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François Hollande concrétise son virage social-démocrate
Reuters14/01/2014 à 21:52

FRANÇOIS HOLLANDE CONCRÉTISE SON VIRAGE SOCIAL-DÉMOCRATE

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande a pour la première fois mardi assumé son identité social-démocrate en détaillant son "pacte de responsabilité", plan de bataille basé sur une politique de l'offre mêlant baisses de charges et engagements pour l'emploi.

Le président français a balayé le thème de sa relation supposée avec l'actrice Julie Gayet, révélée la semaine dernière par le magazine Closer, lors d'une conférence de presse de près de trois heures devant un demi-millier de journalistes.

Il a évoqué "l'épreuve" traversée par le couple qu'il forme avec Valérie Trierweiler, hospitalisée depuis vendredi, promettant des réponses avant sa visite aux Etats-Unis début février.

"Ce sont des moments douloureux. Mais j'ai un principe, c'est que les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun", a-t-il dit.

L'essentiel de son intervention a été consacré à expliquer le plan de bataille pour la croissance qui passera par la fin du financement par les entreprises de la branche famille de la Sécurité sociale, soit 35 milliards d'euros de charges en moins.

Le coup d'envoi des travaux du "pacte de responsabilité" proposé aux entreprises, qui ont pris François Hollande au mot et estimé qu'un million d'emplois pourraient être créés si les charges étaient baissées de 100 milliards d'euros, serait donné le 21 janvier, avec comme première étape le lancement des assises de la fiscalité avant la fin du mois.

Ces discussions se concluront lors d'une grande conférence sociale au printemps et un document formalisera les engagements du pacte, sur lequel le gouvernement engagera sa responsabilité devant l'Assemblée nationale. Une loi de programmation des finances publiques et sociales sur la période 2015-2017 sera ensuite votée à l'automne en cohérence avec le contenu du pacte.

"ALLER PLUS VITE, PLUS LOIN"

Le président a aussi parlé réformes structurelles et redéfinition des principales missions de l'Etat, avec à la clé 50 milliards d'économies de 2015 à 2017.

Dès son introduction, François Hollande a dit son souhait de mettre, en 2014, la France en mouvement en relançant la production via des économies, sans nouveaux impôts et sans perdre de vue la préservation du modèle social.

"Nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi. Il ne s'agit pas de changer de chemin, il s'agit d'aller plus vite, plus loin, d'accélérer, d'approfondir", a-t-il souligné.

"Le temps est venu de régler le principal problème de la France : sa production. Il nous faut produire plus, mieux, c'est donc sur l'offre qu'il faut agir", a-t-il encore expliqué.

Les socialistes français ont toujours revendiqué la conduite d'une politique de la demande qui passe par des hausses du pouvoir d'achat, au contraire de la politique de l'offre pratiquée par l'Allemagne pour gagner des parts de marché.

Refusant de se placer directement dans les pas du Français Lionel Jospin ou de l'Allemand Gerhard Schröder, François Hollande s'est défini comme un dirigeant "social, réformiste, réaliste, mais surtout patriote".

"Ceux qui n'ont pas compris que j'étais social-démocrate peuvent encore poser une question", a-t-il plaisanté, glissant au passage une pique à l'intention de son prédécesseur UMP, Nicolas Sarkozy : "S'il suffisait pour être de gauche de creuser les déficits, ceux qui m'ont précédé sont d'extrême gauche!"

"JE PRENDS UN RISQUE"

Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas, dans une note intitulée "Hollande du socialisme au social-libéralisme", estime qu'il s'agit bien d'un changement majeur.

"Il a clairement admis qu'il veut poursuivre une politique économique de soutien à l'offre, une première pour un dirigeant socialiste", écrit-il.

Le chef de l'Etat n'a pas jugé utile d'attendre les échéances électorales municipales et européennes du printemps pour lancer les nouveaux chantiers, qui n'appellent pas non plus à ses yeux de remaniement ministériel dans l'immédiat.

"Est-ce que le gouvernement peut le faire ? Il va le faire puisque dès aujourd'hui il est mandaté et il va agir dans les prochains jours, en plus de ce qui avait déjà été lancé", a-t-il déclaré devant le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assis à ses côtés avec son gouvernement.

François Hollande, président le plus impopulaire de la Ve République, a jugé normal d'être pris pour cible en période de crise et dit vouloir faire en sorte de mettre "notre pays, dans la situation d'être plus fort" à la fin de son mandat.

Il a répondu au procès en indécision qui lui est fait en rappelant les interventions militaires en Afrique, la loi sur le mariage des couples homosexuels et les choix budgétaires et fiscaux "qui m'ont coûté cher en popularité".

"Aujourd'hui je prends un risque, bien sûr que j'en prends un", a-t-il souligné. "C'est tous les Français qui peuvent comprendre ce que je suis en train de faire".

Avec Service France, édité par Yves Clarisse

6 commentaires

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  • slivo
    14 janvier23:32

    Non, hollande ne marche pas sur l'eau et il ne guérit pas les lépreux... c'est un imposteur, un menteur, la honte de notre démocratie !

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