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France-Une jeune salafiste gagne en justice son droit de voyager

Reuters18/10/2016 à 13:56
    * Le tribunal fustige une "erreur d'appréciation" 
    * Chloé avait été déclarée non-violente par Dounia Bouzar 
    * Le salafisme, ennemi public numéro un du politique 
    * Attention aux amalgames, avertissent des chercheurs 
 
 (Actualisé avec détails, éléments de contexte, analyse) 
    par Chine Labbé 
    PARIS, 18 octobre (Reuters) - Le tribunal administratif de 
Paris a annulé mardi l'interdiction de sortie de territoire 
(IST) imposée depuis un an à une jeune convertie à l'islam qui 
se revendique salafiste, signe de la difficulté, pour les 
autorités françaises, de distinguer religieux rigoristes et 
djihadistes en puissance. 
    Le ministère de l'Intérieur soupçonnait cette jeune rémoise 
de 19 ans de vouloir rejoindre une zone de combat djihadiste, en 
Irak ou en Syrie. 
    "Je suis salafie, mais je suis pas Daech", avait-elle 
toutefois assuré le 4 octobre à l'audience. 
    Dans sa décision, le tribunal estime que le ministère de 
l'Intérieur a commis une "erreur d'appréciation" la concernant.  
    Les faits rapportés au dossier démontrent qu'elle "exerce 
une pratique religieuse rigoureuse et qu'elle entretient des 
liens avec la mouvance salafiste. Toutefois, ils ne suffisent 
pas, par eux-mêmes, à justifier de son adhésion et de sa 
proximité avec le terrorisme islamiste", juge-t-il. 
    Inquiète de la voir se convertir à un islam rigoriste, sa 
mère l'avait signalée aux autorités peu avant ses 18 ans.  
    "Elle ne se maquille plus, ne se rend plus chez le coiffeur, 
porte des vêtements amples et couvrant la totalité du corps, 
refuse tout moyen de contraception et possède un Coran et un 
livre sur l'islam", indiquait une "note blanche" des 
renseignements établie à son sujet après ce signalement.  
    Son interdiction de sortie de territoire, désormais annulée, 
mentionnait quant à elle sa "radicalisation rapide", "ses 
contacts avec des personnes issues de la mouvance salafiste" et 
"sa détermination à vouloir quitter la France à sa majorité". 
Elle rappelait également sa brève fugue, en octobre dernier, 
avec son passeport, son téléphone portable et deux valises.  
    "Je ne voulais pas rentrer chez moi, mais ça ne veut pas 
dire que je voulais aller en Syrie", avait assuré Chloé (un 
pseudonyme qu'elle a choisi) à l'audience.  
    Le salafisme, interprétation littérale de la foi qui invite 
ses disciples à revenir aux pratiques de l'islam ancien, est 
parfois poreux avec le djihadisme, mais il ne constitue pas 
nécessairement son antichambre, soulignent chercheurs et 
représentants religieux.  
     
    SALAFISTE QUIÉTISTE 
    Et de mettre en garde : la classe politique française doit 
veiller à ne pas céder aux amalgames dans son combat contre ce 
courant, au risque de nourrir l'idéologie djihadiste. 
    Le nombre de salafistes est estimé à environ 15.000 en 
France, sur 5 millions de musulmans. Dans leur très grande 
majorité, ceux-ci sont des quiétistes qui se désintéressent de 
la politique et rejettent la violence, insistent experts et 
religieux. 
    Chloé, qui porte un jilbab marron (vêtement qui couvre les 
cheveux et l'ensemble du corps) et des gants noirs, assure même 
combattre l'idéologie de l'Etat islamique. 
    Pour preuve, elle raconte qu'elle a participé à une réunion 
organisée par Dounia Bouzar, anthropologue aux méthodes parfois 
controversées mandatée jusqu'à cet été par l'Etat pour former 
des équipes "anti-radicalité" au sein des préfectures. 
    "Elle est venue en diagnostic chez nous, et on a clairement 
certifié qu'elle était de tendance salafiste quiétiste", 
c'est-à-dire non violente, confirme l'anthropologue à Reuters. 
    Pourtant, le gouvernement lui a réservé "le même traitement 
que si c'était une pro-Daech", regrette-t-elle. "Ça montre un 
manque de discernement". 
    En quelques mois, dans un contexte de menace terroriste 
maximale, le salafisme a été érigé en ennemi public numéro un 
par une grande partie de la classe politique en France. 
    Une proposition de loi de la candidate à la primaire de la 
droite Nathalie Kosciusko-Morizet rejetée jeudi dernier 
suggérait l'interdiction pure et simple des prêches salafistes. 
Quant au Premier ministre Manuel Valls, il dit vouloir réduire 
l'influence de ce courant, qui "gagne" selon lui "la bataille 
idéologique et culturelle" de l'islam de France.  
     
    DJIHADISME CONTRE VIVRE-ENSEMBLE 
    "En France, vous avez une méfiance vis-à-vis de tout ce qui 
est religieux", explique Samir Amghar, spécialiste de l'islam. 
"On identifie le retour à la religion à une forme d'archaïsme."  
    Mais "vous ne pouvez pas mettre dans le même sac salafistes 
et djihadistes", prévient-il. "Le salafisme est au djihadisme ce 
que la gauche démocratique est aux Khmers rouges."  
    Interdire le salafisme est "la bêtise à ne pas faire" 
ajoute-t-il, parlant de "complotisme à l'envers". "A force 
d'accuser une personne qui est innocente, elle risque de penser 
qu'elle n'a plus rien à perdre et de basculer."  
    "Dans le salafisme, il y a plusieurs familles, et la réponse 
doit être appropriée", renchérit Anouar Kbibech, président du 
Conseil français du culte musulman (CFCM). "Mettre tout le monde 
dans le même panier risque de stigmatiser et de nous couper 
d'une frange de jeunes qui est récupérable." 
    Pour Bernard Godard, qui a travaillé au bureau des cultes du 
ministère de l'Intérieur, "il y a une confusion entre deux 
registres, celui du terrorisme et celui du vivre-ensemble".  
    Car avec la "salaf attitude", illustrée selon lui par le 
port du burkini, vêtement de bain couvrant interdit dans 
plusieurs villes cet été, "la laïcité n'a jamais été confrontée 
à un phénomène d'une telle ampleur".  
    De source policière française, on assure que le suivi et la 
surveillance de suspects se fait uniquement sur la base 
d'éléments concrets.  
    Depuis la mise en place de l'état d'urgence, dans la foulée 
des attentats du 13 novembre, 240 interdictions de territoire 
ont été prononcées. "Moins d'une dizaine" ont été annulées, 
insiste-t-on au ministère de l'Intérieur. 
    Il y a quinze jours, Chloé, qui a envisagé un temps d'aller 
étudier en Arabie Saoudite, avait prévenu qu'elle quitterait 
probablement la France si elle obtenait gain de cause.  
    "Ici c'est compliqué, les gens ont peur, il y a beaucoup 
d'insultes, d'amalgames", avait-elle dit à la presse. "Ça me 
fait peur, je sens que ça va dériver." 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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