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Jean-Marc Ayrault dément tout dérapage des dépenses publiques
Reuters25/06/2013 à 14:39

JEAN-MARC AYRAULT DÉMENT TOUT DÉRAPAGE DES DÉPENSES PUBLIQUES

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault a démenti mardi tout dérapage des dépenses publiques, assurant face aux critiques de l'opposition qu'après une stabilisation en 2013, l'Etat dépenserait bien 1,5 milliard d'euros de moins en 2014.

Le chef du gouvernement s'exprimait après le bouclage des "lettres plafonds", les documents qui fixent les orientations budgétaires pour chaque ministère.

"Je m'étais engagé à un programme d'économies pour les dépenses de l'Etat, cet objectif sera atteint", a dit Jean-Marc Ayrault lors d'une déclaration à la presse.

Le budget 2014 sera présenté en conseil des ministres en septembre prochain.

Les efforts seront partagés à parité entre l'Etat et les collectivités territoriales, soit 750 millions d'euros respectivement, précise-t-on à Matignon où l'on insiste sur le fait que les priorités du gouvernement - l'emploi, l'éducation, le logement et la sécurité - seront bien financées.

Le chef du gouvernement ne s'est en revanche pas exprimé sur les objectifs de réduction du déficit public, qui agrège les comptes de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales.

Ce déficit doit, selon le programme de stabilité présenté par la France, être réduit à 3,7% du PIB fin 2013, puis 2,9% fin 2014. Prenant acte d'une croissance en berne, la Commission européenne a cependant donné deux ans de plus à la France pour réduire son déficit à 3% du PIB, à fin 2015.

Selon les députés UMP et UDI de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le déficit public pourrait atteindre au moins 4% du PIB en 2013, une dérive expliquée en particulier par des recettes fiscales inférieures d'au moins 15 milliards d'euros à la prévision.

"Evidemment, avec une croissance faible, les recettes sont moindres cela, c'est une évidence", leur a répondu Jean-Marc Ayrault qui tenu a précisé qu'en matière de dépenses, "le gouvernement tient bon la barre".

Face à des recettes fiscales en recul, le gouvernement préfère orienter sa communication sur le "déficit structurel", c'est-à-dire sur les efforts de réductions de dépenses.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a assuré mardi que le gouvernement procéderait à des "ajustements" si les recettes s'avéraient moins élevées que prévu mais il a exclu une loi de finances rectificative pour l'année 2013.

Jean-Baptiste Vey et Julien Ponthus, édité par Sophie Louet

10 commentaires

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  • Isegoria
    25 juin13:12

    Il faut savoir décoder la langue politique et médiatique qui ne font qu'une: anti fasciste = fasciste, anti raciste = raciste, démocratie = oligarchie etc... et démentir = confirmer

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