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Israël annonce la mort de quatre otages à Gaza, doutes sur le plan de trêve
information fournie par AFP 03/06/2024 à 22:44

Des proches d'Israéliens retenus en otages dans la bande de Gaza, se rassemblent pour écouter le ministre israélien des Finances lors d'un rassemblement à Jérusalem, le 3 juin 2024 ( AFP / MENAHEM KAHANA )

Des proches d'Israéliens retenus en otages dans la bande de Gaza, se rassemblent pour écouter le ministre israélien des Finances lors d'un rassemblement à Jérusalem, le 3 juin 2024 ( AFP / MENAHEM KAHANA )

L'armée israélienne a annoncé lundi la mort de quatre otages retenus par le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, à l'heure où les doutes croissent sur les chances d'aboutir d'un plan de cessez-le-feu annoncé par le président américain Joe Biden.

Dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par près de huit mois de guerre, au moins 40 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures dans les bombardements israéliens qui ont continué lundi sur plusieurs secteurs dont Rafah, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste Hamas.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir "informé les familles de Chaïm Peri, Yoram Metzger, Amiram Cooper et Nadav Popplewell" de la mort de ces quatre otages enlevés durant l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël et emmenés dans la bande de Gaza voisine. Leurs corps sont toujours aux mains du Hamas, a-t-elle ajouté.

"Nous estimons que les quatre (otages) ont été tués alors qu'ils étaient ensemble dans une zone de Khan Younès (sud de Gaza), lors de notre opération là-bas contre le Hamas", a précisé le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée.

Amiram Cooper, 84 ans, Yoram Metzger, 80 ans et Chaïm Peri, 80 ans, étaient originaires du kibboutz de Nir Oz, où ils avaient été enlevés. Nadav Popplewell, citoyen israélo-britannique, avait été enlevé dans le kibboutz de Nirim.

"Je suis profondément attristé d'apprendre le décès de Nadav Popplewell (...) Mes pensées vont à ses proches en ce moment terrible pour eux. Avec un nouvel accord sur la table, nous réitérons notre demande au Hamas de libérer", a réagi sur X le chef de la diplomatie britannique, David Cameron.

"Ils auraient dû rentrer vivants dans leur pays et au sein de leur famille", a affirmé le Forum des familles d'otages, alors que la pression s'intensifie sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour parvenir à un accord en vue de la libération d'otages.

Des chars israéliens stationnés dans le sud d'Israël, à la frontière avec la bande de Gaza, le 2 juin 2024 ( AFP / Menahem KAHANA )

Des chars israéliens stationnés dans le sud d'Israël, à la frontière avec la bande de Gaza, le 2 juin 2024 ( AFP / Menahem KAHANA )

Le plan annoncé samedi par M. Biden -une feuille de route proposée par Israël selon lui- prévoit dans une première phase un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages -femmes et malades- et de prisonniers palestiniens.

- "Seul obstacle" -

Un nuage de fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne contre la localité d'al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 3 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Un nuage de fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne contre la localité d'al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, le 3 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Mais Israël a jugé cette proposition "incomplète", selon le porte-parole du gouvernement, David Mencer.

"Les allégations selon lesquelles nous avons accepté un cessez-le-feu sans que nos conditions soient respectées sont incorrectes", a déclaré dans un communiqué Benjamin Netanyahu.

Ces conditions, Israël n'a de cesse de les répéter: la "destruction" du Hamas et la libération "de tous les otages".

Une enfant palestinienne transporte des conteneurs pour les remplir d'eau dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 3 juin 2024 ( AFP / Omar Al Qatta )

Une enfant palestinienne transporte des conteneurs pour les remplir d'eau dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 3 juin 2024 ( AFP / Omar Al Qatta )

Le Hamas, qui n'a pas encore donné sa réponse définitive, a dit considérer "positivement" le plan tout en réitérant ses exigences d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total israélien de Gaza avant tout accord. Ce que refuse Israël.

"Le Hamas est désormais le seul obstacle à un cessez-le-feu complet", a dit Joe Biden, en "confirmant la volonté d'Israël d'avancer sur la base" du plan qu'il a annoncé.

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza. Photo diffusée le 3 juin 2024 par l'armée israélienne ( Israeli Army / - )

Des soldats israéliens dans la bande de Gaza. Photo diffusée le 3 juin 2024 par l'armée israélienne ( Israeli Army / - )

Mais les exigences contradictoires réitérées par les belligérants et les réactions venant d'Israël jettent des doutes croissants sur ce plan alors que les appels dans le monde se multiplient pour arrêter le conflit qui a fait jusqu'à présent 36.479 morts dans l'offensive israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

- Bombardements à Rafah -

Evolution des destructions et dommages causés aux bâtiments dans la bande de Gaza, d'octobre 2023 à mai 2024, selon les analyses préliminaires de l'Unosat ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Evolution des destructions et dommages causés aux bâtiments dans la bande de Gaza, d'octobre 2023 à mai 2024, selon les analyses préliminaires de l'Unosat ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Cette offensive a été lancée après l'attaque menée le 7 octobre par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

Sur les 251 personnes emmenées comme otages durant l'attaque, 120 sont toujours détenues à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

Les pays du G7 ont dit soutenir "pleinement" le plan de cessez-le-feu et demandé au Hamas de l'accepter.

Dans un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, d'Arabie saoudite, du Qatar, de Jordanie et d'Egypte ont aussi apporté leur soutien à cette proposition.

Une photo de l'otage israélien Nadav Popplewell, dont la mort a été annoncée par l'armée, brandie par des proches le 28 février 2024 près du site du festival de musique Supernova dans le sud d'Israël ( AFP / JACK GUEZ )

Une photo de l'otage israélien Nadav Popplewell, dont la mort a été annoncée par l'armée, brandie par des proches le 28 février 2024 près du site du festival de musique Supernova dans le sud d'Israël ( AFP / JACK GUEZ )

Israël a juré de détruire le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne.

Lundi, l'armée israélienne a poursuivi son offensive terrestre lancée le 7 mai à Rafah, une ville du sud de Gaza et frontalière avec l'Egypte, pour détruire selon elle les derniers bataillons du Hamas.

Des frappes aériennes et des tirs d'artillerie ont visé principalement l'ouest de Rafah alors que l'offensive terrestre a poussé, selon l'ONU, environ un million de Palestiniens à fuir la ville.

- "Ce n'est pas une vie" -

Destructions dans le camp de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, après un bombardement israélien, le 3 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Destructions dans le camp de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, après un bombardement israélien, le 3 juin 2024 ( AFP / Bashar TALEB )

Des frappes et des tirs d'artillerie ont fait en outre six morts à Bureij (centre), dix à Khan Younès et quatre Gaza (nord), selon des sources médicales.

Dans les ruines de Khan Younès, le sort s'acharne sur les déplacés qui se sont retrouvés submergés par les eaux usées. Avec de petits récipients ou des bouteilles en plastique, ils tentent d'évacuer les eaux sales et nauséabondes de leurs tentes après la rupture d'une canalisation.

"Ce n'est pas une vie", lâche Abdellah Barbakh, un habitant. "Il n'y a pas d'eau potable. Il n'y a même pas de vendeur d'eau dans les rues. Il n'y a même pas d'eau de mer", dit un autre, Said Ashour.

Des Palestiniennes pleurent leurs proches tués dans un bombardement israélien, le 3 juin 2024 à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza ( AFP / Bashar TALEB )

Des Palestiniennes pleurent leurs proches tués dans un bombardement israélien, le 3 juin 2024 à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza ( AFP / Bashar TALEB )

"Les enfants meurent de faim", a lancé samedi la porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Margaret Harris, en commentant la situation dans la bande de Gaza où la majorité des quelque 2,4 millions d'habitants sont menacés de faim et n'ont pas d'endroit sûr où aller selon l'ONU.

36 commentaires

  • 03 juin 18:47

    Reste une solution pour ceux qui ont survecu mais ont tout perdu, fuir Gaza quand ils le pourront... merci qui, merci Sinouar et Haniyeh. La seconde Nakba est en route et ils ent sont responsables (et coupables)


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