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FRANCE 2017-Marine Le Pen au Liban pour soigner sa crédibilité

Reuters19/02/2017 à 19:10
    * Rendez-vous prévus avec Saad Hariri et Michel Aoun 
    * Premier entretien avec un chef d'Etat en exercice 
    * La présidente du FN soucieuse de soigner sa crédibilité 
 
    par Simon Carraud 
    PARIS, 19 février (Reuters) - Marine Le Pen est arrivée 
dimanche au Liban où elle prévoit de rencontrer les deux têtes 
de l'exécutif et soigner par la même sa crédibilité 
internationale à deux mois du premier tour de la présidentielle 
française. 
    La présidente du Front national, dont toute la stratégie 
consiste à "dédiaboliser" son parti pour apparaître comme une 
présidente en puissance, n'a encore jamais rencontré 
publiquement de chef d'Etat en exercice. 
    Lundi, elle devrait s'entretenir tour à tour avec le 
président libanais, l'ancien général chrétien Michel Aoun, et le 
Premier ministre sunnite, Saad Hariri, dit-on de sources 
libanaises et au sein du FN. 
    Sa visite se poursuivra mardi dans ce pays 
multiconfessionnel, où Marine Le Pen entend également rencontrer 
des autorités religieuses. 
    "C'est une étape importante", juge-t-on dans son entourage, 
où on entretient toutefois le flou sur le programme précis de la 
visite. 
    Le Liban est devenu un lieu de passage familier pour les 
candidats soucieux de peaufiner leur stature internationale, à 
l'image d'Emmanuel Macron ("En Marche!") qui a précédé Marine Le 
Pen à la fin du mois de janvier.  
    L'ancien ministre de l'Economie a également eu le droit à 
des entretiens avec Michel Aoun et Saad Hariri, tous deux 
arrivés au pouvoir en octobre-novembre en vertu d'un accord 
entre camps habituellement rivaux sur l'échiquier libanais. 
     
    NORMALISER SON IMAGE 
    Pour la présidente du parti d'extrême droite, l'enjeu est 
d'autant plus important qu'elle peine à obtenir des rendez-vous 
avec de hauts responsables étrangers en dépit de la stratégie 
qu'elle a déployée depuis 2011 pour normaliser son image, sur la 
scène nationale comme internationale. 
    En janvier dernier, elle a eu un entretien d'une heure 
trente, à Paris, avec le ministre polonais des Affaires 
étrangères, Witold Waszczykowski, lequel a par la suite estimé 
qu'une élection de Marine Le Pen entraînerait "un retour à la 
loi de la jungle" en Europe. 
    Et, en juin 2015, elle a vu le Premier ministre égyptien de 
l'époque, Ibrahim Mahlab, à l'occasion d'un déplacement de 
quatre jours au Caire. 
    Mais, lors d'un aller-retour à New York, en janvier dernier, 
Marine Le Pen n'a rencontré aucun représentant officiel de 
l'administration de Donald Trump, dont elle fut pourtant l'une 
des seules responsables politiques, en France, à saluer 
l'élection en novembre dernier. 
    En réalité, la candidate frontiste a surtout noué ses liens 
publics à l'étranger avec des formations européennes d'extrême 
droite, pour la plupart tenues à la lisière du jeu politique 
dans leur pays, comme le FN en France. 
    Fin janvier, elle a ainsi participé à Coblence, en 
Allemagne, à un rendez-vous avec les alliés traditionnels du FN, 
les Allemands de l'AFD, les Néerlandais du Parti pour la liberté 
(PVV), les Autrichiens du Parti de la liberté (FPÖ) et la Ligue 
du Nord italienne. 
    Marine Le Pen, qui ne fait pas mystère de sa ligne 
pro-russe, compte par ailleurs sur les récentes victoires de 
Donald Trump et des partisans du Brexit, au Royaume-Uni, pour 
casser l'image d'isolement international de son parti. 
    "Ce réveil des peuples est historique, il marque la fin d'un 
cycle, le vent de l'Histoire a tourné. Il nous portera au 
sommet", a-t-elle déclaré le 5 février, à Lyon, en conclusion de 
son premier discours de campagne. 
    Systématiquement donnée en tête du premier tour de la 
présidentielle, avec environ un quart des intentions de vote, 
l'eurodéputée est presque toujours donnée battue au second tour 
dans les sondages, quel que soit son adversaire.     
 
 (Edité par Sophie Louet) 
 

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