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France 2017-Fillon ne parvient pas à clore la polémique sur la Santé
Reuters13/12/2016 à 10:43

    * Les points-clés du projet passés sous silence 
    * Son porte-parole dément tout "renoncement" 
    * Raffarin salue une clarification 
    * Touraine et Philippot dénoncent des ambiguïtés 
 
    PARIS, 13 décembre (Reuters) - Loin d'éteindre les 
critiques, la mise au point de François Fillon sur son projet de 
réforme du système de santé relance les spéculations de ses 
adversaires, qui accusent le candidat de brouiller les cartes 
sous d'apparents amendements. 
    Les soutiens du candidat de la droite et du centre, qui 
assure dans Le Figaro   vouloir sanctuariser 
l'assurance maladie et continuer à "couvrir les soins comme 
aujourd'hui", ont démenti mardi tout recul alors même que  
l'ancien Premier ministre ne mentionne plus les points les plus 
contestés de son projet, comme la distinction entre "petits" et 
"gros" risques dans la couverture santé. 
    "Ce n'est pas du renoncement. La protection des Français est 
un ensemble Sécurité sociale-complémentaires santé. Cet 
ensemble-là doit continuer à protéger 100% des Français et 100% 
des maladies, François Fillon n'a pas varié d'un cil", a plaidé 
sur BFM TV son porte-parole Jérôme Chartier. 
    S'il confirme la suppression du tiers-payant généralisé dans 
son projet présidentiel, François Fillon, qui reste évasif sur 
la résorption du déficit de la Sécurité sociale, n'évoque plus 
dans Le Figaro la "redéfinition" des rôles respectifs de 
l'assurance maladie obligatoire de base et des complémentaires. 
    A la première serait dévolu un panier de soins "solidaire" 
concentré sur les affections graves et de longue durée (gros 
risques), aux secondes un panier de soins "individuel" pour les 
affections courantes (petits risques), peut-on lire dans son 
programme. 
     
    "RÉGULER" LES COMPLÉMENTAIRES SANTÉ 
    Prié de dire si des remboursements seraient transférés vers 
les assurances privées, Jérôme Chartier a été catégorique mardi 
: "La réponse est non. Ce n'est pas ça l'objectif." 
    Le porte-parole met désormais en avant, comme François 
Fillon dans Le Figaro, l'idée d'une Agence de contrôle et de 
régulation de l'assurance santé privée qui instaurerait un 
"contrat standard d'assurance santé universelle obligatoire", 
"avec une variable, le prix". 
    "Lorsque les complémentaires santé ont des tarifs trop 
chers, qui le régule? Personne. Il propose une agence de 
régulation qui puisse veiller à ce que les prix pratiqués soient 
justes", explique Jérôme Chartier, sans plus de détails. 
    Il n'est plus question d'une franchise universelle, 
"fonction des revenus dans les limites d'un seuil et d'un 
plafond", dont la conseillère Santé de François Fillon, la 
généticienne Dominique Stoppa-Lyonnet, disait récemment dans Les 
Echos qu'il pourrait y renoncer pour "un système plus 
classique". Ni d'une bascule "progressive" des cotisations 
patronales vers "un mix CSG-TVA". 
    Le juppéiste Jean-Pierre Raffarin, qui comme de nombreux 
élus de droite s'inquiétait de l'effet de ces propositions 
radicales sur l'électorat populaire, a salué mardi sur Europe 1 
une clarification bienvenue. François Fillon devait s'adresser 
mardi aux députés Les Républicains. 
     
    "LE PIÈGE DES PRIMAIRES" 
    "Il revient à la position gaulliste de la Sécurité sociale", 
a dit l'ancien Premier ministre. "C'est un peu le piège des 
primaires, on gagne la primaire à droite et après la 
présidentielle, il faut la gagner au centre", a-t-il prévenu. 
    "Ce qui est certain, c'est qu'il va falloir pendant les sept 
mois qui viennent continuer à faire de la pédagogie", a commenté 
pour sa part sur RTL Gérald Darmanin, ancien coordinateur de la 
campagne de Nicolas Sarkozy. 
    L'exercice n'a pas convaincu la ministre socialiste de la 
Santé Marisol Touraine, très critique depuis deux semaines, qui 
a déploré sur RTL "le brouillard le plus absolu." 
    "François Fillon ne dit pas explicitement dans cette tribune 
que ce qu'on appelle les 'petits risques', les rhumes, les 
angines de l'hiver, ne seront plus remboursés. (...) Je crois 
qu'il cherche purement et simplement à embrouiller les 
Français", a-t-elle réagi. 
    Même soupçon du côté du Front national où le numéro deux du 
parti, Florian Philippot relève que les propositions polémiques 
ne sont pas démenties. "C'est ça qui est inquiétant", a-t-il dit 
sur LCI. 
    "Soit c'est volontairement flou, et ça cache une 
dissimulation du projet véritable qui est bien de privatiser la 
Sécurité sociale, (...) soit c'est une vraie reculade et ça veut 
dire (...) qu'on serait donc condamné, si Fillon était élu 
malheureusement président de la République, à cinq ans 
d'immobilisme", a-t-il ajouté. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 

7 commentaires

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  • otpb69
    13 décembre12:21

    @phili646 et entre Fillon et la dette de la France administrée par le FMI et la BCE avec tes enfants qui raquent 50%-75%+ en impots, ca te fait quoi?

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