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FEATURE-La société civile mobilisée pour contrer le discours djihadiste

Reuters14/03/2017 à 15:01
    * "Djihad", une pièce de théâtre comme outil pédagogique 
    * L'humour comme arme de prévention du djihadisme 
    * De l'utilité d'utiliser des repentis 
 
    par Chine Labbé 
    VALENCIENNES, Nord, 14 mars (Reuters) - "A quoi ça sert de 
faire le djihad?" Ismaël Saidi, auteur d'une pièce de théâtre 
éponyme, est habitué à ce genre de questions.  
    Après des débuts confidentiels en décembre 2014 dans une 
petite salle du fin fond de Schaerbeek, la commune bruxelloise 
dont il vient, son spectacle a connu un succès qui l'a lui-même 
dépassé.  
    "Plus qu'une pièce, c'est devenu un sujet de société", 
dit-il. Ce mercredi, dans un théâtre de Valenciennes (Nord), 
plus de 700 collégiens et lycéens sont venus suivre l'épopée 
burlesque et tragique de trois jeunes bruxellois tentés par le 
djihad, de Schaerbeek à Homs, jusqu'à la désillusion.  
    Sur scène, les trois héros, Ben, Reda et Ismaël, enchaînent 
les bourdes. Dans la salle, les rires fusent. S'ensuit une 
demi-heure de questions-réponses, pas tant sur la démarche 
artistique de l'auteur, que sur la Syrie, le Coran et les 
discriminations.  
    Pour les autorités françaises, qui dénombrent 700 
ressortissants en Irak et en Syrie et peinent à développer une 
stratégie cohérente et efficace de prévention de la 
radicalisation, ce genre d'initiatives est du pain bénit. 
    "Je crois beaucoup dans l'humour comme arme de prévention 
massive", dit Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité 
interministériel de prévention de la radicalisation. 
"'Ringardiser' Daech, c'est essentiel." 
    Fin 2015, juste après les attentats du 13 novembre à Paris 
et Saint-Denis, la troupe commence à recevoir des appels de 
France, pour jouer dans des écoles notamment. Puis, à l'été 
2016, la ministre de l'Education nationale, Najat 
Vallaud-Belkacem, décide de labelliser le spectacle "outil de 
prévention de la radicalisation".  
    A ce jour, "Djihad" a été joué 283 fois, dont plus de la 
moitié devant des jeunes.  
    Le gouvernement, dont le budget consacré à la prévention de 
la radicalisation a explosé ces dernières années -de 1 million 
d'euros en 2014 à 15 millions en 2017-, s'est lui-même engagé 
dans la voie de la contre-narration. Après la création d'un site 
informatif appelé Stop-Djihadisme, il a mis en ligne en novembre 
dernier des vidéos mettant en scène de manière interactive les 
histoires de jeunes en voie de radicalisation.  
     
    "ANTICORPS" 
    En à peine 24 heures, cette campagne, appelée "Toujours le 
choix" et à laquelle 3 millions d'euros supplémentaires ont été 
consacrés, a été détournée par des membres francophones de 
l'Etat islamique, qui l'ont rebaptisée "Pas le choix".  
    Pour Christian Gravel, qui dirigeait jusqu'à récemment le 
service d'information du gouvernement, où une dizaine de 
personnes tentent d'investir les réseaux sociaux avec un 
"contre-discours" d'Etat, "c'est une marque de reconnaissance". 
"C'est la preuve qu'on a touché où il fallait."  
    Mais le gouvernement est "lucide", et sait que tout 
"contre-discours" institutionnel sera systématiquement 
"discrédité aux yeux de certains", ajoute-t-il.  
    "C'est ensemble qu'on dit non à Daech, donc c'est à la 
société civile, par nature plus créative que l'Etat, de 
prolonger ces initiatives", insiste Muriel Domenach, qui conçoit 
son rôle comme celui d'un "catalyseur d'initiatives". "Les 
anticorps, c'est au sein de la société civile qu'ils se 
trouvent." 
    Pour Ismaël Saidi, monter cette pièce, c'était une manière 
d'"exorciser" un phénomène qu'il a vu de près, et qui aurait pu, 
lui aussi, l'emporter. Quand il a 15 ans, des listes circulent 
dans les mosquées de son quartier. A l'époque, c'est pour aller 
en Afghanistan.  
    Puis, à l'été 2014 un ancien camarade de classe poste sur 
Facebook une photo de lui en Syrie, une kalachnikov à la main.  
    Au même moment, cet ancien inspecteur de police entend la 
dirigeante du Front national, Marine Le Pen, dire que le départ 
de Français pour la Syrie ne la perturbe pas, tant qu'ils ne 
reviennent pas. "En tant qu'artiste, tout ce que je pouvais 
faire pour lui répondre, c'était écrire une pièce." 
    Dans Djihad, Ismaël Saidi, qui se décrit comme un Belge 
musulman pratiquant, parle de "hallalisation" à outrance, 
d'interdits dogmatiques, ou encore d'antisémitisme. "Ce qui m'a 
nourri, c'est ma vie", dit-il.  
    Faut-il nécessairement avoir touché du doigt la 
radicalisation pour atteindre les jeunes susceptibles, eux 
aussi, de basculer? "C'est possible", reconnaît-il.  
    Certains observateurs estiment même que seuls d'anciens 
djihadistes peuvent produire un "contre-discours" efficace.  
    "Seuls les repentis peuvent aider les radicalisés à prendre 
conscience du décalage entre la propagande et la réalité des 
groupes djihadistes", estime ainsi Dounia Bouzar, anthropologue 
aux méthodes parfois controversées qui travaillait jusqu'à 
l'année dernière avec le ministère de l'Intérieur. "Ils l'ont 
vécu de l'intérieur, ils connaissent les fils invisibles de 
l'utopie djihadiste."  
    Après avoir rejoint la Bosnie et l'Afghanistan dans les 
années 1990 et s'être engagé dans les réseaux européens de 
soutien au Groupe islamique armé (GIA) algérien, David Vallat 
partage en partie son constat.  
    Désormais chargé d'affaires dans l'industrie, il aimerait 
consacrer tout son temps à témoigner devant des jeunes. Car si 
le contexte a changé, l'utopie est la même, dit-il.  
     
     CONTRE-DISCOURS "EN MODE RAFALE" 
    "J'aimerais passer en mode rafale sur le discours : une 
conférence le matin, une conférence l'après-midi, reprendre 
géographiquement le terrain des idées", dit-il. Mais en 
l'absence de subventions et de moyens, cet ex-djihadiste, qui a 
passé cinq ans en prison, peine à faire entendre sa voix.  
    Dounia Bouzar imagine le rôle des "repentis" dans les 
écoles, mais aussi auprès des policiers, pour les aider à 
affiner leur surveillance des réseaux djihadistes. C'est dans 
cette optique qu'elle a proposé l'année dernière au gouvernement 
de travailler aux côtés de Farid Benyettou, ex-mentor des frères 
Kouachi, auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo. Une proposition 
catégoriquement refusée.  
    Farid Benyettou assure que "combattre l'embrigadement 
djihadiste fait aujourd'hui partie de sa résilience". Mais 
contrairement à Dounia Bouzar, les autorités doutent de sa 
sincérité, indique une source gouvernementale. Une "frilosité" 
qui agace l'anthropologue.  
    "J'étais missionnée pour désengager des jeunes du djihad. 
C'est paradoxal pour moi qu'on me dise qu'on ne peut pas faire 
confiance à quelqu'un qui n'a rien fait depuis six ans", dit 
celle qui travaille désormais de manière indépendante.  
    De manière générale, les autorités hésitent à travailler 
avec d'ex-djihadistes.  
    "C'est utile d'avoir un discours de quelqu'un qui est 
capable de revenir sur son parcours", reconnaît Muriel Domenach. 
"Il n'y a pas de fermeture de principe, mais on ne voit pas de 
situation à ce stade, même en terme de contre-discours, où ça 
ferait sens." 
    En attendant, la société civile continue de défricher le 
terrain. Ismaël Saidi a déjà écrit une suite à Djihad, 
actuellement en tournée en Belgique.  
 
 (édité par Yves Clarisse) 
 

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