Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

L'armée clarifie la situation au Burkina Faso

Reuters01/11/2014 à 17:14

L'ARMÉE CLARIFIE LA SITUATION AU BURKINA FASO

par Mathieu Bonkougou et Nadoun Coulibaly

OUAGADOUGOU (Reuters) - L'armée du Burkina Faso a mis fin à vingt-quatre heures de confusion en désignant samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, officier de la garde présidentielle, pour conduire la transition ouverte par la démission de Blaise Compaoré.

L'ex-président, poussé vers la sortie après vingt-sept années passées au pouvoir par un mouvement de contestation populaire sans précédent, s'est réfugié pour sa part en Côte d'Ivoire.

Dans un communiqué diffusé samedi, l'armée annonce que "le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida a été retenu à l'unanimité pour conduire la période de transition ouverte après le départ du président Blaise Compaoré".

La forme et le calendrier de cette transition seront précisées lors de consultations avec l'ensemble des acteurs de la société civile.

Diffusée à l'issue d'une réunion des principaux chefs militaires du pays, cette déclaration clarifie la situation au sommet de l'Etat et tranche en faveur de Zida la lutte de pouvoir qui l'opposait au général Honoré Traoré, le chef d'état-major.

Ce dernier avait pourtant proclamé vendredi après-midi, dans la demi-heure suivant l'annonce de la démission de Compaoré, qu'il assumait désormais la responsabilité de chef de l'Etat.

Mais sa déclaration avait déclenché la colère parmi les dizaines de milliers de manifestants rassemblés sur la place de la Nation, à Ouagadougou, épicentre du mouvement de contestation qui a obtenu le départ de Compaoré.

Après la mise au point de l'armée, l'Union pour le progrès et le changement (UPC), principal parti d'opposition, a réclamé l'ouverture immédiate de consultations pour déterminer le calendrier de prochaines élections.

Les bouleversements survenus en quelques jours à peine dans l'ex-colonie française sont suivis de très près par la France, dont des forces spéciales sont stationnées dans le pays, et par les Etats-Unis.

En 27 ans, Blaise Compaoré, qui voulait modifier la constitution pour briguer un nouveau mandat fin 2015, s'était taillé un statut de médiateur régional. Le Burkina Faso est l'une des bases de l'opération Barkhane mise en place par la France pour contrer les groupes islamistes au Mali et dans le reste de la bande sahélienne.

Vendredi, Paris a salué le départ de Compaoré "qui permet de trouver une issue à la crise" et a appelé à la "tenue rapide d'élections démocratiques".

"PAS UN COUP D'ÉTAT, MAIS UN SOULÈVEMENT POPULAIRE"

Dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que des échanges de tirs nourris avaient été entendus près du palais présidentiel, le lieutenant-colonel Zida annonçait à la radio qu'il avait pris le pouvoir.

"J'assume désormais, à partir d'aujourd'hui, les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l'Etat pour assurer la continuité de l'Etat", a-t-il dit dans une allocution prononcée, en uniforme, dans un studio de la chaîne de télévision BF1.

"Je salue la mémoire des martyrs de cette insurrection et m'incline devant les sacrifices consentis par notre peuple", a-t-il ajouté. Les violentes manifestations de jeudi, quand le bâtiment de l'Assemblée nationale a été incendié, ont fait au moins trois morts.

C'est la septième fois qu'un officier de l'armée prend le pouvoir depuis l'indépendance en 1960 de l'ex-Haute Volta, mais Isaac Zida a assuré qu'il ne s'agissait "pas d'un coup d'Etat mais d'un soulèvement populaire".

L'armée, a-t-il expliqué, est intervenue "pour éviter que s'installe l'anarchie" et "amorcer un processus de transition démocratique". Il a promis que l'ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile y seraient associés et a également demandé la "compréhension" et le soutien de la communauté internationale et en particulier de l'Union africaine et de la Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Un couvre-feu est entré en vigueur, de 19h00 GMT à 6h00 GMT. L'aéroport de la capitale et les frontières terrestres ont été fermées.

Samedi, le calme est revenu dans les rues de Ouagadougou où des soldats patrouillaient.

Le président déchu Blaise Compaoré, qui avait quitté Ouagadougou après sa démission, a trouvé refuge en Côte d'Ivoire. Son arrivée, ainsi que celle de sa famille et de proches, a été confirmée par la présidence ivoirienne.

De sources militaires ivoiriennes, on précise qu'il se trouve à Assinie, une station balnéaire située à l'est d'Abidjan, la capitale économiq

par Mathieu Bonkougou et Nadoun Coulibaly

OUAGADOUGOU (Reuters) - L'armée du Burkina Faso a mis fin à vingt-quatre heures de confusion en désignant samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida, officier de la garde présidentielle, pour conduire la transition ouverte par la démission de Blaise Compaoré.

L'ex-président, poussé vers la sortie après vingt-sept années passées au pouvoir par un mouvement de contestation populaire sans précédent, s'est réfugié pour sa part en Côte d'Ivoire.

Dans un communiqué diffusé samedi, l'armée annonce que "le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida a été retenu à l'unanimité pour conduire la période de transition ouverte après le départ du président Blaise Compaoré".

La forme et le calendrier de cette transition seront précisées lors de consultations avec l'ensemble des acteurs de la société civile.

Diffusée à l'issue d'une réunion des principaux chefs militaires du pays, cette déclaration clarifie la situation au sommet de l'Etat et tranche en faveur de Zida la lutte de pouvoir qui l'opposait au général Honoré Traoré, le chef d'état-major.

Ce dernier avait pourtant proclamé vendredi après-midi, dans la demi-heure suivant l'annonce de la démission de Compaoré, qu'il assumait désormais la responsabilité de chef de l'Etat.

Mais sa déclaration avait déclenché la colère parmi les dizaines de milliers de manifestants rassemblés sur la place de la Nation, à Ouagadougou, épicentre du mouvement de contestation qui a obtenu le départ de Compaoré.

Après la mise au point de l'armée, l'Union pour le progrès et le changement (UPC), principal parti d'opposition, a réclamé l'ouverture immédiate de consultations pour déterminer le calendrier de prochaines élections.

Les bouleversements survenus en quelques jours à peine dans l'ex-colonie française sont suivis de très près par la France, dont des forces spéciales sont stationnées dans le pays, et par les Etats-Unis.

En 27 ans, Blaise Compaoré, qui voulait modifier la constitution pour briguer un nouveau mandat fin 2015, s'était taillé un statut de médiateur régional. Le Burkina Faso est l'une des bases de l'opération Barkhane mise en place par la France pour contrer les groupes islamistes au Mali et dans le reste de la bande sahélienne.

Vendredi, Paris a salué le départ de Compaoré "qui permet de trouver une issue à la crise" et a appelé à la "tenue rapide d'élections démocratiques".

"PAS UN COUP D'ÉTAT, MAIS UN SOULÈVEMENT POPULAIRE"

Dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que des échanges de tirs nourris avaient été entendus près du palais présidentiel, le lieutenant-colonel Zida annonçait à la radio qu'il avait pris le pouvoir.

"J'assume désormais, à partir d'aujourd'hui, les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l'Etat pour assurer la continuité de l'Etat", a-t-il dit dans une allocution prononcée, en uniforme, dans un studio de la chaîne de télévision BF1.

"Je salue la mémoire des martyrs de cette insurrection et m'incline devant les sacrifices consentis par notre peuple", a-t-il ajouté. Les violentes manifestations de jeudi, quand le bâtiment de l'Assemblée nationale a été incendié, ont fait au moins trois morts.

C'est la septième fois qu'un officier de l'armée prend le pouvoir depuis l'indépendance en 1960 de l'ex-Haute Volta, mais Isaac Zida a assuré qu'il ne s'agissait "pas d'un coup d'Etat mais d'un soulèvement populaire".

L'armée, a-t-il expliqué, est intervenue "pour éviter que s'installe l'anarchie" et "amorcer un processus de transition démocratique". Il a promis que l'ensemble des partis politiques et des organisations de la société civile y seraient associés et a également demandé la "compréhension" et le soutien de la communauté internationale et en particulier de l'Union africaine et de la Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Un couvre-feu est entré en vigueur, de 19h00 GMT à 6h00 GMT. L'aéroport de la capitale et les frontières terrestres ont été fermées.

Samedi, le calme est revenu dans les rues de Ouagadougou où des soldats patrouillaient.

Le président déchu Blaise Compaoré, qui avait quitté Ouagadougou après sa démission, a trouvé refuge en Côte d'Ivoire. Son arrivée, ainsi que celle de sa famille et de proches, a été confirmée par la présidence ivoirienne.

De sources militaires ivoiriennes, on précise qu'il se trouve à Assinie, une station balnéaire située à l'est d'Abidjan, la capitale économique du pays.

(avec Joe Penney à Ouagadougou, Ange Aboa à Abidjan et Daniel Flynn à Dakar; Agathe Machecourt, Marc Angrand et Henri-Pierre André pour le service français)

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.