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Isabelle Huppert, reine d'Ecosse et du théâtre
Le Monde28/05/2019 à 00:59

A l'Espace Pierre-Cardin, à Paris, la comédienne, dirigée par Bob Wilson, joue Marie Stuart à la veille de son exécution.

S'il ne devait rester qu'une image de Mary Said What She Said (Mary a dit ce qu'elle a dit), ce serait celle qu'Isabelle Huppert trace dans le troisième acte du spectacle mis en scène par Bob Wilson à l'Espace Pierre-Cardin - et joué en français, contrairement à ce que pourrait laisser entendre son titre. Cette diagonale est une folie de par son rythme, sa gestuelle et sa durée. Isabelle Huppert, qui joue Marie reine d'Ecosse à la veille de son exécution, traverse le plateau d'avant en arrière, sans jamais se retourner.

Sa tête se tient haute, comme coupée de sa gorge par une collerette qui contraste avec la blancheur de la chair. Sa silhouette fine strie l'espace, qu'elle semble déchirer, comme son bras gauche qui, par à-coups, s'écarte de son corps. Ses ongles sont noirs, ses lèvres sombres disent : « Je méprise la mort. » Et elle va, vient, revient, courant sur cette diagonale, « pulsée » par la musique de Ludovico Einaudi et les lumières de Bob Wilson.

Combien de temps cela dure-t-il ? Peu importe, au fond. Mais assez, en tout cas, pour que l'on se demande comment Isabelle Huppert tient, physiquement et mentalement. Question inutile, sans doute : on sait la comédienne capable de tout, mais là elle atteint un sommet, en montrant qu'une diagonale peut nous mener à l'extase.

Pour Bob Wilson, ce n'est pas rien de diriger Isabelle Huppert à l'Espace Pierre-Cardin, où il n'était pas revenu depuis qu'il y avait présenté son premier spectacle en France, Le Regard du sourd....

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