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FMI : Christine Lagarde "profondément préoccupée par l'évolution politique du monde"

Boursorama avec AFP09/11/2018 à 15:47

Dans un entretien accordé aux Échos, la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde s'est dit "profondément préoccupée" par l'évolution du monde alors que pour la première fois en 2017, le nombre de régimes démocratiques est en recul.

( AFP / GOH CHAI HIN )

Sa préoccupation majeure est "incontestablement politique". Dans un entretien aux Échos publié vendredi 9 novembre, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde s'est déclarée "profondément préoccupée par l'évolution politique du monde qui peut entraîner de lourdes conséquences économiques". Alors que pour la première fois en 2017, les régimes démocratiques ont reculé, "les élections récentes ont montré la poussée des populismes et une appétence pour des régimes autoritaires, de droite comme de gauche, qui est vraiment préoccupante", poursuit l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

Si dans chaque pays, le populisme a ses propres caractéristiques, "on constate (...) les mêmes phénomènes : un tassement du niveau de vie des classes moyennes et une aggravation des inégalités, surtout aux États-Unis et en Chine, mais aussi en Allemagne ce qui est nouveau", commente Christine Lagarde.

UNE MAUVAISE RÉACTION DES ÉLITES ?

Conséquences ? "Une attirance pour des thèses simplistes et populistes, une inquiétude à l'égard de la mondialisation et des technologies ainsi qu'une colère contre des élites qui n'ont pas été sanctionnées pour les erreurs commises".

Les élites n'auraient d'ailleurs pas suffisamment conscience de ce qui se passe contrairement à 2008. "Après la crise de 2008, il y a eu une conscience aiguë de ce qu'il fallait faire : réglementer certains secteurs financiers, relancer les économies, refuser le protectionnisme, préserver et améliorer la coopération. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. La réglementation financière recule ici ou là, sous prétexte de simplification. Le laxisme revient", regrette la directrice du FMI.

PAS D'ÉCLATEMENT DE LA ZONE EURO

Face au populisme, Christine Lagarde souligne que du point de vue du FMI, "la réponse passe par davantage d'ouverture, notamment sur les services (trop tarifés), ce qui permettrait des gains de productivité". Pour elle, "l'essentiel est que la globalisation doit évoluer d'une façon différente, avec un meilleur respect des règles du jeu, ainsi que de l'environnement et un souci délibéré d'inclusion des peuples".

Malgré la montée du populisme en Europe, Christine Lagarde ne "croit pas" à un scénario d'éclatement de la zone euro. "Les Italiens tiennent à la zone euro. La réalité et l'épreuve du pouvoir arrondissent les angles. Le message des marchés produira ses effets. Cela dit, il serait navrant de constater qu'une construction politique ne doive sa survie qu'au pouvoir des marchés financiers", ajoute-t-elle.

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