, et d'autres présentent "de grandes lézardes, on voit parfois entre les murs", assure-t-il.

Les deux clochers du village "sont prêts à tomber" et le dernier étage de l'hôtel de ville est inaccessible car "les plafonds sont tombés", ajoute-t-il.

Des habitants du Teil réfugiés dans le gymnase après le tremblement de terre, le 11 novembre 2019 ( AFP / JEFF PACHOUD )

"Ca fait plusieurs années que je rénove cette maison, je vais avoir beaucoup de travaux" fulmine Laurent George, un habitant du Teil en montrant une fissure large de plusieurs centimètres à l'angle supérieur de sa bâtisse aux volets verts.

"Mon bâtiment a été cassé à l'intérieur, à l'extérieur, il est fissuré de partout", témoignait de son côté Brahim, habitant du quartier des Sablons. 

Dans un premier bilan, la préfète de l'Ardèche Françoise Souliman relève "essentiellement des dégâts matériels" et "des blessures légères, souvent des crises de spasmophilie dues à la peur." A Montélimar en revanche, on a déploré un blessé grave après la chute d'un échafaudage.

"Sur Le Teil, pour l'instant on estime entre 200 et 250 habitations endommagées au point probablement de ne pas pouvoir y séjourner ce soir. On ouvre trois gymnases pour héberger les gens et les nourrir jusqu'à demain matin", détaille-t-elle, d'autant que les experts redoutent une possible forte réplique.

"Demain matin passeront les experts pour voir les dégâts profonds ou pas des bâtiments", poursuit la préfète, ajoutant que "tous les établissements scolaires" seront fermés mardi. "Des dégâts ont été constatés et on veut prendre toutes les précautions", justifie-t-elle. 

Par ailleurs, ajoute-t-elle, des éléments de la gendarmerie mobile "patrouilleront toute la nuit" pour surveiller les logements vides et éviter les pillages.

"On a eu la chance que cela se passe de jour et un week-end, donc les gens étaient plutôt chez eux avec leurs enfants. Les gens sont restés très calmes et très patients", conclut Mme Souliman.

sth-ag/cca/cbn

1 commentaire

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  • M1132305
    11 novembre19:07

    Encore un effet du réchauffement climatique...

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