Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

L'Afrique du Sud pleure Nelson Mandela, icône mondiale

Reuters06/12/2013 à 18:59

L'AFRIQUE DU SUD PLEURE NELSON MANDELA

par Tosin Sulaiman et Peroshni Govender

JOHANNESBURG (Reuters) - Les Sud-Africains, sous le choc et orphelins, ont salué vendredi la mémoire de Nelson Mandela, "père de la nation-arc-en-ciel" et icône de la lutte contre l'apartheid dont la mort a déclenché une avalanche de réactions émues et admiratives de son oeuvre.

Le premier président noir de l'Afrique du Sud, artisan du démantèlement du système ségrégationniste, s'est éteint jeudi soir à l'âge de 95 ans, laissant le souvenir d'un géant politique dont le courage et l'influence ont été salués unanimement par les dirigeants de la communauté internationale.

"Madiba" avait été soigné pendant plusieurs mois pour une infection pulmonaire récurrente, résultat de ses 27 années d'internement, notamment au bagne de Robben Island, au large du Cap. Si l'état de santé du lauréat du prix Nobel de la paix 1993 demeurait fragile depuis sa sortie de l'hôpital et son retour chez lui, l'annonce de sa mort par le président Jacob Zuma a levé une onde de choc en Afrique du Sud et dans le monde.

Ses obsèques auront lieu le 15 décembre. Son corps reposera dans le village de Qunu, berceau du clan familial dans la province du Cap-Oriental, à 700 km au sud de Johannesburg. Une cérémonie religieuse sera célébrée mardi prochain au Soccer City Stadium de Johannesburg.

Dès l'annonce de sa disparition, certains en Afrique du Sud ont exprimé un malaise face à l'absence physique d'un homme perçu avant tout comme un homme de paix et de réconciliation.

"Je pense que le pays va devenir de plus en plus raciste, les gens vont s'affronter les uns, les autres et mettre dehors les étrangers", a prophétisé Sharçon Qubeka, une secrétaire de 28 ans se rendant à son travail à Johannesburg. "Nelson Mandela était le seul de nos dirigeants capable de garder le pays uni."

Lors d'une messe à la mémoire du défunt, Mgr Desmond Tutu, ancien archevêque du Cap et compagnon de lutte de "Madiba", a répondu à ces craintes. "Faisons-lui ce cadeau d'une Afrique du Sud unie", a-t-il dit. "Suggérer que l'Afrique du Sud puisse s'embraser - comme certains l'ont prédit - revient à discréditer les Sud-Africains et l'héritage de Madiba", a ajouté Mgr Tutu.

"Le soleil va se lever demain et le jour suivant, et encore le suivant. Il ne sera peut-être pas aussi brillant qu'hier, mais la vie continue".

HOMMAGE MONDIAL

A l'annonce de sa mort, les réactions ont afflué du monde entier pour saluer le "courage" et "l'influence" de l'ancien opposant devenu l'infatigable combattant de la lutte contre l'injustice et pour la réconciliation raciale.

Barack Obama, premier Noir élu à la Maison blanche, a jugé que "le monde avait perdu l'un des êtres humains les plus influents et les plus courageux et les plus sincèrement bons. (...) Il a accompli plus que l'on pouvait attendre d'un homme". Sa propre vie, a-t-il souligné, n'aurait pas été la même sans lui.

A Paris, où il ouvrait vendredi un sommet franco-africain consacré aux questions de paix et de sécurité en présence d'une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains, François Hollande a salué "un exemple de résistance face à l'oppression, un exemple de liberté face à l'injustice, un exemple de dignité face à l'humiliation, un exemple de clairvoyance face à l'intolérance, un exemple de pardon face aux haines, un exemple de lucidité face aux dérives du pouvoir, un exemple d'intelligence face aux épreuves".

Le pape François a émis l'espoir que son exemple serait une "source d'inspiration pour de nombreuses générations" en Afrique du Sud.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a invité pour sa part Israéliens et Palestiniens à suivre aussi l'exemple de Madiba pour parvenir à la paix.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se trouvait en session lors de l'annonce du décès et les ambassadeurs ont interrompu leurs travaux pour observer une minute de silence.

QUEL EFFET EN AFRIQUE DU SUD ?

En Afrique du Sud, sa disparition survient dans un moment d'incertitude où se multiplient les mouvements sociaux et les manifestations contre l'indigence de certains services publics, comme l'éducation.

Nelson Mandela voyait dans l'éducation "l'arme la plus puissante pour changer le monde". Près de la moitié des 18-24 ans - la première génération post-apartheid - ne sont plus dans le système éducatif et n'ont pas d'emploi, selon des données officielles. Les sociologues parlent d'une "génération perdue".

L'insécurité, le chômage et la corruption marquent aussi la présidence de Jacob Zuma, lui-même soupçonné de détournement de fonds publics.

Une élection présidentielle et des élections législatives auront lieu l'année prochaine.

L'ANC devrait une nouvelle fois l'emporter, et bénéficiera peut-être même d'un regain dans les urnes du fait de la mort de Mandela, estime Mark Rosenberg, analyste spécialiste de l'Afrique à l'Eurasia Group. Mais à plus long terme, ajoute-t-il, l'ANC devrait en pâtir.

La disparition de Nelson Mandela, argumente-t-il, "va saper la légitimité historique du parti et encourager son rejet par des électeurs qui pensent que l'ANC a échoué dans la mise en oeuvre de ses promesses économiques et s'est engluée dans la corruption".

S'exprimant le visage grave à la télévision, Jacob Zuma, qui a précisé que Nelson Mandela "s'en était allé paisiblement entouré de sa famille vers 20h50, le 5 décembre 2013", a appelé la nation tout entière à "réaffirmer sa vision d'une société où nul n'est exploité, opprimé ou dépossédé par autrui" et à "construire une Afrique du Sud unie, non raciale, non sexiste, démocratique et prospère".

L'UNIFICATEUR

Originaire d'un milieu rural, Nelson Mandela fut l'un des premiers partisans de la résistance armée à l'apartheid en 1960, un combat qui devint un symbole de la seconde moitié du XXe siècle dans les pays émergents.

Lorsque le régime blanc conduit par le président Frederik de Klerk dut céder le pouvoir, Nelson Mandela fut le premier à prôner la réconciliation et le pardon des Noirs en faveur de la minorité blanche.

"Madiba" était devenu président après la victoire de l'ANC aux élections de 1994 avant de se retirer de la politique cinq ans plus tard.

"Il était un grand unificateur et un homme très, très spécial de ce point de vue au-delà de tout ce qu'il a pu accomplir", a commenté sur CNN Frederik de Klerk, qui partagea avec lui le prix Nobel de la paix en 1993.

Nelson Mandela prit les rênes d'un pays profondément divisé, vivant sur l'héritage de décennies de racisme institutionnel.

Maniant les symboles, comme son apparition sous le maillot des Springboks lors de la Coupe du monde de rugby, sport blanc par excellence sous l'apartheid, organisée en 1995 en Afrique du Sud, il fit de la réconciliation le thème central de l'unique mandat qu'il servit.

Il créa une commission "Vérité et réconciliation" chargée de panser les blessures ouvertes d'un pays en proie à la violence, offrant un modèle pour les autres nations traversées par des conflits civils.

En 1999, il céda le pouvoir à des dirigeants plus jeunes et mieux rompus que lui aux réalités de la gestion économique, se révélant encore une fois un exemple : il fut l'un des rares dirigeants africains à quitter ses fonctions de sa propre volonté.

Sa dernière grande apparition sur la scène mondiale remontait à la finale de la Coupe du monde de football organisée en 2010 dans son pays. Les 90.000 spectateurs présents au Soccer City Stadium lui avaient réservé une ovation, témoignage de l'immense popularité dont il continuait de bénéficier malgré son éloignement des affaires publiques.

C'est dans ce même stade qu'un hommage lui sera rendu mardi.

Avec les rédactions de Johannesburg, Pretoria et du Cap, Pierre Sérisier, Jean-Loup Fiévet et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser


Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.