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Immigration : Michel Barnier veut rendre à la France sa "souveraineté juridique"
information fournie par Boursorama avec Media Services15/09/2021 à 13:31

"Il faut mettre à plat l'ensemble des procédures sur la mise en œuvre du droit d'asile, du regroupement familial, de l'attribution des titres de séjour, des expulsions", martèle Michel Barnier.

Michel Barnier à Nîmes, le 9 septembre 2021. ( AFP / PASCAL GUYOT )

Michel Barnier à Nîmes, le 9 septembre 2021. ( AFP / PASCAL GUYOT )

"Si on ne change rien, il y aura d'autres Brexit". La France doit retrouver une "souveraineté juridique" en matière d'immigration, a insisté mercredi 15 septembre l'ex-négociateur du Brexit et candidat à la primaire de LR Michel Barnier.

Lors des journées parlementaires des Républicains la semaine dernière à Nîmes, l'ex-commissaire européen avait suscité la stupéfaction en affirmant que le pays était "menacé en permanence d'un arrêt ou d'une condamnation de la Cour de justice européenne ou de la Convention des droits de l'homme, ou d'une interprétation de (sa) propre institution judiciaire".

S'il est élu président de la République, Michel Barnier promet d'oganiser un référendum en France pour permettre à la France de retrouver sa "liberté de manœuvre" en matière d'immigration.

"Agitation macroniste"

"Les cris d'orfraie pourfendant ma proposition, je ne les ai pas entendus quand (...) Emmanuel Macron met en cause directement une directive européenne sur les deux-roues", répond-il dans un entretien au Point jeudi. "C'est de la mauvaise polémique, une agitation provoquée par telle ou telle cellule macroniste pour défendre le président sortant. J'ai été européen avant ces gens, je le serai après; je n'ai aucune leçon d'engagement européen à recevoir d'eux, pas plus que de fierté nationale de Madame Le Pen", ajoute-t-il.

Et de prévenir : "Ceux qui pensent que le Brexit étant maintenant derrière nous, les négociations ayant été bien conduites de l'avis général, on peut continuer 'business as usual' commettent une très grave erreur. Si l'on ne change rien, il y aura d'autres Brexit." Une mise en garde qu'il a aussi adressée sur Cnews jeudi à "la bulle à Bruxelles".

Michel Barnier, assurant être attaché à la CEDH, persiste et signe dans Le Point : il estime que "beaucoup de place est laissée aux jurisprudences nationales et européennes dans l'interprétation des textes", car "il n'y a pas de référence réelle à la question des flux migratoires dans notre Constitution", et réitère sa proposition d'un "moratoire" sur l'immigration extraeuropéenne pour une durée de "trois à cinq ans".

Pendant ce temps, "il faut mettre à plat l'ensemble des procédures sur la mise en œuvre du droit d'asile, du regroupement familial, de l'attribution des titres de séjour, des expulsions", et la France doit négocier avec ses partenaires européens "sur le fonctionnement de Schengen" et avec "les pays d'émigration économique ou écologique".

17 commentaires

  • 15 septembre17:54

    ah avant de s attaqué à l'Europe il faut fermer les chaines de propagandes bfmtv et autres les pros Macron qui tue notre démocratie et influe sur certaines personnes