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France-Retour au tribunal pour les offres de reprise de la SNCM
Reuters03/11/2015 à 17:44

MARSEILLE, 3 novembre (Reuters) - La justice examine mercredi les offres de reprise pour les activités de la SNCM, qui a été placée en redressement judiciaire le 28 novembre 2014. Après un an de procédure et trois renvois, dont le dernier mercredi dernier pour cause de grève des avocats, le tribunal de commerce de Marseille doit étudier les quatre offres déposées, une étape cruciale pour la compagnie maritime qui emploie 1.450 personnes en CDI. La décision devrait être mise en délibéré « sous quinzaine » et rendue avant la fin légale de la période d'observation fixée au 28 novembre. Seul le parquet de Marseille, qui a été à l'origine des précédents renvois, peut demander une nouvelle prolongation de la période d'observation pour une durée maximale de six mois. Quatre repreneurs potentiels ont déposé une offre de reprise. Il s'agit de l'armateur de droit mexicain Baja Ferries, du consortium d'entreprises Corsica Maritima, du transporteur corse Patrick Rocca et de la société Med Partners de Christian Garin, ancien président du port de Marseille désormais associé à la société de transport maritime grecque Arista. Contrairement à leur rapport précédent, qui préconisait l'étude des seules offres corses, les administrateurs judiciaires demandent cette fois à la justice de prendre en compte toutes les offres même si toutes « continuent de présenter des défauts importants ». Dans leurs conclusions en date du 24 octobre, ils évoquent notamment la "relative faiblesse des ressources financières" dont peuvent justifier "avec certitude" les repreneurs potentiels, la "faiblesse des prix de cession" ou encore la faiblesse du « volet social » des offres qui prévoient plusieurs centaines de suppression d'emplois. Les offres des candidats à la reprise restent conditionnées à la résolution des contentieux européens qui pèsent lourdement sur la compagnie, dont l'actionnaire majoritaire est Transdev, coentreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts. Il s'agit des quelque 440 millions d'euros d'aides publiques que la Commission européenne juge illégales et dont elle réclame le remboursement, sauf s'il y a cessation d'activité et reprise dans un périmètre plus réduit. (Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)

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