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Irak: manifestations rivales attendues à Bagdad en pleine crise politique
information fournie par AFP01/08/2022 à 14:00

Des partisans du leader Moqtada Sadr occupent le Parlement, le 31 juillet 2022 à Bagdad, en Irak Supporters of Iraqi cleric Moqtada Sadr, protesting against a rival bloc's nomination for prime minister, gather inside Iraq's parliament in the capital Baghdad's high-security Green Zone, on July 31, 2022, a day after storming it. ( AFP / Sabah ARAR )

Des partisans du leader Moqtada Sadr occupent le Parlement, le 31 juillet 2022 à Bagdad, en Irak Supporters of Iraqi cleric Moqtada Sadr, protesting against a rival bloc's nomination for prime minister, gather inside Iraq's parliament in the capital Baghdad's high-security Green Zone, on July 31, 2022, a day after storming it. ( AFP / Sabah ARAR )

Les forces de sécurité étaient en état d'alerte lundi à Bagdad après des appels à manifester des rivaux politiques du leader Moqtada Sadr dont les partisans occupent le siège du Parlement, dans un contexte de tensions maximales.

Les adversaires de Moqtada Sadr , des partisans de la puissante alliance de factions chiites pro-Iran appelée "Cadre de coordination", ont néanmoins souligné que le rassemblement "n'était pas dirigé contre un groupe en particulier", selon les appels relayés sur les réseaux sociaux.

Fort d'une immense base populaire, M. Sadr a de nouveau démontré qu'il était capable de mobiliser pour faire avancer ses pions, après avoir rejeté un candidat au poste de Premier ministre présenté par le "Cadre de coordination".

Ses partisans ont pris d'assaut samedi le siège du Parlement dans l'ultrasécurisée Zone verte, qui abrite institutions gouvernementales et ambassades occidentales. Et ils y campent depuis.

En prévision des appels à manifester véhiculés par des partisans du "Cadre de coordination", les forces de l'ordre ont déployé à Bagdad un important dispositif de sécurité et plusieurs barrages de contrôle.

Selon les messages circulant sur les réseaux sociaux, le rassemblement est prévu à 17H00 locales (14H00 GMT) sur une avenue du centre de Bagdad menant à la Zone verte.

Mais des instructions relayées par ces mêmes messages interdisent l'entrée dans la Zone verte. L'objectif affiché est de "défendre l'Etat et sa légitimité", et le rassemblement "n'est pas dirigé contre une personne ou un groupe en particulier", est-il écrit.

Des partisans du leader Moqtada Sadr occupent le Parlement, le 31 juillet 2022 à Bagdad, en Irak ( AFP / Sabah ARAR )

Des partisans du leader Moqtada Sadr occupent le Parlement, le 31 juillet 2022 à Bagdad, en Irak ( AFP / Sabah ARAR )

Le "Cadre de coordination" regroupe notamment le Hachd al-Chaabi, anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières, ainsi que la formation de l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki -ennemi historique de M. Sadr.

Lundi, un responsable du parti de M. Maliki a confirmé la véracité des appels à manifester.

De son côté, un proche de M. Sadr a appelé les partisans de ce dernier à manifester à la même heure, à 17H00, à travers les provinces d'Irak.

Dimanche, Moqtada Sadr a appelé à poursuivre la mobilisation, y voyant "une opportunité extraordinaire pour un changement fondamental du système politique".

Le "Cadre de coordination" y a vu un appel à un "coup d'Etat" contre les institutions, réitérant toutefois la nécessité du dialogue.

Depuis les législatives d'octobre 2021, l'Irak connaît une paralysie politique.

Le portrait du leader Moqtada Sadr lors d'un rassemblement de ses partisans devant le Parlement irakien, le 31 juillet 2022 à Bagdad ( AFP / Sabah ARAR )

Le portrait du leader Moqtada Sadr lors d'un rassemblement de ses partisans devant le Parlement irakien, le 31 juillet 2022 à Bagdad ( AFP / Sabah ARAR )

Des mois de tractations entre les grands partis n'ont pas permis d'élire un nouveau président de la République ou un nouveau chef du gouvernement.

Célèbre pour ses volte-face, M. Sadr fait pression sur ses adversaires alors qu'il leur avait laissé la tâche de former un gouvernement, faisant démissionner en juin ses 73 députés.

Avant leur démission, ses élus représentaient le premier bloc au Parlement.

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