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France-Mini-centres d'accueil en région pour désengorger calais
Reuters13/09/2016 à 12:20

    PARIS/MARSEILLE, 13 septembre (Reuters) - Le gouvernement 
veut créer 12.000 places d'hébergement au total dans les régions 
françaises d'ici à la fin de l'année pour évacuer les migrants 
de Calais et de Paris, a-t-on appris mardi de source proche du 
dossier. 
    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est engagé 
début septembre à démanteler totalement la partie restante du 
camp de Calais, ville où la population s'inquiète du quasi 
doublement des réfugiés depuis le début de l'été. 
    Mais Christian Estrosi, le président Les Républicains (LR) 
de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) a d'ores et déjà 
dit son opposition à la création de centres de format réduit, 
qu'il surnomme "micro-jungles de Calais", dans les territoires. 
    Selon une note interne envoyée aux préfets, dont Le Figaro a 
eu copie, le gouvernement compte faire émerger d'ici à la fin de 
l'année plus de 12.000 places dans des Centres d'accueil et 
d'orientation (CAO), ces centres créés il y a un an pour 
désengorger la "jungle" de Calais. 
    Il a décidé d'écarter dans la répartition des nouvelles 
places "les régions Ile-de-France, particulièrement tendue sur 
la question de l'hébergement, et la Corse". 
    Compte tenu des centres déjà ouverts, près de 9.000 
nouvelles places devraient donc être créées d'ici la fin de 
l'année, explique-t-on au ministère de l'Intérieur. 
    La répartition se fera selon un critère démographique 
pondéré par les efforts faits par chaque région, demandant par 
exemple 1.800 places à la région Auvergne-Rhône-Alpes.  
     
    CONSÉQUENCES FINANCIÈRES 
    La capacité des centres devra être d'au moins 100 personnes 
et 300 maximum, et les migrants devraient commencer à y entrer à 
la mi-octobre, dit la note du ministère. 
    Le ministère de l'Intérieur conteste, comme l'écrit Le 
Figaro, que "la liste devra être remontée sans que soit au 
préalable recherché l'accord avec des élus locaux". "Les élus 
seront consultés, bien sûr", a-t-on indiqué.  
    Dans une lettre adressée au Premier ministre Manuel Valls, 
Christian Estrosi s'élève contre ce dispositif, affirmant que 
les élus locaux ne peuvent assumer cette décision "aux 
conséquences financières très lourdes". 
    "Rien n'autorise ce gouvernement, à quelques mois de 
l'échéance présidentielle, à jouer aux apprentis sorciers", 
écrit-il. "Je refuse que l'on crée au coeur de nos territoires 
autant de micro-jungles de Calais". 
    Le président du conseil régional PACA, qui se dit "étonné" 
que le gouvernement n'ait pas directement saisi les présidents 
des exécutifs locaux, souhaite une discussion coordonnée sur ce 
sujet entre l'Etat, l'Association des maires de France (AMF), 
l'association des départements de France (ADF) et l'Association 
des régions de France (ARF). 
    Le nombre des migrants présents à Calais a atteint 6.900 
personnes, selon le ministère, contre 4.500 en juin, et plus de 
9.000 selon les associations, alors que le gouvernement espérait 
au printemps le réduire à 2.000. 
 
 (Gérard Bon à Paris et Jean-François Rosnoblet à Marseille, 
édité par Yves Clarisse) 
 

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