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Frappes sur Gaza, la phase "intense" de la guerre touche à sa fin selon Netanyahu
information fournie par AFP 24/06/2024 à 15:12

Dans les ruines de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 juin 2024 ( AFP / Eyad BABA )

Dans les ruines de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 juin 2024 ( AFP / Eyad BABA )

Des bombardements ont visé lundi la bande de Gaza, après l'annonce par le Premier ministre israélien que la phase "intense" des combats touchait à sa fin, notamment à Rafah, dans le sud du territoire palestinien, mais que la guerre contre le Hamas se poursuivrait.

Le mouvement islamiste a répondu lundi que tout accord devait "inclure un cessez-le-feu permanent et un retrait complet" israélien de Gaza, des conditions qu'Israël a toujours rejetées.

L'armée israélienne a lancé début mai à Rafah, une ville frontalière avec l'Egypte, une offensive terrestre dans le but de détruire le Hamas, auteur le 7 octobre d'une attaque sanglante contre Israël qui a déclenché la guerre.

L'hôpital Al-Daraj de la ville de Gaza dévasté par un bombardement israélien, le 24 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

L'hôpital Al-Daraj de la ville de Gaza dévasté par un bombardement israélien, le 24 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a répété dimanche que "l'objectif" était "de récupérer les otages" retenus à Gaza et de "déraciner le régime du Hamas", en place depuis 2007 et considéré comme terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël.

"La phase intense des combats contre le Hamas est sur le point de se terminer (...) Cela ne signifie pas que la guerre est sur le point de se terminer mais la guerre dans sa phase intense est sur le point de se terminer à Rafah", a affirmé M. Netanyahu dans une interview à la chaîne israélienne Channel 14.

"Nous ne vivons pas. Nous sommes tous morts. Assez de tuer ces innocents, de ces explosions, ces bombardements, ces maisons détruites. Nos vies sont devenues un enfer insoutenable", a réagi Sumaya al-Amrain, une Palestinienne de 60 ans originaire de la ville de Gaza, dans le nord.

- "Il y aura une guerre" -

En réponse à une question, M. Netanyahu a cependant déclaré qu'il était "prêt à conclure un accord partiel" qui permettrait la libération d'une partie des otages, avant de "poursuivre la guerre".

Manifestants rassemblés à Tel-Aviv pour réclamer des élections anticipées et le retour des otages toujours détenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, le 22 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

Manifestants rassemblés à Tel-Aviv pour réclamer des élections anticipées et le retour des otages toujours détenus dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, le 22 juin 2024 ( AFP / JACK GUEZ )

La principale association de proches d'otages, le Forum des familles, a condamné lundi ces propos et estimé que "la fin des combats à Gaza sans la libération des otages constituerait un échec national sans précédent".

M. Netanyahu est vivement critiqué dans son pays, où une manifestation d'une ampleur inégalée depuis le début de la guerre a rassemblé samedi à Tel Aviv plus de 150.000 personnes, selon les organisateurs, pour réclamer des élections anticipées et le retour des otages.

La guerre a aussi provoqué une escalade militaire à la frontière nord d'Israël avec le Liban, qui fait craindre une extension du conflit.

Une fumée noire s'élève dans le ciel après une frappe aérienne qui a visé une maison d'un village du sud du Liban, près de la frontière israélo-libanaise, le 21 juin 2024 ( AFP / Rabih DAHER )

Une fumée noire s'élève dans le ciel après une frappe aérienne qui a visé une maison d'un village du sud du Liban, près de la frontière israélo-libanaise, le 21 juin 2024 ( AFP / Rabih DAHER )

"Après la fin de la phase intense, nous serons en mesure de redéployer certaines forces vers le nord, et nous le ferons, principalement à des fins défensives, mais aussi pour ramener les habitants (déplacés) chez eux", a ajouté dimanche le Premier ministre.

Les échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, un puissant mouvement islamiste allié du Hamas, armé et financé par l'Iran, ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers d'habitants des zones frontalières du sud du Liban et du nord d'Israël.

"Il y aura une guerre", a prédit Helene Abergel, une habitante de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, hébergée dans un hôtel de Tel Aviv. "Une guerre doit avoir lieu pour repousser le Hezbollah loin de la frontière", a ajouté cette femme de 49 ans rencontrée par l'AFP.

Cette photo diffusée par l'armée israélienne le 7 mai 2024 montre le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant en compagnie de soldats lors d'une visite d'une position le long de la frontière avec la bande de Gaza dans le sud d'Israël près de Rafah ( Israeli Army / - )

Cette photo diffusée par l'armée israélienne le 7 mai 2024 montre le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant en compagnie de soldats lors d'une visite d'une position le long de la frontière avec la bande de Gaza dans le sud d'Israël près de Rafah ( Israeli Army / - )

Alors que la relation entre M. Netanyahu et les Etats-Unis connaît des crispations après des critiques israéliennes sur des retards de livraisons d'armes américaines, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, est arrivé à Washington pour des entretiens qu'il a qualifiés de "cruciaux" pour la suite de la guerre.

- Pillages et contrebande -

Dans la bande de Gaza, assiégée par Israël, des tirs d'artillerie ont visé lundi Rafah ainsi que le camp palestinien de Nousseirat, dans le centre, et le quartier de Zeitoun de la ville de Gaza, où des combats ont été signalés, selon des témoins.

Carte de la zone frontalière entre le Liban et Israël ( AFP / Patricio ARANA )

Carte de la zone frontalière entre le Liban et Israël ( AFP / Patricio ARANA )

Selon la Défense civile, deux professionnels de santé ont été tués dans une frappe aérienne sur l'hôpital Al-Daraj, dans la ville de Gaza, dont Hani Al-Jafarwari, le directeur du service des ambulances et des urgences au ministère de la Santé de Gaza.

Selon ce ministère, au moins "500 professionnels de santé ont été tués directement" depuis le début de "l'agression israélienne".

L'armée a annoncé poursuivre ses "opérations ciblées" dans le secteur de Rafah et y avoir "éliminé des terroristes armés".

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque menée par des commandos du Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Des Palestiniens transportent des corps après des bombardements pour les enterrer dans la ville de Gaza, le 22 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Des Palestiniens transportent des corps après des bombardements pour les enterrer dans la ville de Gaza, le 22 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée israélienne.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive dans le territoire palestinien qui a fait jusqu'à présent 37.626 morts, en majorité des civils, dont 28 en 24 heures, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

La guerre a provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire, où les pillages et la contrebande "sont généralisés" et "empêchent" la livraison de l'aide dont la population a "désespérément besoin", a affirmé lundi le chef de l'Unrwa, l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens, Philippe Lazzarini.

Des personnes inspectent les dégâts à côté d'un bâtiment détruit lors d'un bombardement israélien dans la ville de Gaza, le 22 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Des personnes inspectent les dégâts à côté d'un bâtiment détruit lors d'un bombardement israélien dans la ville de Gaza, le 22 juin 2024 ( AFP / Omar AL-QATTAA )

Plus d'un million de personnes se déplacent constamment à travers la bande de Gaza dans l'espoir de trouver un refuge, alors qu'"aucun lieu n'y est sûr", a souligné l'Organisation mondiale de la Santé.

Sur la base d'images satellitaires, l'ONU a calculé qu'environ 65% du réseau routier avait été endommagé ou détruit.

55 commentaires

  • 24 juin 16:08

    on doit rappeler l essentiel..Israel est un regime d Apartheid..c est un etat voyou qui ne respecte pas le droit international, les resolutions de l ONU..un etat qui enferme à vie et sans jugement..par la détention administrative..un etat qui pratique l epuration ethnique pour coloniser..volant les terres comme les biens et parfois la vie à Gaza ou en Cisjordanie..qui a expulsé une partie des habitants de leur pays et qui leur interdit le retour .. pas exhaustif


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