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FRANCE 2017-Benoît Hamon assume le revenu universel d'existence
information fournie par Reuters13/01/2017 à 23:44

    par Marc Leras 
    MARSEILLE, 13 janvier (Reuters) - Benoît Hamon a dit 
"assumer" pleinement son projet de revenu universel d'existence 
et l'a longuement expliqué vendredi lors d'un meeting à 
Marseille, au lendemain du premier débat télévisé des candidats 
à la primaire de la gauche, alors que certains sondages le 
donnent en tête du premier tour. 
    "J'assume, je suis convaincu que la révolution numérique va 
avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, 
ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs", a 
plaidé l'ancien ministre de l'Education de François Hollande. 
    "Face à cette révolution numérique, je défends aujourd'hui 
le revenu universel d'existence. Je ne crois plus du tout aux 
petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu 
universel d'existence sera le nouveau pilier de la protection 
sociale.  
    "A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n'a rien 
d'irréalisable. C'est un choix que nous voulons faire ou pas", 
a-t-il poursuivi dans un discours de plus d'une heure prononcé 
devant 600 personnes réunies dans une salle habituellement 
dédiée aux concerts situé sur le cours Julien, le quartier 
alternatif de Marseille. 
    Selon lui, ce revenu universel permettra notamment de lutter 
contre la pauvreté. "Dans des pays qui s'approchent du plein 
emploi comme l'Allemagne, on regarde le chiffre du chômage, on 
dit : 'C'est un modèle', mais on ne regarde pas le taux de 
pauvreté à 17%", a-t-il déclaré devant un public conquis et 
réactif. 
     
    "LES SARDINES ET LES REQUINS" 
    "Notre objectif doit être de faire baisser le nombre de 
chômeurs mais aussi de personnes pauvres. Il ne faut surtout pas 
échanger la baisse du taux de chômage avec la hausse du taux de 
pauvreté". 
    Benoît Hamon a également lancé quelques piques en direction 
de Manuel Valls, notamment sur le dossier local des boues 
rouges, dont il a autorisé la poursuite des rejets dans le parc 
national des Calanques, mais aussi sur le crédit d'impôt pour la 
compétitivité et l'emploi (CICE). 
    "L'ancien Premier ministre avait eu cette phrase un peu 
curieuse devant l'assemblée générale du Medef : 'Moi, j'aime 
l'entreprise ! C'est aussi absurde que de dire moi j'aime les 
poissons", a-t-il lancé. 
    "Mais il y a les sardines et les requins, les entreprises 
qui payent leurs impôts et les autres non. Certaines respectent 
leurs employés et d'autres pas, se préoccupent de leur impact 
sur l'environnement et d'autres pas". 
    Il a également lancé un appel à l'union de la gauche en 
direction de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France 
Insoumise. 
    "Si on, fait le choix de la division, de battre l'autre 
gauche au lieu de battre la droite, on n'assistera pas à un 
second tour entre deux hologrammes, mais avec deux candidats en 
chair et en os, la droite totale et l'extrême droite", a conclut 
Benoît Hamon, qui doit encore tenir plusieurs meetings en région 
avant le premier tour du 22 janvier. 
    Selon un sondage Harris Interactive effectué après le débat 
télévisé et publié vendredi par Atlantico, 27% des Français 
certains d'aller voter souhaitent sa victoire alors que 23% se 
prononcent pour Manuel Valls et autant pour Arnaud Montebourg.  
  
 
 (Edité par Jean-Philippe Lefief) 
 

1 commentaire

  • 14 janvier10:11

    C'est super , tu peux vivre sans travailler , il suffit de partager l'argent des riches!