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François Hollande tente de se placer en arbitre du dossier Alstom

Reuters29/04/2014 à 01:41

FRANÇOIS HOLLANDE TENTE DE SE PLACER EN ARBITRE DU DOSSIER ALSTOM

par Benjamin Mallet et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande a tenté lundi de se présenter en arbitre de la vente des activités énergie d'Alstom, prévenant les prétendants au rachat de ces actifs jugés stratégiques que l'Etat, soucieux de préserver l'emploi en France, aurait "son mot à dire".

Le président français a reçu tour à tour lundi l'ensemble des protagonistes de ce dossier sensible, du président de General Electric (GE) Jeffrey Immelt, au patron de Siemens Joe Kaeser, en passant par Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme et premier actionnaire d'Alstom.

"L'Etat a forcément à dire son mot parce qu'il est celui qui commande, non pas l'entreprise, mais qui commande à l'entreprise un certain nombre d'achats dans des secteurs tout à fait stratégiques", a dit le chef de l'Etat lors d'un discours dans le cadre d'une réunion sur la lutte contre le chômage à Paris.

"C'est la raison pour laquelle l'Etat utilise cette position - et chacun d'ailleurs le comprend - (...) pour qu'il puisse faire en sorte que les offres soient améliorées dans le sens de la localisation des activités en France et de l'emploi en France."

L'exécutif, qui craignait d'être mis dimanche devant le fait accompli d'une transaction en faveur du groupe américain, a réussi à obtenir des dirigeants d'Alstom un délai suffisant pour que Siemens puisse participer au processus de vente.

Le groupe industriel allemand, qui a présenté lundi les grandes lignes de son offre à François Hollande, devrait officialiser formellement mardi sa proposition de reprise, selon une source proche du dossier.

"L'offre de Siemens devrait être confirmée demain dans la journée", a expliqué cette source, précisant que l'Etat français souhaitait que le conseil d'administration d'Alstom prenne le temps nécessaire pour examiner toutes les offres.

Dans un communiqué, Joe Kaeser a déclaré que la réunion avec François Hollande et Arnaud Montebourg avait été "très ouverte, dans un climat de confiance et amical", et que Siemens allait se réunir très vite pour décider s'il ferait une offre ou non.

Alstom, qui a déjà dû reporter sa prise de décision sur le dossier de dimanche à mercredi matin après une sévère mise en garde du gouvernement français, se voit contraint d'allonger encore l'examen du dossier.

Le président français souhaite en effet qu'Alstom soupèse les offres en fonction de trois critères: l'emploi, la localisation des activités et l'indépendance énergétique du pays.

L'activité énergie d'Alstom représente 70% de ses ventes globales et emploie près de 9.000 personnes en France.

De source proche du dossier, on estime que GE a apporté des premiers éléments de réponse mais qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que le groupe américain réponde aux exigences de l'Etat.

"ON MANGE LE FRUIT, ON RECRACHE LE NOYAU"

A l'issue de sa rencontre avec François Hollande, le groupe américain s'est dit prêt à collaborer avec Paris.

"Nous avons eu une discussion ouverte, chaleureuse et constructive (...). Nous avons entendu et comprenons son point de vue et nous sommes prêts à travailler ensemble", a déclaré le président du groupe Jeff Immelt dans un communiqué.

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui a menacé de s'opposer à une vente des activités énergie d'Alstom, dispose de moyens limités pour bloquer une transaction.

Sur RTL, il a jugé "prématuré" d'évoquer la possibilité d'une nationalisation temporaire d'Alstom si les offres de GE et de Siemens ne répondaient pas aux attentes du gouvernement.

Selon une source industrielle au fait des discussions entre Alstom et GE, l'inquiétude du gouvernement porte aussi sur l'avenir d'Alstom Transport.

"Ils ne pensent pas que la société pourra survivre seule", estime cette source.

Une source proche du gouvernement confirme cette inquiétude, estimant que "le point qui pose aujourd'hui vraiment question dans l'offre de GE, c'est ce qu'il restera d'Alstom après".

"Les membres du conseil d'Alstom ont les yeux qui brillent devant un gros paquet de cash, mais à part ça, ils vont en faire quoi? (...). L'opération avec GE, c'est un rachat qui se fiche du noyau qui est recraché. On mange le fruit, on recrache le noyau et on se fiche de la façon dont on l'arrose", ajoute cette source.

En 2004, l'Etat était venu au secours d'Alstom, au bord du dépôt de bilan, en entrant provisoirement au capital de l'industriel à hauteur de 21%. Ces 21% ont été rachetés par Bouygues en 2006 pour deux milliards d'euros.

Interrogé lundi sur une éventuelle répétition du scénario, le ministre du Travail François Rebsamen s'est montré prudent. "Je pense que rien n'est inenvisageable à cet instant mais c'est vrai qu'en 2004 l'Etat n'avait pas été encore endetté par Nicolas Sarkozy comme il l'a été de 2007 à 2013", a-t-il dit sur France Inter.

La branche énergie Alstom regroupe des pôles assurant la fabrication de turbines pour centrales électriques et de systèmes de transmission de l'électricité, qui sont les plus rentables du groupe, ainsi que les éoliennes.

(Avec Julien Ponthus, Marine Pennetier, Matthieu Protard et Natalie Huet, édité par Chine Labbé)

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