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FRANCE 2017 LEAD 1-Fillon met en cause Hollande dans ses affaires, l'Elysée réplique
Reuters23/03/2017 à 23:44

    * Fillon veut une enquête sur le contenu d'un livre 
    * Il évoque un "cabinet noir", un "scandale d'Etat" 
    * L'Elysée condamne des "allégations mensongères" 
 
 (Actualisé avec Elysée, autres citations de Fillon, Hassoux) 
    PARIS, 23 mars (Reuters) - François Fillon a accusé jeudi le 
président François Hollande d'être impliqué dans la 
"machination" dont il se dit victime, provoquant une réaction 
immédiate de l'Elysée contre des "allégations mensongères".     
    Lors de l'Émission politique sur France 2, le candidat de la 
droite à l'élection présidentielle a ouvertement soupçonné le 
chef de l'Etat d'avoir oeuvré pour alimenter les affaires le 
concernant, sur lesquelles la justice enquête.    
    "Je vais mettre en cause le président de la République", 
a-t-il affirmé.  
    François Fillon a réclamé une "enquête" sur le contenu d'un 
livre écrit par deux journalistes du Canard enchaîné qui, a-t-il 
dit pour en avoir lu des extraits, "explique comment François 
Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui 
l'intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale".  
    "Comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, 
sur les informations qui lui sont apportées en permanence. 
Comment il est au courant des moindres faits, filatures", a 
poursuivi François Fillon. 
    "On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé ce cabinet, en 
tout cas à travers ces allégations", a-t-il insisté.  
    "Ce soir, je demande solennellement qu'il y ait une enquête 
d'ouverte sur les allégations portées dans ce livre parce que 
c'est un scandale d'Etat", a dit l'ancien Premier ministre. 
    "Quand je vois qu'en deux heures, on a ouvert une enquête 
sur l'emploi de ma femme, je pense qu'en quelques jours on peut 
ouvrir une enquête sur un livre qui accuse gravement le chef de 
l'Etat".  
     
    FILLON ÉVOQUE BÉRÉGOVOY 
    François Hollande a répliqué peu après dans un communiqué 
sévère où il "condamne avec la plus grande fermeté les 
allégations mensongères de François Fillon". 
    Le président affirme n'avoir été informé "que par la presse" 
des "affaires particulièrement graves" de François Fillon, 
"parce qu'elles touchent à l'intégrité et à l'exemplarité". 
    "Le seul scandale ne concerne pas l'Etat, mais une personne 
qui aura à en répondre devant la justice", ajoute-t-on. 
    L'Elysée va plus loin, accusant le candidat de la droite de 
provoquer, à 31 jours du premier tour, "un trouble insupportable 
à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et 
responsabilité". 
    L'un des auteurs du livre cité par François Fillon a fait 
part de sa surprise de voir son ouvrage ainsi utilisé.    
    "On sent quelqu'un qui est aux abois, c'est étonnant", a 
déclaré sur franceinfo Didier Hassoux, co-auteur de "Bienvenue 
Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d'un 
quinquennat" (Editions Robert Laffont).  
    Dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa 
famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour 
détournement de fonds publics, complicité et recel de 
détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de 
bien sociaux, et manquements aux obligations de déclaration à la 
Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. 
  
    L'enquête a ensuite été élargie aux chefs d'escroquerie 
aggravée et de faux et usage de faux.   
    Dénonçant l'"acharnement" dont il se dit victime, François 
Fillon a évoqué jeudi le souvenir de l'ex-Premier ministre 
socialiste Pierre Bérégovoy, qui s'est suicidé en 1993. 
    A la question de savoir s'il avait envisagé de mettre fin à 
ses jours, le candidat a répondu : "En tout cas j'ai compris 
pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité quand tout d'un 
coup l'image qui est donnée de vous n'est pas une image de ce 
que vous êtes, en tout cas de ce que vous croyez être."  
    L'ancien Premier ministre a aussi évoqué le sentiment d'être 
"dans une impasse, face à un mur, de n'avoir aucune porte de 
sortie, aucune manière de faire triompher la vérité, son 
innocence. On est acculé d'une certaine façon".  
    François Fillon a dit avoir tiré "la force de continuer" 
grâce à l'appui de sa famille et au soutien populaire. 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 

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