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François Hollande parie sur une accélération du dialogue social

Reuters10/09/2012 à 21:25

LE VOLONTARISME TEINTÉ DE GRAVITÉ DE FRANÇOIS HOLLANDE

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - François Hollande parie sur une accélération du dialogue social pour cautionner une politique de réduction du coût du travail et d'assouplissement du marché de l'emploi qu'il paraît mieux à même de faire passer que Nicolas Sarkozy.

Deux jours seulement après l'envoi aux partenaires sociaux d'un document fixant à fin mars 2013 l'échéance des négociations sur la réforme du marché du travail, le chef de l'Etat a raccourci de trois mois le calendrier.

Face à un chômage qui vient de franchir la barre des trois millions de demandeurs d'emploi, il a donné dimanche soir sur TF1 jusqu'à la fin de l'année aux partenaires sociaux pour trouver un "compromis historique".

"Il y a sans doute une volonté d'accélérer les choses. Le problème est de savoir vers quoi", estime Henri Sterdyniak, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE),

"Il y a un désaccord profond entre les partenaires sociaux et il n'y a pas de position claire et unanime à gauche sur les stratégies à suivre", souligne cet économiste, pour qui François Hollande est loin d'avoir répondu à toutes les interrogations.

L'objectif, a expliqué dimanche le chef de l'Etat, est de sécuriser le parcours professionnel des salariés tout en donnant plus de marges de manoeuvre aux entreprises face aux aléas économiques - une "flexi-sécurité" mise en oeuvre dans le Nord de l'Europe mais qui divise gauche et partenaires sociaux.

Faute d'accord entre syndicats et patronat, "l'Etat prendra ses responsabilités", a-t-il prévenu.

Pour Jacques Capdevielle, chercheur associé au centre de recherches en sciences politiques Cevipof, ce "social-démocrate bon teint" est "mieux placé pour faire passer certaines choses" que son prédécesseur de droite.

DANS LES PAS DE SCHRÖDER ?

Il emboîterait ainsi le pas à un autre social-démocrate, l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, qui a lancé en 2003 en Allemagne un programme de réforme du système social et du marché du travail baptisé "Agenda 2010", que Nicolas Sarkozy n'avait de cesse de citer en modèle ces dernières années.

François Hollande s'est pour sa part donné deux ans - "L'agenda du redressement, c'est 2014", a-t-il dit.

Mais le contexte est très différent, ne serait-ce qu'en raison de la culture allemande du compromis social, qui fait défaut à la France. Les analystes interrogés par Reuters ne comptent d'ailleurs pas sur un accord entre les partenaires sociaux sur des sujets aussi sensibles.

Les apparences seraient cependant sauves, d'autant que François Hollande bénéficie du soutien remarqué de la CFDT.

Son secrétaire général, François Chérèque, invitait début septembre le gouvernement, dans le Journal du Dimanche, à accélérer le tempo des réformes. Il a aussi brisé un double tabou en jugeant nécessaire de baisser le coût du travail et de dépasser les querelles sémantiques sur la "flexibilité".

Un mot dont la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait déploré l'absence dans les conclusions de la conférence sociale de juillet. La "patronne des patrons" a repris la balle au bond lundi et fait savoir qu'elle demanderait aux autres partenaires sociaux une réunion en fin de la semaine pour relancer les négociations, notamment sur la sauvegarde de l'emploi.

Signe d'une volonté du gouvernement de mettre toutes les chances de son côté, 11 ministres, dont le premier, Jean-Marc Ayrault, ont participé fin août à l'université d'été du Medef.

Mais dans une interview à Reuters, fin août, le secrétaire général de la CGT a réitéré son hostilité à un compromis sur le coût ou la flexibilité du travail. Bernard Thibault a ainsi sommé l'exécutif de choisir entre les attentes des salariés et celles, "contradictoires", des chefs d'entreprise.

QUESTIONS DE FOND

"La CGT est complètement fermée", confirme à Reuters le président de la CFTC, Philippe Louis, qui rappelle que des discussions sur ce thème ont en fait déjà été engagées sous la houlette du précédent gouvernement, au début de l'année, mais interrompues par l'élection présidentielle.

Jacques Capdevielle estime cependant que les problèmes de succession de Bernard Thibault, dans lesquels se débat la CGT, "limitent sa capacité d'opposition".

Pour Henri Sterdyniak, les questions de fond demeurent : comment financer une baisse du coût du travail quand les revenus du capital, notamment, vont déjà être sollicités pour réduire les déficits ? Quelle contrepartie mettre en place en échange d'un assouplissement des modalités de licenciement ? etc.

"On peut augmenter les possibilités de formation des chômeurs mais est-ce que c'est la solution quand il y a déjà beaucoup de chômeurs qualifiés ?" souligne cet économiste.

"Il y a des choses qui ont été mises en place dans des pays comme le Danemark, où il y avait très peu de chômeurs. Mais quand on a un chômage à 10%, comment fait-on ?" ajoute-t-il.

Des solutions à l'allemande peuvent marcher en France mais à condition que les Français acceptent, comme les Allemands, de "souffrir pendant cinq ans", souligne Henri Sterdyniak.

"Le grand arbitrage c'est effectivement : est-ce qu'on baisse le coût du travail en acceptant des baisses de pouvoir d'achat des salariés ou des retraités", dit-il. "Ma lecture est que le gouvernement n'a pas fait les grands choix."

Il partage avec Jacques Capdevielle l'idée que François Hollande est mieux placé que Nicolas Sarkozy pour faire passer la pilule. "Mais le risque est qu'il soit accusé de faire la politique de la droite", ce qui ne manquerait pas d'être perçu comme une trahison, ajoute-t-il.

Gerhard Schröder a certes relancé avec son agenda 2010 l'économie allemande mais il a perdu les élections et dû céder le pouvoir à la chrétienne-démocrate Angela Merkel.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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